Hockey

L'énigme Kovalev

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En regardant le match d’hier soir contre les Caps, une question me trottait dans la tête : « Pourquoi donc Alex Kovalev ne joue pas tous ses matches de cette façon ? ».

Nous savons tous qu’il a un talent extraordinaire, qu’il adore jouer pour le Canadien, qu’il a de belles ambitions pour l’équipe… mais alors, pourquoi se contente t-il de faire des ronds sur la glace les 3/4 des matches en saison régulière ?

À 4.5 millions, pour compter une vingtaine de buts au mieux (il a franchit le plateau des quinze buts hier), avouez que c’est un peu cher payer. Évidemment, en fin de saison et durant les séries il trouve le moyen de se faire acclamer et aduler par tous, comme il l’avait fait l’an passé, mais je trouve qu’il pousse un peu trop sa « lucke ».


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Le Canadien n’arrive plus à gagner !

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Il y a des choses qui sont difficiles à expliquer.

Depuis le match du 23 décembre, le Canadien n’est plus du tout la même équipe. Souvenez-vous, au mois de décembre, le tricolore était à cinq points de la première place occupée par les Sabres de Buffalo… l’équipe était relativement constante et n’avait pratiquement jamais connu deux défaites consécutives en temps réglementaire, ce qui était une très belle performance compte tenu du niveau de l’équipe (sur le papier).

L’on sentait une belle chimie et même l’absence de Christopher Higgins et de Steve Bégin n’avait pas eu de conséquence sur le rendement.

Mais voilà, le mois de janvier a été catastrophique. Non pas par malchance, mais par manque de travail. Guy Carbonneau s’est même fâché assez durement constatant que son équipe ne produisait plus.

Même les « unités spéciales » en avantage et en désavantage numérique, celles qui avaient souvent sauvé l’équipe (1er rang dans toute la ligue début décembre), n’étaient plus là pour aller chercher des victoires. Les gardiens, que cela soit Cristobal Huet ou David Aebischer, étaient également méconnaissables.


Certes, il y a eu cette épidémie de gastro-entérite qui a laminé l’équipe durant quelques jours, mais il est clair que cela n’est pas la seule et unique explication ! On disait alors l’équipe fatiguée, et l’on attendait avec impatience la pause du match des Étoiles, après quoi, la forme devrait être de retour… mais non ! L’équipe restait léthargique, sans ce « feu » qui l’animait lors des 40 premiers matches.

Nous connaissions à l’époque les raisons de ces défaites : le manque de travail. Au début de la saison, même lorsque l’équipe était dominée, le CH trouvait les ressources pour se regrouper et ne se laissait jamais abattre trouvant parfois même le moyen de gagner sans forcément l’avoir mérité. En janvier, un simple retard de deux buts suffisait à briser l’élan de l’équipe… plus aucune combativité, manque de travail des vétérans…

Guy Carbonneau commençait à perdre patience, et c’est normal.

Sergeï Samsonov et Craig Rivet furent les premières « victimes » en étant écartés d’un premier match. Rivet, l’un des pilier de l’équipe, ne comprenait pas vraiment cette décision, moi non plus d’ailleurs… Pour ce qui est de Samsonov, il reconnaissait lui-même que sa production laissait à désirer. Mais était-ce seulement un message pour ces deux joueurs, ou pour l’ensemble de l’équipe ? Force est de constater que cela n’a pas servi à grand chose.

Au niveau des résultats, le mois de février commence comme le mois de janvier s’est terminé : le Canadien n’arrive plus à gagner. Par contre, depuis deux ou trois matches, on ne peut plus dire que l’équipe ne travaille pas. Surtout lors des deux matches contre les Sens. Il y a eu de très belles occasion de marquer, de beaux jeux créés par les attaquants, surtout le troisième trio (celui de Radek Bonk), mais le gardien des Sénateurs est prodigieux et ne laisse rien passer… au contraire, Huet et Aebischer, sans être mauvais, connaissent des performances assez ordinaires.

Si l’équipe avait connu un bon mois de janvier, nous aurions parlé des deux défaites contre les Sens comme de la malchance. En début de saison, comme je l’ai dit plus haut, l’équipe trouvait le moyen de gagner même après une performance moyenne, voici que c’est au tour des Sens d’avoir cette chance… sauf que les Sens jouaient très bien, surtout jeudi dernier.

