Canada

Jour du Souvenir

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Parce que notre liberté a été gagnée par des hommes et des femmes, qui l’ont payé de leur sang. Parce qu’il y a 90 ans, des jeunes qui sortaient à peine de leur enfance, Canadiens, Étasuniens, Britanniques… ont parcouru parfois des milliers de kilomètres, pour venir se battre dans un pays qu’ils ne connaissaient pas. Parce que dans la Somme, dans le Pas-de-Calais, des milliers de croix blanches, témoignent encore de l’effroyable combat qu’ont mené les soldats canadiens pour défendre la France et son peuple.

Parce qu’il y a 64 ans, des Canadiens, des Étasuniens, des Britanniques… sont morts sur ma terre de Normandie, afin de défendre notre liberté une seconde fois. Pour tout cela, je me souviens et je me souviendrais toujours…

Le 3 mai 1915, le lieutenant-colonel John McCrae, médecin du Corps de santé royal de l’armée canadienne, fût le témoin de la terrible bataille d’Ypres. C’est suite à son horrible expérience, qu’il écrivit le poème « In Flanders Fields ». C’est ce poème qui inspirera la symbolique du coquelicot (poppy en anglais).

Les coquelicots fleurissaient dans les pires champs de bataille de la Somme et des Flandres, et leur couleur rouge est un symbole approprié pour le bain de sang de la guerre de tranchées. C’est une Française, Madame E. Guérin, qui proposa au maréchal britannique Douglas Haig, que les femmes et les enfants des régions dévastées de France produisent des coquelicots afin de recueillir des fonds pour venir en aide aux « gueules cassées ». En novembre 1921, les premiers coquelicots furent distribués. La tradition se poursuit depuis.

In Flanders fields the poppies blow
Between the crosses, row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.

We are the Dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved, and were loved, and now we lie
In Flanders fields.

Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.

– John McCrae

Traduction officielle du gouvernement canadien en langue française :

Au champ d’honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l’espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.

Nous sommes morts,
Nous qui songions la veille encor
À nos parents, à nos amis,
C’est nous qui reposons ici,
Au champ d’honneur.

À vous jeunes désabusés,
À vous de porter l’oriflamme
Et de garder au fond de l’âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d’honneur.

– Traduction : Major Jean Pariseau, historien.

Ce poème est un véritable symbole, surtout dans le Canada anglais, mais pas seulement… Le poème, dans sa version originale anglaise, a même inspiré la devise du club de hockey du Canadien de Montréal : « Nos bras meurtris vous tendent le flambeau, à vous maintenant de le porter bien haut. » (« To you from failing hands we throw/The torch; be yours to hold it high »).

Justin Trudeau : la preuve que le ridicule ne tue plus

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Je n’ai pas encore eu l’occasion d’évoquer la campagne électorale canadienne. Faut dire qu’elle est sans grand intérêt, vu le niveau du débat et de nos leaders. Stéphane Dion, l’homme qui a autant de charisme qu’un têtard. Gilles Duceppe, le roi de l’indécision et des allers-retours Ottawa-Québec. Jack Layton, l’homme au sourire de vendeurs de chars. Et Stephen Harper, aussi effacé que froid.

Heureusement, le rejeton Trudeau est là pour nous faire rire à nous donner des crampes dans le ventre ! Justin Trudeau, l’un des fils de l’ancien premier ministre Pierre-Eliott Trudeau, n’en finit pas de provoquer l’hilarité ! Déjà, au début de l’été, le tit Justin avait démontré son sens des priorités, en annonçant que les extra-terrestres seraient les bienvenus au Canada et que leur existence serait garantie par la fameuse « Charter of rights and freedom ».

Ben tiens ! Y’en a qui parlent de l’économie, des services de santé, de l’éducation… pis y’en a d’autres qui nous parlent d’E.T. !

Mais là, Justin Trudeau franchit une nouvelle étape dans le pathétisme. Sur son site de campagne (et oui, il se présente !), une vidéo de présentation le met en scène. Jusque-là, pas grand chose à dire… Le problème, c’est qu’en l’écoutant, on découvre que Justin Trudeau nous sert une soupe linguistique totalement grotesque. Mélangeant ainsi le français et l’anglais dans une même phrase, le simplet de Papineau, tente de nous imposer sa pauvre et pathétique vision du bilinguisme « à la canadian« .

