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L’épicerie en ligne au Québec

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Mise-à-jour > Depuis quelques mois, le site d’Épicerie Direct n’est plus en ligne, après avoir affiché un message nous annonçant un retour prochain. Aucun courriel explicatif n’a été envoyé aux clients, aucun communiqué n’a même été produit sur leur site, afin de nous informer de l’arrêt de leurs activités et enfin, ils n’ont pas dénié répondre aux nombreux courriels envoyés par leurs clients. Autant leur service était souvent irréprochable, autant leur silence et leur disparition soudaine surprend ! Bref, il ne reste donc plus que IGA au Québec pour effectuer son épicerie en ligne… dommage !

 

À la fin des années 90, j’avais eu l’occasion d’essayer l’épicerie en ligne en France, via Cybermarket, devenu ensuite Houra.fr. N’ayant jamais eu de voiture et habitant en plein Paris à l’époque (à Paris, hormis de petites épiceries, point de salut), ce service était particulièrement pratique quand il s’agissait de faire livrer des bouteilles, des packs de bières et des conserves. Il y avait aussi des produits frais, mais comme j’ai toujours préféré choisir par moi-même, j’allais à mon épicerie de quartier.

Ici au Québec, les services de livraison des grandes chaînes d’épiceries sont déjà, et depuis fort longtemps, monnaie courante. On choisi ses produits, on va à la caisse et l’on rentre chez soi attendre le camion de livraison. Que cela soit IGA, Métro et même chez certains dépanneurs, cela reste un service bien pratique. Par contre, sans doute à cause justement de la quasi-généralisation d’un tel service, nous avions un bon retard en ce qui concerne l’épicerie en ligne.

Il y a quelques années, je dirais 2002-2003, j’avais testé le service d’épicerie en ligne mis en place par IGA (ils étaient alors les seuls au Québec à le proposer). Le service était pratique, mais incroyablement bogué : les quantités n’étaient pas les bonnes, j’avais du mal à sélectionner certains produits… si bien que le service à la clientèle dû même me contacter, pour bien confirmer ma commande. Avouez que c’est un peu frustrant. Par contre, afin d’être complet et parfaitement honnête, il faut reconnaître que le service de chez IGA a été revu et corrigé depuis le temps et qu’il est maintenant parfaitement fonctionnel.

En effet, depuis 2008, IGA a reconstruit son site et obtient même un certain succès, puisque les revenus de la version en ligne équivalent à celui d’un « véritable » supermarché.

L’exemple d’Épicerie Direct

Depuis environ un an je dirais, un nouveau service a été mis en place pour la région de Montréal : Épicerie Direct. C’est grâce à une annonce à la radio que j’ai connu ce service et j’avoue avoir attendu mon récent déménagement avant de l’essayer.

Bon, le site fait très « vieille école », genre dix ans de retard. Par contre, il est très fonctionnel. On est loin de l’utilisation de AJAX ou d’autres technologies actuelles du web, mais cela reste assez simple et malgré tout, efficace.

Cela doit faire maintenant cinq ou six fois que j’utilise les services d’Épicerie Direct et j’avoue avoir été bluffé, même en ce qui concerne les produits frais ! Comme je vous l’expliquais plus haut, j’avais une réticence à « me faire choisir » mes produits frais, à ma place… Je m’attendais à avoir des fruits pas tout à fait mûrs ou trop mûrs, des légumes abîmés… Et en fait non, bien au contraire même ! Pour le moment, j’ai comme l’impression d’avoir moi-même choisis mes produits et ça, c’est un gros « plus » !

Les tomates sont très belles et goûteuses, les fruits sont beaux et consommables dès la livraison. Même chose en ce qui concerne la viande, emballée sous-vide le jour même.

Comment ça se passe ?

Concrètement, vous choisissez vos produits classés par catégories : Fruits, Légumes, Fromages, Bières & Vins… la première fois que vous utilisez ce service cela peut être assez fastidieux, si vous souhaitez faire une commande assez complète. Par contre, je vous invite fortement à créer une liste de « favoris », afin de regrouper les produits que vous sélectionnez le plus souvent. Ainsi, vous gagnerez beaucoup de temps lors de vos prochaines commandes.