Hier, après le match, il y a eu une grosse discussion à huit-clos entre les joueurs durant près de trente minutes. Sans connaître le contenu, il est facile d’imaginer que Koïvu, mais aussi Souray et Rivet, les gros leaders de la chambre, ont eu leur mot à dire. Peut-être que Bégin, connu lui-aussi pour son caractère, et qui effectuait un bon retour au jeu, a dû faire part de ses états d’âme. Mardi soir, nous saurons si cette discussion aura été bénéfique.

Côté Samsonov, après les événements qui se sont accumulés autour de sa personne, il a connu un match relativement bon. Entre-nous, je ne comprends pas vraiment cet acharnement contre Sergeï Samsonov… Certes, avec un salaire de 3.5 millions, et des saisons de 20 buts auparavant, il est clair qu’il déçoit. Mais à part certains matches où il n’a pas été particulièrement brillant, je pense qu’il est loin d’être le pire joueur du Canadien. Il a un gros potentiel, et j’ai beaucoup de plaisir à le voir manier la rondelle en faisant des feintes aux adversaires… je le trouve même beaucoup plus constant que Alex Kovalev, alors qu’il a moins de talent que son compatriote.

Peut-être que Carbo a été trop patient en les laissant trop longtemps évoluer ensemble. Je le trouve tellement meilleur depuis qu’il a changé de trio… Anyway, même en mettant de côté Samsonov, on s’aperçoit bien que Koïvu, Higgins, Ryder, Perezoghin… et Kovalev ne produisent pas non plus ! Alors, le problème ne vient vraiment pas de Samsonov !

Oui, il en fait parfois un peut trop… il fait de superbes feintes, entre dans le territoire offensif, fait le tour du filet adverse, revient vers la ligne bleue en ayant toujours la rondelle et on se dit « Wawooo ! »… mais, à force d’être trop « personnel », il pousse un peu trop sa « lucke » et finit par se faire prendre la rondelle et tout son superbe jeu n’aura servit à rien : aucun tir, aucune chance de marquer et une possibilité de revirement pour l’adversaire.

Lors du match d’hier soir, il semblerait qu’il a compris le message… Il a moins conservé la rondelle et a fait de belles passes. Certes, cela n’a pas fonctionné, mais il a construit des jeux qui ont débouchés sur des tirs contre Emery. En cela, j’ai encore plus de mal à blâmer Samsonov.

Les résultats de l’équipe restent inquiétants, mais depuis les deux derniers matches, je suis un peu plus rassuré. Là, le Canadien n’a pas perdu par manque de travail (si l’on excepte Kovalev surtout), mais par malchance et par une performance moyenne des gardiens de but. Hier soir par exemple, il y a eu au total 40 tirs sur le gardien des Sens qui en a laissé passé que trois ! Sur les 37 tirs restants, vous avez vu le nombre d’occasions de marquer ? … Je dirais au moins dix ! Bref, si Emery n’avait pas été tout simplement extraordinaire et Aebischer à la hauteur de son talent, le Canadien aurait gagné sans l’ombre d’un doute.

Pour cela, je suis tout de même rassuré. Si mardi soir l’équipe joue avec la même intensité et si le gardien du CH connaît un bon match, je pense que l’équipe aura toutes les chances de renouer avec la victoire.

Il reste des inquiétudes : que ce passe t-il avec Koïvu ? S’il y a un joueur qui a toujours travaillé sur la glace, c’est bien lui, mais je le regarde aller et je me pose bien des questions. Le capitaine du tricolore est presque effacé sur la patinoire, il n’y a plus cette combativité qui le caractérisait. Il y a quelques temps il arrivait à entraîner l’équipe, a apporter l’étincelle qui pouvait manquer… en ce moment, plus rien ! Par chance, Steve Bégin va peut-être apporter cette vigueur, quel dommage qu’il ne soit pas un marqueur naturel.

Autre inquiétude : Christopher Higgins, un joueur plein de potentiel et tellement fier d’être chez le Canadien. Même s’il s’améliore un peu ces derniers matches, il ne marque plus. Hier soir, j’ai compté au moins quatre belles occasions de marquer pour lui, à chaque fois il a raté la rondelle au moment de décocher un tir… avant sa blessure, il ne serait jamais passé à côté de telles occasions. Mais au moins, on sent qu’il progresse… lentement, mais quand même.