Je vous préviens, j’ai rarement vu quelque chose d’aussi débile :

Source du chef d’œuvre : Justin.ca

On en tient un bon. Un vrai champion du monde notre Justin ! Faudrait pas le lâcher, un gars de même, pourrait à lui seul garantir de la job à des dizaines d’humoristes, durant toute une décennie ! Et d’ailleurs, le groupe « Prenez garde aux chiens » en a profité pour en faire une parodie… presque aussi drôle que l’originale !

Source de la parodie : Prenez garde aux chiens

Impression de fin du monde à Toronto

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Une vision d’apocalypse, secoue le secteur nord-est de la ville de Toronto, depuis la nuit dernière. Ce sont pas moins de 12,000 résidents de ce quartier, qui ont été contraints d’évacuer leur résidence, suite à de multiples explosions survenues dans un dépôt de propane de la ville-reine. Un périmètre de sécurité a été établi sur une distance de 1.6 kilomètres.

Les autorités dénombrent, pour le moment, un décès chez les pompiers et des blessés mineurs. En voyant les images et les vidéos de l’événement, je reste étonné de constater qu’il puisse y avoir aussi peu de victimes, comparé à la violence des explosions. Tant mieux dirons-nous, mais il est clair que les dégâts seront très importants, les déflagrations ayant endommagé de nombreux bâtiments aux alentours.

Voici une première vidéo, tournée relativement près des lieux, au moment même d’une explosion majeure. Je vous préviens, les images sont très saisissantes !

Source : YouTube

Afin de vous rendre compte de l’ampleur de l’événement, voici une vidéo tournée à plusieurs kilomètres du dépôt, depuis le balcon d’un immeuble. Cette vidéo à une durée de six minutes approximativement, mais je vous invite à vous rendre à 1’50 »… Vous pourrez alors constater que le titre de ce billet n’est absolument pas exagéré.

Via : Dominic Arpin

Pour en savoir plus sur l’événement :

Crédit pour la photographie : scott3eh via Flikr

Affaire Rogers : un pas timide dans la bonne direction

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Quinze jours à peine après avoir dévoilé ses tarifs, qui ont soulevé lyre des consommateurs que nous sommes, Rogers Wireless a, en partie, plié sous la pression populaire et a décidé d’être un peu plus raisonnable.

Rappel des faits

Profitant de la commercialisation prochaine de l’iPhone 3G d’Apple au Canada, Rogers avait communiqué ses nouveaux tarifs « voix et données » (voir le dossier), qui, selon l’opérateur, étaient particulièrement bien adaptés aux futurs acquéreurs du cellulaire-intelligent de la firme californienne.

Seulement, en y regardant de plus près, ces forfaits débutants à 60$ (sans les frais cachés et sans les taxes), n’étaient pas si intéressants que ça… bien au contraire ! Comparativement au moins aussi chers que ce que l’on pouvait retrouver ailleurs dans le monde, tout en bénéficiant de moins de services et avec un contrat plus long, ce forfait revenait en réalité à près de 68$ minimum par mois, avec 400Mo de données et sans même l’afficheur, alors qu’aux États-Unis, en France, en Grande-Bretagne (entre-autres), les forfaits de base comprenaient, pour un prix équivalent, le transfert de données illimitées et un contrat de deux ans maximum.

Presque instantanément, des dizaines et des dizaines de blogueurs ont réagit. Une pétition a été lancée (près de 60,000 signatures au 9 juillet). Des articles dans les quotidiens ont relayé la grogne et des associations de consommateurs dénonçaient les tarifs beaucoup trop élevés pratiqués par Rogers.

Espérant peut-être que le mécontentement allait s’essouffler, l’opérateur canadien est resté timide, maintenant ses positions et ne jetant que quelques « bonbons » à la plèbe, en proposant trois mois d’appels locaux illimités… on rêve !

Mais c’est au moment où des rumeurs de mésentente entre Apple et Rogers commençaient à poindre, que l’opérateur décida de revenir (un peu), sur ses positions.