Lorsque vous avez terminé votre magasinage, il suffit de passer à la caisse virtuelle et de sélectionner un jour et une heure de livraison, à compter du lendemain de la commande. Sélectionnez votre mode de paiement (carte de crédit, mais aussi à la porte par Interac et argent comptant).

Les créneaux horaires de livraison sont assez précis, heure par heure. Donc, vous n’aurez pas à attendre toute une après-midi après le camion de livraison.

Depuis deux mois environ que j’utilise le service, les heures ont bien été respectées… sauf peut-être le samedi où il y a eu des dépassements, mais très mineurs (de l’ordre de 15 à 30 minutes). Il faut comprendre que le samedi est un jour particulièrement achalandé pour l’ensemble des services de livraison.

Et pour IGA ?

C’est assez comparable pour le nouveau service en ligne de chez IGA, à part que nous n’avons qu’un seul moyen de paiement : la carte de crédit (MàJ : Comme Jean-Philippe Rivard Lauzier me le faisait remarquer en commentaire, les politiques variant entre magasins IGA, il se peut que l’on exige un paiement comptant, sans autre alternative !). Par contre, la grande force de IGA repose sur leur réseau de magasins (partout au Québec), mais aussi sur le choix, plus vaste que chez Épicerie Direct.

Autre particularité, vous pouvez choisir entre deux modes : cueillette ou cueillette et livraison. En clair, vous pouvez vous faire préparer votre commande et aller la chercher à votre IGA le plus près de chez vous, ou vous la faire livrer à domicile.

Bons points également pour IGA, la possibilité de suivre l’état de votre commande et le côté « plus actuel » de leur site.

Par contre, même si je n’ai pas utilisé le service de chez IGA aussi souvent que celui d’Épicerie Direct, j’ai remarqué quelques erreurs au moment de la livraison. Par exemple, la marque de miel que j’avais sélectionnée avait été substituée par une autre, mais peut-être y’avait-il une rupture de stock ? En fin de compte, rien de bien fâcheux.

D’accord, mais les prix ?

Pour ce qui est de IGA, les prix affichés ont l’air semblables à ceux en magasin. Par contre, en tout cas pour mon magasin IGA (car les prix peuvent varier), il faut compter 4$ de frais de cueillette et 4$ de frais de livraison, ce qui fait un ajout de 8$ au total pour une commande 100% en ligne (35$ minimum).

Du côté d’Épicerie Direct, les prix ont l’air comparables ou légèrement supérieurs à ceux pratiqués chez IGA. Je n’ai pas eu le temps de comparer tous les produits, mais c’est le cas pour la quasi-totalité de ceux que j’ai pu voir. Mais attention, les différences que j’ai pu noter étaient de l’ordre de 10 ou 15¢. Par contre, aucun frais de livraison n’est demandé (commande minimale de 49.95$), donc, chez Épicerie Direct, pensez que vous économisez, en partant, 8$ de frais de livraison… (N’oubliez pas le « Tip » cependant !).

Bon point pour Épicerie Direct également, ils reprennent les bouteilles consignées, les sacs papiers des livraisons précédentes et ont un service beaucoup plus attentionné et personnalisé.

En conclusion

L’épicerie en ligne au Québec en est encore à ses débuts. Il est incroyable de voir que ni Provigo, ni Métro ne proposent de tels services ! Leurs sites respectifs ne servant que de circulaires en ligne, de répertoire de recettes, de localisation de magasins… voir même, dans le cas de Métro, la possibilité de rédiger notre liste d’épicerie, mais pour pouvoir simplement l’imprimer par la suite !

Épicerie Direct a l’avantage d’être le premier supermarché 100% en ligne et conçu uniquement pour cela. D’ailleurs, ne serait-ce que pour la rigueur avec laquelle ils traitent les commandes et les clients, je préfère les services d’Épicerie Direct à ceux de chez IGA.