Bref, c’est inquiétant, mais moins que durant le mois de janvier. À date, le Canadien participe toujours aux séries de fin de saison et il reste encore beaucoup de matches. Sauf que la belle marge de manœuvre que le Canadien avait en décembre se réduit et qu’il faut maintenant se réveiller et retrouver le chemin de la victoire.

Côté échanges, il reste encore 20 jours… il y a des rumeurs de transactions, mais il est très difficile de démêler le vrai du faux. Philadelphie est vendeuse, c’est une certitude, pour le reste, c’est difficile à dire vu que les Flyers sont les seuls à vraiment être convaincus de ne pas pouvoir participer aux séries éliminatoires, en tous cas, dans l’Est.

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Douche écossaise pour le Canadien de Montréal

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Alors que l’équipe traverse la première période difficile de la saison, après avoir connu trois mois exceptionnels. Alors qu’il semblerait que cinq à six joueurs de l’équipe soient atteint par le virus de la gastro-entérite. Il y a tout de même quelques éléments qui peuvent rassurer le tricolore.

Tout d’abord Carey Price. Le gardien de l’équipe junior du Canada, qui vient de remporter la médaille d’or avec une fiche parfaite (six victoires, aucune défaite), appartient au Canadien de Montréal depuis son repêchage après le lock-out. Carey Price s’était même montré supérieur à Huet et Aebischer lors du camp d’entraînement.



L’équipe du Canada championne du monde

Le gardien de l’équipe junior du Canada a été élu joueur par excellence de ces championnats du monde… et dire que certaines mauvaises langues doutaient de ce choix !

Deuxième consolation pour l’équipe, c’est Guy Carbonneau qui sera l’entraîneur-adjoint lors du match des étoiles à Dallas le 24 janvier prochain. Malgré la défaite contre Washington, c’est celle d’Atlanta contre Phœnix qui a fait pencher la balance en faveur de l’entraîneur-chef du Canadien. Je suis vraiment content pour lui… il paraissait tellement déçu de ne pas pouvoir y aller lors du point de presse d’après-match de jeudi soir.



L’entraîneur-chef Guy Carbonneau

À 15h, le Canadien rencontrera les Rangers de New-York. Normalement, plusieurs joueurs du CH seront absents à cause du virus… Maxim Lapierre a été rappelé d’ailleurs.

Mise à jour : finalement, Carbonneau a été écarté pour le match des Étoiles. Les médias avaient été un peu trop optimistes au moment où j’ai rédigé ce billet…

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Amenez-en des Crosby !

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Le Canadien de Montréal recevait l’équipe de Sydney Crosby ce soir au Centre Bell. L’équipe des Pingouins de Pittsburgh à le vent en poupe en ce moment, après une belle série de victoires dont celle contre les Islanders 7-4 hier soir.

Les Pens sont donc en feu et le Canadien aurait pu en faire les frais lors de cette confrontation.

Cependant, malgré quelques fautes en défense et des débuts de match souvent assez léthargiques, le Canadien a su trouver des façons de les gagner, comme celui contre Tampa-Bay plus tôt cette semaine que l’équipe à littéralement volé à son adversaire.

Ce soir, le Canadien s’est laissé dominer par les Pingouins en première période, mais l’équipe de Guy Carbonneau, comme cela arrive régulièrement cette saison, est revenu de l’arrière pour remporter une belle victoire.

Le gardien Cristobal Huet a été encore une fois dominant, permettant de garder son équipe dans le match, après vingt premières minutes difficiles. Le numéro 39 a pu faire de beaux arrêts, malgré plusieurs infériorités numériques.

C’est à partir de la deuxième période que le Canadien a pris l’initiative et a cessé de regarder l’adversaire évoluer dans sa zone. Les trios offensifs du tricolore semblaient de nouveau au mieux de leur forme, lançant plus souvent sur le gardien Marc-André Fleury, se donnant ainsi plus d’occasions de marquer et provoquant même plusieurs fautes chez son adversaire. Quatre buts ont été marqués par le Canadien en deuxième période, dont trois en avantage numérique, sans laisser l’occasion à l’adversaire de riposter.