Nouveau forfait… mais à durée limitée

Ainsi, jusqu’au 31 août 2008, Rogers proposera un forfait « spécial chiâleux » à 30$ pour 6 Go de données. Ce nouveau forfait ne comprendra cependant pas les appels, il faudra donc ajouter 25$ au minimum avec le forfait de base Tariflex (sans les frais cachés et les taxes).

Reprenons donc nos petits calculs :

  • Forfait voix de base 50h jour/1000h soir : 25$
  • Forfait « spécial chiâleux » 6 Go : 30$
  • Frais d’accès au système : 6.95$
  • Frais d’accès – service 911 : 0.50$
  • Total : 62.45$ (sans les taxes)

Le forfait précédent nous amenait à 67.45$ mais avec 400 Mo de données. Est-ce qu’il y a de quoi sauter au plafond ? Absolument pas ! Par contre, avec ce forfait, l’utilisateur pourra réellement profiter des avantages de son iPhone et donc, naviguer sur internet sans avoir peur de se retrouver face-à-face avec une facture astronomique à la fin du mois.

Toujours aussi comiques et totalement hors de la « track », Rogers à tout de même pris soin de nous informer que 6 Go de données permettront de naviguer sur 35,952 pages web, ou encore de recevoir et d’envoyer 157,286 courriels ou regarder 6,292 minutes de vidéos sur YouTube ! Je ne sais pas qui fait les calculs chez eux, mais une chose est certaine, c’est un incompétent !

Mais pour revenir au forfait, il ne comprend malheureusement pas l’afficheur et même la boîte-vocale (en tous cas, cela n’apparaît pas dans le communiqué). Personnellement, il faudra donc que j’ajoute 11$ pour continuer à bénéficier des mêmes services : afficheurs, boîte-vocale, appels manqués.

Je l’avoue, j’hésite encore… Car avec un surplus d’une vingtaine de dollars par mois, par rapport à ma facture actuelle, je me dis que c’est cher payé.

Mais…

Mais, il pourrait y avoir de bons changements pour les consommateurs. En effet, le projet de loi de David McGuinty, député fédéral de la circonscription d’Ottawa-Sud, a déposé un projet de loi (C-555), visant à supprimer les frais d’accès au système (7 à 8$ selon les opérateurs). Bon, c’est un libéral, mais qu’importe le parti lorsqu’il s’agit de bonnes idées !

Allez lire et signer sa pétition en ligne : David McGuinty (site en français)

iPhone -4 jours : Apple sermonne Rogers ?

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De ce qu’il est convenu maintenant de qualifier « d’affaire Rogers », il semblerait qu’il puisse y avoir quelques nouvelles intéressantes. Commençons par les nouvelles officielles :

Les clients réagissent

Rogers est littéralement inondé de courriels et d’appels téléphoniques de plaintes concernant les abonnements à l’iPhone (confirmé par plusieurs sources). Les délais de réponse aux courriels sont devenu plus long et les réponses se font de plus en plus évasives. Ainsi, voici le courriel que j’ai reçu hier concernant ma plainte :

Nous sommes désole du délai à répondre votre courriel. Nous avons reçu
un grand montant de courriel que d’habitude et on essaie de les répondre
le plus vite que possible en ordre de les recevoir.

Dans votre courriel récent, vous nous avez informés que vous êtes
mécontent avec le coût pour les Forfaits pour l’iPhone.

Veuillez accepter nos excuses pour les difficultés que vous avez pu
rencontrer en utilisant les services de Rogers.

Nous vous assurons que nous prenons vos déclarations très sérieux. Nous
apprécions les commentaires que vous nous avez fournis et nous les avons
transférés au service approprié pour qu’il les étudie.

Si vous avez des commentaires ou des suggestions, n’hésitez pas à nous
contacter à nouveau.

Outre le fait que la compagnie Rogers Wireless semble, à peine, savoir que le Canada est un pays bilingue et que les traductions à la Gougueule sont plutôt insultantes (mais passons), on n’apprend pas grand chose par-rapport à notre affaire. Je plains néanmoins le « service approprié » qui doit se taper les milliers de courriels de protestation. Mais vu qu’après plus d’une semaine, aucune position n’a été prise par Rogers, on est en droit de se demander si les ronds de cuir de cette belle entreprise canadienne, ne sont pas tous en train de siroter un verre sur une terrasse d’un hôtel des Caraïbes… en attendant l’hiver…

Je sais, je suis sarcastique… mais que voulez-vous ! Plus ça va, plus je découvre que Rogers, que j’aimais bien pourtant, se fout pas mal de ses clients.

