Je vous ai parlé récemment du Climate-Gate : ces milles et quelques courriels, dont on dit qu’ils ont été « piratés » sur un serveur du « Climate Research Unit » (CRU) de l’université d’East Anglia. Ce même CRU, dont viennent les données qui servent à l’élaboration des rapports publiés par le GIEC et donc qui définissent, indirectement, les politiques environnementales de bien des pays de la planète.

Bon, il se trouve que l’on a de plus en plus de doutes, sur le fait qu’il s’agit d’un véritable piratage. Des spécialistes du domaine, après examen des fichiers, pensent qu’il s’agit plutôt d’une fuite interne et délibérée. Qu’importe, l’authenticité des données, ainsi rendues publiques, n’a pas été contestée par leurs auteurs, donc il n’y a pas eu de manipulation de leur contenu (jusqu’à preuve du contraire en tout cas).

En examinant les courriels, ainsi que les fichiers, il y a plusieurs points qui ont suscité une vive polémique chez les blogueurs, certaines journalistes et des scientifiques, y compris au sein même du GIEC.

Voici, en résumé, ce que l’on peut y trouver :

– Le CRU a délibérément camouflé l’Optimum Médiéval Climatique (période plus chaude qu’aujourd’hui).
– Le CRU a utilisé une « astuce », afin de cacher la baisse des températures.
– Les programmes informatiques utilisés par le CRU ont été falsifiés et sont truffés d’erreurs.
– Les scientifiques du CRU, ne cachent pas le fait qu’ils font pression sur certaines publications, afin que les thèses des « sceptiques » ne soient pas mentionnées.

Rien que ces quatre points suffiraient amplement à déclencher un gros scandale… mais pas pour nos médias. Déjà, il aura fallu attendre plus d’une semaine avant qu’ils fassent, ne serait-ce qu’une allusion, au Climate-Gate. Si cela n’était pas des médias en langue anglaise, cela serait même passé à la trappe !

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Pourtant, encore une fois j’insiste bien, l’authenticité des données a été confirmée par leurs auteurs ! Pire encore, le professeur Phil Jones, principal scientifique incriminé dans ce scandale, a même dû démissionner de ses fonctions le temps de l’enquête…

Même le magazine de référence « Science », pense que ce qui est révélé par le Climate-Gate, pourrait être qualifié de crime scientifique. Rien de tel dans La Presse, le Journal de Montréal ou le Devoir.

Non… Pour François Cardinal, la « référence » écologiste de La Presse, les courriels sont « plutôt inoffensifs pour la plupart ». Tiens ? « Science » parle de « crime », François Cardinal, lui, se demande presque pourquoi on en parle ! Et d’ailleurs, il a raison puisque pas grand monde n’en fait mention ici.

Pourtant, des médias anglophones, même ceux classés à gauche, ont fait mention du scandale : du travailliste britannique « The Guardian », au quotidien de la gauche étasunienne « The New-York-Times »… « Inoffensif » ? Pas si sûr…

Mais le danger est ailleurs et les journalistes du Québec ne semblent pas du tout s’en rendre compte. Le danger, c’est qu’une fois que les faits seront établis, que l’on se rendra compte de toute l’ampleur de la manipulation, qui ira croire les journalistes après ça ? Qui pourra lire les éditoriaux de Guilbault ou de Cardinal sans se dire : « C’est-tu encore de la bullshit ? ».

Car à force de minimiser les faits, de ne pas accorder un temps de parole décent aux sceptiques, sans les ridiculiser et sans travestir leurs propos, bien cela démontre une chose : les opinions des journalistes passent avant le reste.

Là-dessus, le retour de balancier risque d’être violent !

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