Le capitaine Saku Koïvu a connu un autre très bon match, marquant même deux buts, assurant à son équipe d’une belle victoire 6-3 contre celle du meilleur marqueur de la ligue nationale.


En parlant de Sydney Crosby, un excellent travail a été réalisé par les défenseurs du Canadien et par Radek Bonk, qui ont tous contribué à écarter de l’enclave le numéro 87 des Pens, l’empêchant d’être véritablement dangereux. Même si Crosby a obtenu une aide sur le but du défenseur Nasreddine, il a tout de même été neutralisé par le Canadien à chacune de ses présences.

Maxime Lapierre a bien paru durant ce match (un but dans un filet désert). Il semblerait que Guy Carbonneau retarde volontairement le retour de Steve Bégin, afin de se donner le temps de jauger la qualité de jeu du jeune attaquant des Bulldogs d’Hamilton. Vu comme c’est parti, je pense que Max fera partie de la formation pour le restant de la saison. Il contribue a faire du quatrième trio une véritable ligne offensive, contrôlant bien la rondelle le long des clôtures et permettant à son équipe d’écouler le temps lorsque cela est nécessaire.

Il s’agissait aussi d’un retour au jeu pour l’attaquant Chris Higgins, qui a bien prouvé qu’il était parfaitement remis de sa blessure. Ce qui a fait dire à Guy Carbonneau que cela ne paraissait même pas qu’il avait dû être absent durant dix-huit matchs.

C’est une troisième victoire de suite pour les joueurs de Guy Carbonneau qui rencontreront une nouvelle fois les Sabres de Buffalo mardi prochain.

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Chris Higgins bientôt de retour au jeu

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L’un des joueurs les plus talentueux du Canadien de Montréal, devrait bientôt revenir au jeu, suite à une absence provoqué par une blessure à la cheville.

Christopher Higgins, qui évoluait sur la première ligne d’attaque du Canadien, a cruellement manqué à l’équipe de Guy Carbonneau, surtout lors des infériorités numériques, ainsi qu’à l’attaque à cinq contre cinq. Sa rapidité, sa très bonne vision du jeu, provoquait de bons revirements pour le tricolore, donnant souvent de belles occasions de marquer.

Amené dans l’équipe la saison dernière, il a commencé à véritablement étinceler dans la deuxième partie de l’année. Depuis le début de la saison actuelle, il a continué sur sa lancée faisant de lui l’un des joueurs les plus en vue du Canadien.


Sans toutefois avoir le talent d’un Sydney Crosby, Chris Higgins compense par sa grande polyvalence, surtout depuis qu’il a été associé au capitaine Saku Koïvu et à l’ailier Michael Ryder. En treize match joués avant sa blessure, il a inscrit huit buts et obtenu cinq aides, ce qui lui donne une moyenne d’un point par match !

C’est la recrue Guillaume Latendresse qui l’a remplacé durant son absence sur le premier trio. Latendresse a montré une belle progression, en obtenant cinq points à ses cinq derniers matchs (dont deux buts). D’ailleurs, les belles performances de Latendresse risquent de donner des maux de tête à l’entraîneur-chef de l’équipe, car il devra déterminer ce qu’il fera au moment du retour au jeu de Higgins : le remettre sur le premier trio ? L’associer à Kovalev et Samsonov sur le deuxième ? Choix difficile !

Personnellement, je pense que la place de Higgins se trouve avec Koïvu et Ryder. Les trois ont été dominants durant le début de la saison et forment une belle combinaison de talents. Malheureusement, les qualités de Higgins au centre (c’est un joueur de centre à l’origine), pourraient peut-être intéresser Carbonneau, afin de relancer son deuxième trio qui ne performe définitivement pas assez cette année. Malgré tout, je doute que Christopher Higgins puisse changer quelque chose dans la léthargie de Samsonov et Kovalev, qui rechignent toujours à s’impliquer devant le filet.

Les entrées de zone des deux joueurs Russes sont souvent excellentes, les feintes spectaculaires, mais il manque la conclusion, l’implication qui transforme leur bons jeux en but, ou même en occasion de marquer. C’est dommage.

Mais ne gâchons pas notre joie. Quelque soit sa place, Higgins apportera un regain d’énergie au Canadien qui, malgré son absence, conserve une très bonne fiche !