Le cours de l’action Rogers Communication n’est pas en grande forme

Deuxième nouvelle, l’action Rogers Communication (TSX:RCI.B) a perdu plus de 5% aujourd’hui à la bourse de Toronto, clôturant à 38.51$, son plus bas niveau depuis la fin mars

La Suède cède aux pressions

Du côté de la Scandinavie, l’opérateur suédois TeliaSonera a dû réviser ses tarifs suite au mécontentement des clients. Ainsi, TeliaSonera propose maintenant un transfert de données illimité, répondant donc aux demandes des consommateurs. Souhaitons juste que Rogers prenne exemple..

Du côté des rumeurs…

Il semblerait qu’Apple ne soit pas particulièrement enchantée de la manière dont Rogers mène la commercialisation de l’iPhone, avant-même qu’elle est lieue. La montée du mécontentement à l’endroit de Rogers inquiéterait ainsi Apple, si attentive à son image on le sait, ce qui aurait conduit la firme californienne à revoir sa stratégie canadienne.

Selon Smithereens, qui cite des sources à l’intérieur de la compagnie Rogers, Apple aurait décidé de revoir à la baisse son approvisionnement de iPhone au Canada, tentant par ce biais, de faire pression sur l’opérateur. Une partie du quota qui aurait donc dû revenir au marché canadien, serait réacheminé vers l’Europe.

Une question que je me pose… en passant… est-ce que les prises canadiennes déjà incluses dans les boîtes sont compatibles avec un pays européen ? La France, c’est clair que non… La Grande-Bretagne peut-être ? Si quelqu’un peut confirmer ? Car s’il est vrai qu’une partie du stock prendra la direction de l’Europe, il faut encore que cela soit vers un (des) pays qui puissent utiliser les chargeurs canadiens. Quid également de la documentation localisée… je vois mal les employés d’Apple ouvrir les boîtes une par une pour remplacer les notices d’utilisation Français\Anglais par autre chose.

J’avoue que j’ai des doutes par-rapport à cette rumeur…

Smithereens semble tout de même étayer ses propos en nous informant, toujours selon ses sources chez Rogers, que la compagnie aurait mis fin à certains contrats de vendeurs qu’elle avait recruté pour le grand événement. Mais faute de confirmation plus tangible, on se gardera de toute fausse joie.

Mise à jour !

Christophe, de Montréal à moi, tiendrait une information selon laquelle, Rogers aurait enfin écouté ses clients, à l’instar de la compagnie TeliaSonera, proposant des tarifs à partir de 45$ pour un transfert de données de 2Go… à lire d’urgence !

Internet mobile : Bell fait mieux que Rogers !

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Depuis le dévoilement des tarifs, la semaine passée, par Rogers Wireless concernant les abonnement à l’internet mobile, les réactions ont été assez unanimes pour dénoncer les pratiques commerciales de l’opérateur canadien. Si vous l’avez manqué, je vous invite à relire le dossier que j’y avais consacré.

Ces « nouveaux » tarifs devaient, selon Rogers, faciliter l’accès à l’internet alors que le cellulaire iPhone serait mis en vente.

Afin de préciser ma pensée et qu’il ne puisse pas y avoir de confusion, je ne reproche pas le prix élevé de l’appareil en lui-même, ni le fait qu’un abonnement mensuel, pour ce type d’appareil, soit plus élevé que pour les autres cellulaires. Ce que je reproche, c’est que comparativement aux autres pays, que cela soit aux États-Unis, en Europe et au Japon, les prix des abonnements exigés par Rogers soient plus élevés pour moins de services et pour une durée de contrat plus importante ! Bref, les conditions de l’abonnement de Rogers Wireless pour profiter de l’iPhone sont TOUTES, sans exception, défavorables pour le consommateur canadien, comparativement aux abonnements pratiqués à l’étranger !

