Noël, jour de l’an, party de bureau, party de chums, 5 @ 7 à rallonge… les occasions de virer une brosses sont bien nombreuses ces derniers jours. Nez-rouge ou pas, les lendemains de veille sont parfois douloureux… Vous savez, ce fameux mal aux cheveux qui vous assomme au réveil ?


Chacun à son petit « truc » pour contrer la gueule de bois… je me souviens de ce prof d’université qui se baladait avec un collant : « Contre la gueule de bois restons torchés » (packtés) sur sa serviette. D’autres boivent du café salé ou encore gobent des œufs au réveil.

Personnellement, j’ai toujours réussit à atténuer les effets de la gueule de bois en buvant un demi-litre de Coke. L’idéal étant de boire un grand verre avant de me coucher (lorsque je suis suffisamment en état pour y penser), et de terminer le demi-litre au réveil. Je ne sais pas si cela fonctionne pour tout le monde, mais je dois dire que c’est très efficace sur moi ! Je ne bois pratiquement jamais de Coke, mais juste pour ces occasion, j’essaye de toujours avoir une bouteille dans mon frigo !

Bon… il faut se souvenir aussi qu’à l’origine, le Coca-Cola était un élixir pour soigner les maux de ventre ! Ça doit bien nettoyer l’estomac ce truc là !

Mardi, le quotidien « La Presse » nous a fait l’écho d’une étude du « British Medical Journal », qui a fait le tour des différentes recettes « miracles » contre la gueule de bois…


Le remède miracle contre la gueule de bois existe-t-il ?
Par Mathieu Perreault (La Presse, Montréal)

Et bien non, il n’existe malheureusement aucun remède miracle contre la gueule de bois. La seule façon de l’éviter est encore la modération. Tel est le verdict du numéro de Noël du prestigieux British Medical Journal (BMJ) qui a passé sous la loupe huit produits et médicaments sensés venir en à aide à ceux qui ont pris un verre de trop.

À vrai dire, l’article du BMJ relève que trois des ces huit médicaments sont modérément efficaces. Mais les auteurs, des pharmacologues britanniques, estiment que les études sont beaucoup trop préliminaires pour que ces trois remèdes soient recommandés sur une base régulière.

Les remèdes efficaces sont l’acide tolfénamique – un analgésique cousin de l’ibuprofène – et deux produits naturels, la bourrache, aussi appelée herbe à concombre, et une combinaison de levure et de vitamines.

Les autres produits étudiés, soit les sucres, les extraits d’artichauts, le figuier de Barbarie et les médicaments contre la nausée n’ont pas passé le test.

Félice Saulnier, pharmacienne au Pharmaprix situé à l’angle du boulevard Saint-Laurent et de l’avenue du Mont-Royal, à Montréal, n’était pas surprise de l’efficacité de l’analgésique acide tolfénamique. « C’est un peu normal de prendre de l’ibuprofène quand on a mal à la tête, dit Mme Saulnier. Si quelqu’un me demande ce qu’il doit prendre pour combattre la gueule de bois, je vais lui suggérer du Gravol pour réduire les nausées, et surtout de boire beaucoup d’eau. »

Les médicaments contre la nausée étudiés dans l’article font partie d’une classe de médicaments beaucoup trop puissants pour être utilisés contre la gueule de bois, selon Mme Saulnier. Elle continue donc de préférer le Gravol.

Quant aux remèdes naturels, le pharmacien Jacques Piché, de la rue Laurier Ouest, note que l’un de ses professeurs à l’université avait mentionné que la vitamine B était efficace pour prévenir la gueule de bois. Dans le livre que M. Piché utilise pour conseiller ses clients sur les remèdes naturels, le Natural Medicines Comprehensive Database, la bourrache n’est pas considérée comme un remède contre la gueule de bois ; l’ouvrage mentionne toutefois que l’artichaut pourrait l’être, mais que son efficacité n’est pas établie.

Les auteurs de l’article du BMJ ont d’ailleurs commencé leurs études par l’artichaut. En 2003, ils avaient étudié son efficacité contre la gueule de bois avec 30 cobayes qui avaient bu 10 portions d’alcool durant une soirée. L’artichaut n’était pas efficace, avaient-ils conclu. Leur article affirmait que la gueule de bois a un coût énorme : 150 milliards de dollars chaque année aux États-Unis en jours de travail perdus.

Les auteurs de l’article du BMJ, des pharmacologues de l’Université d’Exeter, mènent des essais cliniques avec des remèdes naturels depuis une dizaine d’années. En 1998, ils avaient établi que le supplément diététique Chitosan n’aidait pas à perdre du poids.


Et vous ? Quels sont vos « trucs » ?

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