Chris Higgins a recommencé à patiner seul et devrait participer aux premiers entraînement avec l’équipe en début de semaine prochaine. Si tout ce passe bien, il pourrait rejouer très bientôt.

Bon rétablissement donc à notre numéro 21 !

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De la grande visite au Centre Bell

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En regardant le calendrier des matchs du Canadien cette saison, nous avions tous encerclé la date du 21 octobre 2006. Nous savions que ce match allait être un grand événement pour l’équipe et les partisans du tricolore.

José Théodore et Patrice Brisebois faisaient leur premier retour sur la glace du Centre Bell, depuis qu’ils ont été échangés à l’équipe du Colorado. Pas besoin de donner beaucoup d’explications pour se rendre compte que le match allait être particulièrement émotif et médiatisé.



Théodore et « Breeze » abondamment hués par les partisans du Centre Bell
Photo : La Presse

Que cela soit dans les journaux ou à la télévision, on guettait l’arrivée de Théo à Montréal, puis son premier entraînement… puis enfin le match tant attendu !

Du côté des deux équipes, tant des joueurs que des entraîneurs, on s’efforçait de dédramatiser et de faire diminuer la pression sur eux. Les équipes ayant déjà assez de travail de préparation à faire pour le match, qu’elles n’avaient pas nécessairement besoin de se laisser distraire, par l’attraction particulière qu’exerçait la rencontre, sur les médias et les partisans.

Guy Carbonneau avouera cependant après le match, que la rencontre avait été très émotive dans les rangs du Canadien. L’entraîneur-chef a même pensé, un moment, que l’histoire se répétait lorsqu’Aebischer a laissé passer trois buts en une minute et quinze secondes. Carbo faisant référence au retour de Patrick Roy à Montréal en 1997, après son échange au Colorado (encore eux !), qui s’est soldé par une défaite crève-cœur 7-3, après avoir fait chasser le gardien Jocelyn Thibault, le même qui avait remplacé Roy à Montréal…

Une chance pour Guy Carbonneau, l’histoire ne bégayera pas cette fois. José Théodore n’étant pas Patrick Roy, et l’équipe montréalaise de 2006 n’ayant plus grand chose à voir avec celle de 1997.

José Théodore connu un match ordinaire, laissant passer, pour la première fois de sa carrière, huit buts en un seul match !

Même si José Théodore n’est pas le seul à blâmer, il importait pour lui de rester fort et intraitable, alors que son équipe venait de se donner une avance confortable de 3 à 0 durant la première période. Le numéro 60 de l’Avalanche se devait d’effectuer les arrêts clefs, ce qui ne fût pas le cas, surtout en troisième où Théo pris cinq buts en seulement quatorze lancés !

L’intensité exceptionnelle de Joe Sakic, mais aussi d’Andrew Brunette, ne suffirent pas à aider la cause de l’Avalanche, face à une équipe montréalaise qui s’était regroupé en deuxième et, surtout, en troisième période. Le Canadien montre qu’il a beaucoup de caractère cette saison, et la détermination de son capitaine, Saku Koïvu, doit en être pour quelque chose.

Du côté du Canadien d’ailleurs, même s’il y a toujours de gros problème en défensive, on peut tout de même dire que les trios offensifs font le travail. L’attaque massive à cinq fût d’ailleurs exceptionnelle avec quatre buts marqués en seulement huit occasions ! Oui ! Vous avez bien lu, une moyenne de 50% d’efficacité pour ce match… le Canadien est méconnaissable par rapport à la saison dernière sur cette phase de jeu.



Higgins poussant la rondelle dans le filet de Théodore, redonnant l’avance au Canadien
Photo : La Presse

Même si Sheldon Souray a de gros problème en défense, il demeure une arme incroyable en avantage numérique depuis la ligne bleue, marquant deux buts et obtenant deux aides durant ce match… tout en ayant, cependant, un différentiel de -1.

Du côté de David Aebischer, on a eu très peur ! En laissant passer trois buts en un peu plus d’une minute seulement, je pense que nous étions plusieurs à nous demander, si le gardien Suisse n’était pas en train de s’effondrer sous la pression. Pourtant, les projecteurs s’étaient naturellement dirigés sur Théodore et « Breeze » avant le match, plus que sur le gardien du Canadien, même si, lui aussi, rencontrait pour la première fois son ancienne équipe.