Que cela soit de la part des experts en télécommunications, que du côté des associations de défense du consommateur, il n’y a rien qui justifie que les prix des abonnements soient si chers pour aussi peu de services. D’ailleurs, Bell mobilité vient d’apporter la preuve que les tarifs de Rogers sont nettement exagérés en proposant un accès illimité à internet pour… 10$ par mois !

C’est en annonçant la commercialisation prochaine de l’Instinct de Samsung, un cellulaire qui va concurrencer l’iPhone, que Bell mobilité à dévoilé ses nouveaux tarifs d’abonnement.

Forfait de base Bell mobilité :

  • Forfait 100 minutes d’appels locaux, 1000 minutes soirs et fins de semaine : 20$
  • Accès internet illimité : 10$
  • Frais d’accès au système : 8.95$
  • Frais d’accès – service 911 : 0.75$
  • Total : 39.70$ minimum sans les taxes

Forfait Rogers Wireless :

  • Forfait voix/données de base : 60$
  • Frais d’accès au système : 6.95$
  • Frais d’accès – service 911 : 0.50$
  • Total : 67.45$ minimum sans les taxes

Les clients de Rogers paieront donc près de 28$ de plus, tout en ayant moins de service ! Un comble ! Je n’imaginais pas un jour avoir à féliciter Bell, mais il faut objectivement que je leur tire mon chapeau ! Ils sont les seuls à proposer au Canada, un abonnement intéressant et comparable à ce que l’on retrouve ailleurs dans le monde. Preuve, s’il en fallait une, que les prix de Rogers sont nettement surévalués.

J’ai beau aimer l’iPhone, je commence à regretter, pour la première fois, d’avoir quitté Bell mobilité il y a un an et demi. En espérant cependant que les ronds de cuir de chez Rogers, entendent enfin raison et se décident à s’aligner sur la concurrence.

Pour en savoir plus :

Tarifs iPhone : Rogers se paye notre tête !

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L’opérateur canadien Rogers, vient de dévoiler ses tarifs d’abonnement, en vue de la commercialisation de l’iPhone le 11 juillet prochain. Sans doute pris par un trop-plein de naïveté, nous étions plusieurs à prendre au sérieux les propos de Madir Mohamed, président de Rogers Wireless, qui avait soutenu que les tarifs d’abonnement seraient modifiés et prendraient en considération les nouvelles habitudes des utilisateurs, en ce qui concerne l’internet mobile.

Il faut dire que nous partions de loin (très loin) et que les tarifs de transfert de données au Canada, étaient pour le moins… prohibitifs. Mais l’espoir faisant vivre, nous attendions impatiemment la « mise à jour » des tarifs de Rogers… chose fût faite vendredi dernier :

Contrairement aux rumeurs, aucun forfait données illimitées ! Même pas pour l’option la plus dispendieuse à 115$ ! Et ça, c’est sans compter l’afficheur et autres fonctions parfois bien utiles, à 15$ minimum :

Et lorsque je parle de l’option à 115$, il faut y ajouter les frais d’accès au réseau, le 911, les taxes… alors si vous prenez en plus la trousse de services à 15$, qui est loin d’être un luxe, vous arrivez à payer pratiquement l’équivalent du prix d’un iPhone… à chaque mois !

Prenons maintenant le forfait de base, à 60$ :

  • Forfait voix/données de base : 60$
  • Trousse affichage et appels manqués : 15$
  • Frais d’accès au système : 6.95$
  • Frais d’accès – service 911 : 0.50$
  • TPS/TVQ à 13% : 10.71$

Total : 93.16$ par mois (en admettant que vous ne dépassiez pas les généreux 400Mo de navigation sur internet et les gargantuesques 150 minutes de communication téléphonique !)… Ça ne s’arrange pas lorsque l’on calcule le coût sur une seule année (1,118$), ainsi que sur la période qui nous lie au contrat (36 mois), ce qui nous amène à un généreux total de 3,354$ !!!

Nous voici donc avec près de 95$ à payer par mois, ce qui serait, selon Rogers communication, des tarifs qui prendraient en compte les nouvelles habitudes des utilisateurs de cellulaire ! Je ne sais pas trop sur quelle planète ils vivent, mais il est nul besoin de chercher très loin les causes du retard canadien en ce qui concerne la téléphonie cellulaire et l’internet mobile ! Rogers, tout comme Bell et Telus, en sont les seuls responsables.