Cependant, Aebischer repris confiance, et permis de garder son équipe dans le match, surtout en infériorité numérique. Ce ne fût pas un match exceptionnel pour Aebischer, mais il a su effectuer les bons arrêts, aux bons moments, contrairement à son vis-à-vis Théodore.

Il y a eu de bien belles choses lors de ce match. De bonnes mises en échec de la part de Guillaume Latendresse, de bonnes présences de Radek Bonk, même s’il n’a obtenu qu’une aide, Souray étincelant en attaque, comme j’ai eu l’occasion de le mentionner, Chris Higgins toujours aussi talentueux avec la rondelle… en fait, la plupart des attaquants du Canadien ont contribué à la remonté de leur équipe et à cette belle victoire 5-8, alors que le début de match n’avait vraiment pas été celui espéré.

Il est évident que le match de lundi contre les Sabres de Buffalo sera une toute autre histoire et que le Canadien devra faire beaucoup mieux en défense pour battre la seule équipe encore invaincue cette saison.

Cependant, les Sabres devront tout de même se méfier du Canadien. L’équipe de Guy Carbonneau fût en effet la seule, pour le moment, à lui avoir donner autant de fil à retordre cette saison, devant aller jusqu’en fusillade pour obtenir la victoire.

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Ton univers impitoyable

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« Le trio à Théo » est maintenant totalement démantelé. Certes, ce n’est certainement pas la seule explication à l’échange du numéro 71, mais je pense sérieusement que Mike Ribeiro était le dernier perturbateur dont la nouvelle équipe n’avait définitivement pas besoin.


Remise en contexte

L’an passé, les débuts du Canadien sont étincelants. L’équipe se permettant même de trôner au sommet de l’association de l’Est puis, ensuite, de chauffer les Sénateurs d’Ottawa. Ça se passe bien… sur la glace.

Dans la chambre des joueurs, un clan de fortes têtes prend de plus en plus d’espace. Il s’agit de Dagenais et de Ribeiro, de très grands chums, rejoins par Théodore, le gardien préféré de tous les partisans. Jusqu’au mois de novembre 2005, personne ne s’inquiétait de ce trio de joyeux fêtards.

Par contre, l’on pouvait déjà noter quelques divergences entre le trio à Théo et l’entraîneur-chef de l’époque, Claude Julien, qui commençaient sérieusement à peser sur l’ambiance dans l’équipe.

Claude Julien reprochait à Dagenais et Ribeiro leur manque d’éthique de travail. En effet, les deux attaquants du Canadiens se présentaient aux séances d’entraînement quand ça leur plaisaient, et avaient un niveau de jeu en dent de scie durant les matchs. Lorsque les victoires sont là, ça peut encore passer… lorsque les défaites s’enchaînent, c’est une toute autre histoire !

Le premier à écoper fût Pierre Dagenais. Après avoir passé quelques matchs dans les estrades, Dagenais fût cédé au club école du Canadien d’Hamilton. Insulte supplémentaire pour lui : aucun club ne le réclama au ballottage !

La messe était dite et Claude Julien devait secouer son équipe qui ne performait plus autant qu’en début de saison.

Mais voilà que celui sur lequel on mettait tant d’espoirs… s’effondra. José Théodore n’était plus que l’ombre de lui-même. Là aussi, personne ne s’inquiétait trop de ses performances en début de saison : la défense et l’attaque du Canadien était en béton armé… mais alors que les résultats de l’équipe montréalaise s’effondrèrent à partir de novembre, « Théo » n’était plus là pour sauver les apparences… et les matchs !

Celui qui était considéré comme l’un des meilleurs gardiens de la ligue nationale ne répondait plus à l’appel et ressemblait de plus en plus à une passoire de 5 millions de dollars !

Pourtant, Claude Julien lui laissera une chance et même plusieurs chances… mais rien n’y fait. José s’effondre, et même s’il maintien devant les journalistes que l’arrestation de son père, usurier notoire et de son beau-père qui est nulle autre que Guy Cloutier, ne l’affecte guère, on est en droit de penser que cela ne devait pas l’aider dans sa concentration.

Mais il n’y a pas que cela. Théo et Ribeiro étaient parfois plus présents dans les clubs branchés de Montréal, que lors des entraînements du Canadien. Ce sont des choses que l’on pardonne à des joueurs de ligues mineures (et encore !), mais pas à des joueurs payés plusieurs millions et qui ne font plus d’efforts dans ce pourquoi on les paie.