Du côté de Fido, l’autre opérateur canadien qui distribuera l’iPhone (compagnie appartenant également à Rogers communication), le ridicule est aussi de mise dans les propos :

« A titre de fournisseur occupant la première place en ce qui a trait à la
satisfaction vis-à-vis le service sans-fil, Fido est ravie de proposer à ses
clients tout un éventail de forfaits Voix et données à un tarif avantageux, ce
qui permet au plus grand nombre possible de clients de se prévaloir d’iPhone
3G », déclare Sylvain Roy vice-président principal et directeur général de
Fido.

Source : newswire

Une chance donc que nous avons droit à un « tarif avantageux », je n’ose pas imaginer ce que cela aurait été dans le cas contraire !

Un argumentaire défaillant

Outre le fait que même le forfait de base reste très cher, on est en droit de s’interroger sur les arguments « commerciaux » de Rogers Wireless.

Déjà, lorsque l’on regarde attentivement les forfaits, on note que le soir chez Rogers, c’est à partir de 21 heures ! Je ne sais pas pour vous, mais moi à 21 heures durant la semaine, je suis à veille de me coucher. J’ignore sur quel fuseau horaire se trouvent les dirigeants de Rogers, mais la soirée commence aux alentours de 17-18 heures. D’ailleurs, lorsque l’on compare, par exemple, avec l’opérateur européen Orange, le soir commence pour eux justement à… 18 heures ! C’est un peu plus que de la logique, c’est du gros bon sens !

Autre argumentaire fallacieux, les « fameux » 400Mo de données par mois sur le forfait de base. Selon Rogers, 400Mo permettent de naviguer sur 3,100 pages web ! Ce qui signifie que les 3,100 pages sur lesquelles vous allez naviguer ont, en moyenne, 130ko de contenu. 130ko pour des pages web, ça nous ramène dix ans en arrière, à l’époque où il était rare de voir des images et des photos sur la toile. En passant, la page d’accueil du site de la compagnie Rogers a une taille de 550Ko !

Toujours selon Rogers, ces 400Mo nous permettraient de recevoir quelques 20,000 courriels, soit, encore là, des courriels d’à peine plus de 20ko ! Oubliez donc les images, les envois de photos et de vidéos (qui font pourtant partie de l’argumentaire publicitaire de Rogers), ainsi que les longs messages, avec 20ko par courriel, je ne vois pas quel pourrait être l’avantage de posséder un iPhone, car autant s’envoyer des SMS !

Et je ne parle ici QUE de simples pages web et de simples petits courriels ! Imaginez que vous téléchargiez des chansons sur l’iTunes Music Store, que vous regardiez de temps en temps quelques vidéos sur YouTube, tout en recevant par courriel les photos de votre dernier 5@7, les 400Mo seront consommés bien rapidement ! Et je ne parle même pas ici d’un usage exagéré… recevoir des photos dans des courriels et visionner une vidéo de temps en temps, cela fait partie d’un usage bien banal de l’internet. Là, peut-être que vous me direz qu’il y a toujours le wifi ou l’ordinateur domestique pour cela, effectivement, mais cela nous ramène donc à une question simple : à quoi cela sert donc d’avoir un iPhone et que fait-on si l’on ne se trouve pas à proximité d’une borne sans-fil ? Car on s’entend-tu pour dire qu’au Canada, les bornes sans-fil, ça ne se trouve pas forcément à tous les coins de rue !

Comparons maintenant !

Si l’on se fie aux tarifs des autres opérateurs canadiens, Bell et Telus font pire. Est-ce que cela veut dire que les tarifs sont meilleurs chez Rogers ? Je dirais plutôt qu’ils sont juste moins pire, ce qui n’est certainement pas un compliment !

C’est en comparant avec les opérateurs étasuniens et européens que la différence se fait vraiment sentir.

États-Unis – AT&T

  • Tarif de base : 60$ (voix/données)
  • Internet : illimité
  • Contrat : 2 ans

Grande-Bretagne – O2

  • Tarif de base : 60$ (voix/données)
  • Internet : illimité
  • Contrat : 18 mois

France – Orange

  • Tarif de base : 78$ (voix/données)
  • Internet : illimité
  • Contrat : 2 ans

Japon – Softbank

  • Tarif de base : 57$ (voix/données)
  • Internet : illimité
  • Contrat : 2 ans

Pour ces quatre pays, les opérateurs proposent à leurs clients l’accès illimité à internet, sans pour autant avoir des tarifs supérieurs. Ceci étant juste un comparatif purement informatif, car il existe des disparités, que cela soit au niveau des taxes (incluses en France par exemple), que du taux de change, mais aussi comparativement au coût de la vie. Cependant, si l’on compare juste les services proposés pour chacune des offres de base, il apparaît clairement que le consommateur canadien paie au moins aussi cher, tout en disposant de moins d’options, moins de service, tout en ayant un contrat plus long !

Les premières réactions

Évidemment, vu la façon honteuse dont Rogers traite ses vaches-à-lait clients, il n’a pas fallu attendre très longtemps, pour sentir le mécontentement grandir sur les différents blogues et tribunes.

Anthony Hémond de l’Union des consommateurs, « se désole du fait qu’au Canada, les consommateurs devront payer plus cher pour moins de services » (Canal Argent/Canoë).

Michael Carpentier résume bien la situation dans son seul titre : « Forfait iPhone au Canada : toujours plus cher qu’ailleurs. » Branchez-vous signale également le mécontentement relié aux forfaits révélés par Rogers.

Du côté de Philippe Martin, le blogueur note que l’annonce de Rogers suscite la controverse. Je ferais cependant un commentaire par-rapport à son article, car il mentionne que « Rogers-Fido (…) est l’unique opérateur ayant passé un accord avec Apple », ce qui est certes vrai, mais il ne faudrait pas oublier que Roger-Fido est surtout le SEUL opérateur canadien qui peut, de toute façon, permettre l’utilisation de l’iPhone sur son réseau, puisqu’il est le seul à utiliser la norme GSM.

Pour Balty, « ces nouveaux tarifs spéciaux pour le iPhone n’ont impressionné absolument PERSONNE ». Tandis que pour Jonathan Parent, « Le Canada reste toujours le dindon de la farce ».

Sur Facebook, un groupe a été également créé pour l’occasion, mais si vous préférez les bonnes vieilles pétitions, vous pouvez signer celle-ci en ligne. Au moment où je rédige cet article, déjà plus de 7,000 personnes l’ont signé.

Dans le cas où vous préférez un contact plus direct, deux options se présentent à vous pour faire part de votre mécontentement auprès de Rogers :

  • en envoyant un courriel depuis le site dela compagnie
  • en appelant le service à la clientèle au 1-877-764-3772 (faire le 0 pour parler à un humain)

Les commentaires des internautes sur les sites spécialisés sont, eux-aussi, assez virulents à l’endroit de Rogers :

Alors que l’iPhone, selon une étude de ChangeWave, est le téléphone qui enregistre le plus fort taux de satisfaction chez ses utilisateurs, il semblerait que Rogers cherche quand à lui, à devenir l’opérateur de téléphonie cellulaire le plus impopulaire ! Et ça semble fonctionner pour le moment.

L'iPhone au Canada, c'est pour le 11 juillet !

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Parmi les plus grandes attentes de l’année : le retour de la coupe Stanley à Montréal, les nouvelles lunettes de Stéphane Dion, la découverte d’un vaccin contre « Loft-Story », la mise au chômage du duo burlesque Bouchard-Taylor, la diffusion de l’enregistrement du micro caché du matelas de Julie Couillard, Cruising Bar 2, Indiana Jones IV, et… l’iPhone au Canada !

À l’occasion de la WWDC 2008 de San-Francisco, Steve Jobs a dévoilé la deuxième version du téléphone cellulaire d’Apple, baptisé cette fois : iPhone 3G. Non pas « 3G » pour 3e génération ou pour 3 Go de mémoire, mais « 3G » en rapport avec la vitesse de transfert des données. Auparavant, iPhone exploitait la norme EDGE qui était une norme 2G, en clair, la vitesse de transfert était plus lente. L’utilisation de cette norme, souhaitée par Steve Jobs, était l’un des principaux reproches fait à l’endroit de l’iPhone

Côté externe

L’iPhone 3G ressemble à s’y méprendre à son prédécesseur. La face avant n’a d’ailleurs pas été modifiée. Les différences cosmétiques se retrouvent à l’arrière, où une coque de plastique (noire ou blanche selon les modèles) remplace le boîtier métallique poli. Les boutons de contrôle situés sur le côté gauche sont maintenant en métal et la prise audio « jack » est maintenant d’une taille standard.