Julien n’en peut plus… Gainey ne semble pas mesurer l’étendue des dégâts et pense que Claude Julien reste trop gentil avec ses joueurs. Ce qui est peut-être vrai aussi…

Là, on a l’impression désagréable que Ribeiro veut faire payer à Julien la rétrogradation de son chum Dagenais. La situation devient intenable et Claude Julien est congédié en janvier 2006.

Bob Gainey, ancien joueur du Canadien, directeur-général du club, prend lui même les rênes de son équipe. Mais tout comme Julien, il arrive aux mêmes conclusions : il y a vraiment un problème avec Théodore… et il met toute son énergie à trouver une solution.

Gainey qui ne comprenait pas toujours que Julien préférait faire jouer Huet, alors que son joueur étoile payé 5 millions, servait juste à chauffer le banc pendant les matchs. Finalement, après quelques semaines, Gainey laissera à Cristobal le soin de poursuivre sur sa lancée, persuadé alors qu’il devenait le seul maigre espoir au Canadien de faire les séries.

Après le drame théâtral de sa fameuse blessure au talon, Théodore fût échangé à l’Avalanche du Colorado en retour de David Aebischer.

Même si Théodore était devenu la risée du public, ce fût un choc dans la métropole. Celui qui était sur presque tous les chandails, sur toutes les affiches, sur toutes les annonces du Canadien quittait l’équipe, tel un souverain déchu.

Restait le troisième du trio infernal, Mike Ribeiro.

Ribeiro a du talent. C’est un bon joueur qui a un sacré potentiel sur la glace. Le problème, c’est que pour arriver à briller sur la glace, il faut que ça lui tente… et ça n’a pas l’air de lui tenter souvent depuis quelques mois.

Ribeiro a eu la peau de Claude Julien, mais l’histoire est différente avec Gainey puis Carbonneau dans le décor. Le numéro 71 du Canadien ne peut plus vraiment jouer les fortes têtes alors que celui qui signe ses chèques est derrière le banc, remplacé cette année par Carbonneau, un ancien capitaine du Canadien, dernier vainqueur de la coupe Stanley… Carbo connaît très bien l’organisation du Canadien et n’est pas homme à se laisser faire par le « frais-chier » de service, alors qu’il traîne la patte sur la glace.

Il y avait des rumeurs de transaction cette été au sujet de Ribeiro, mais, tout comme lui, nous pensions que Carbo allait le laisser jouer en début de saison, histoire de lui donner une ultime chance… apparemment, il en fallait plus que ça et les jeunes recrues ont suffisamment rassurés Carbo et Gainey pour laisser partir le dernier du trio infernal.

De plus, je pense que Carbonneau ne voulait certainement pas voir des jeunes très prometteurs comme Chris Higgins, Tomas Plekanec et Guillaume Latendresse, se faire entraîner par Ribeiro sur la pente descendante. Alors on tire la flush et on repart sur de nouvelles bases.

Maintenant, il s’agira juste de réveiller nos Russes (Kovalev et Samsonov), qui se font parfois attendre au niveau des performances. Mais je ne m’inquiète pas trop… Kovalev a besoin de sentir une équipe forte à ses côtés pour lui donner des ailes et je pense que l’équipe de cette année est meilleure que celle de l’an passé.

Finalement, contrairement à ce que l’on pouvait croire, il y en a eu des changements chez le Canadien depuis la fin de la saison dernière ! Zednick, Bullis, Sundstrom, Ribeiro maintenant partis… Samsonov, Niinimaa, Johnson, Latendresse qui font leur entrée…

En attendant, Ribeiro va devoir se faire à la ville de Dallas et à son univers, comme vous le savez, impitoyable !

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Avant-goût de saison

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Alors que la pré-saison de hockey bat son plein, voici une publicité hilarante mettant en scène un gardien du Canadien de Montréal, faisant la chasse aux « Maple Leafs », littéralement « feuilles d’érable », mais surtout connu pour être le nom de l’équipe de hockey de Toronto.

Désolé c’est en anglais, mais je pense que c’est assez compréhensible pour tout le monde.

Pour les néophytes, Mats Sundin est un attaquant de l’équipe des Maple Leafs.

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