En parlant de la coque de plastique arrière, celle-ci est légèrement bombée et le cellulaire a pris un (très) léger embonpoint… sans doute que l’ajout du GPS y est pour quelque chose.

Côté interne

En parlant de GPS, Apple a donc inclus une puce A-GPS, qui devrait offrir une précision de l’ordre de quelques mètres. Couplé avec « Google maps », il deviendra donc très facile de se déplacer d’un endroit à un autre. De plus, les photos qui seront prises avec l’iPhone (toujours en deux mégapixels, hélas…), seront « taguées » de manière à retrouver l’endroit exact où elles ont été prises.

Évidemment, c’est la puce 3G UMTS/HSDPA (850, 1900, 2100 MHz), qui était la plus attendue sur l’iPhone. Reste à savoir quels seront les tarifs envisagés par les opérateurs canadiens, sachant qu’ils sont déjà supérieurs de plus de 20% en moyenne à ceux pratiqués aux États-Unis. Il semblerait… il semblerait, que les opérateurs soient enfin ouverts à se réajustés. Il faut dire que le gouvernement conservateur, depuis leur arrivée au pouvoir, s’en sont pris à plusieurs reprises aux pratiques déloyales des trois compagnies au pays. Une ouverture à la concurrence est d’ailleurs prévue, ce qui pourra être que bénéfique pour le consommateur.

Avec l’ajout de la norme 3G et du GPS, la surprise vient de l’autonomie de l’iPhone qui a été améliorée et permet 5 heures de conversation en 3G et jusqu’à 10 heures en 2G. L’autonomie en veille grimpe à 300 heures et l’appareil permet jusqu’à 6 heures de navigation Wifi.

Côté logiciel

Les fichiers iWork (Apple) et Office (Microsoft) pourront être lus sur l’iPhone. La calculette se transforme en calculatrice scientifique lorsque l’iPhone est orienté à l’horizontal. Mais la principale innovation demeure l’AppStore.

L’AppStore se veut l’iTune Store du logiciel pour iPhone. Ainsi, les concepteurs de programmes et de jeux pourront disposer d’une plate-forme unique visant à mettre à disposition de tous leurs créations. Et côté jeux, l’iPhone se rapproche de plus en plus d’une PSP… on sera donc loin des parties de « Solitaire » ou de « Dame de cœur ».

Les défauts ?

Mais oui ! Il y en a ! … Tout d’abord, la fonction copier-coller pourtant si chère à Apple, n’est toujours pas présente sur iPhone ! S’en est presque scandaleux ! Ensuite, je l’ai déjà évoqué, l’appareil photo 2 mégapixels laisse un goût amer à l’heure des 5 mégapixels et plus. Enfin, avec l’arrivée de cette version 2, on aurait aimé voir une capacité mémoire un peu plus importante.

Mobile me

Autre innovation signée Apple : Mobile me. Mobile me devient le successeur de « .Mac » est donne la possibilité à l’utilisateur de synchroniser ses courriels, son agenda, ses photos et ses contacts entre son iPhone et ses ordinateurs (PC ou Mac). C’est tout simplement génial !

La synchronisation se fait par « pushing » (quelqu’un connaît l’équivalent en français par hasard ?) en quelques secondes seulement.

L’interface web du service est vraiment bien soignée et rappelle le fonctionnement de l’application d’origine (Mail, iPhoto, iCal…). Le service sera disponible au début du mois de juillet, sans doute en même temps que l’arrivée de l’iPhone 3G.

Je vous invite à visionner d’ailleurs la présentation du service Mobile me :

iPhone 3G sera disponible le 11 juillet au Canada chez Rogers et Fido.

Pour en savoir plus :

  • iPhone 3G sur Apple Canada
  • Rogers (à l’heure où j’écris ces lignes, la page iPhone renvoi sur une erreur… pas fort !)
  • iPhone chez Fido
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