Cependant, l’épicerie en ligne a quelques limites. En particulier, il est difficile d’avoir la même information que sur l’emballage du produit en magasin. La plupart du temps, les sites ne proposent tout juste que le poids ou la quantité. Imaginez les personnes qui sont allergiques ou qui doivent vérifier la composition d’un produit, dans le cadre d’une diète particulière, l’épicerie en ligne n’est pas vraiment envisageable pour eux ! Même chose concernant l’information sur l’origine des produits frais, souvent absente.

En attendant peut-être l’arrivée d’autres acteurs dans le domaine, que vous ayez des difficultés à vous déplacer, que vous n’ayez pas de temps à perdre dans les supermarchés ou que vous n’ayez pas de voiture, vous avez maintenant la possibilité de choisir entre deux compagnies sérieuses, qui ont chacune leurs avantages et inconvénients.

IGA

Bons points :

  • Plus de choix
  • Couverture complète du Québec
  • Site internet « moderne »
  • Points « Air Miles » pris en compte

Mauvais points :

  • Choix de paiement (carte de crédit parfois même juste paiement comptant !)
  • 8$ de frais pour une commande 100% en ligne
  • Manque encore beaucoup de photos des produits

Épicerie Direct

Bons points :

  • Service soigné et impecable
  • Choix de paiement, en particulier Interac à la porte
  • Récupération des bouteilles consignées
  • Viande mise sous vide (plus longue conservation)
  • Pas de frais de cueillette ou de livraison
  • Livraison sur le lieu de travail si vous le souhaitez

Mauvais points :

  • Moins de choix
  • Uniquement pour la région de Montréal
  • Site internet un peu dépassé
  • Prix parfois un peu plus dispendieux

Pour en savoir plus :

Un peu de HTML5 pour ce soir ?

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« Wow ! » … C’est, comme moi, ce que vous vous direz sans doute en regardant ce « démo » de site. Une belle réalisation, reposant sur des effets visuels interagissants avec la souris et la musique, ainsi que l’intégration de « Tweets ».

Image 2

Est-ce que cela préfigure ce à quoi ressembleront les prochains sites internet ? Est-ce vraiment une application utile du HTML 5.0 ? Je ne le sais pas, mais ça reste joli ! C’est déjà ça non ?

[MÀJ 19h30] – En y regardant de plus près, ceci est réalisé à partir de quatre fichiers de scripts, représentant au total 100ko, une page html de 2ko, sans oublier le fichier mp3. Bref, aussi efficace que léger !

(Via GuiM)

Jouez au casse-brique humain

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Voici une des plus belles publicités virales que je connaisse. La compagnie finlandaise Nokia, pour promouvoir l’un de ces produits, a mis en ligne une campagne qui allie vidéo d’animation « image par image » et jeu de casse-brique humain absolument génial.

C’est vraiment très bien réalisé… à voir et à revoir : publicité Nokia.

Bienvenue à Intruders.tv Canada

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Souhaitons la bienvenue à la chaîne canadienne, du réseau d’information vidéo : Intruders.tv. Montée à l’initiative de quatre blogueurs montréalais, cette chaîne vient tout juste d’ouvrir ses portes pour notre plus grand plaisir.

Intrduders.tv

Benoit Descary, Vincent Abry, Christian Aubry et Laurent Maisonnave vont ainsi nous parler de l’internet, des nouvelles technologies et, sans aucun doute, du très à la mode « Web 2.0 ».

Je leur souhaite donc la meilleure des chances dans leur projet. La grenouille givrée sera là pour suivre et supporter leur initiative assez originale, dans ce grand monde des nouvelles technologies de l’information.

À voir également, Intruders.tv sur ZeCanada.

Pour les abonnés de Vidéotron sur Mac

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Guillaume Boudreau a conçu un « widget » pour le Dashboard de Mac OS X, destiné à surveiller notre consommation internet. Son installation est très simple : après avoir donné son identifiant Vidéotron, le « widget » va directement aller chercher votre consommation internet sur le site du fournisseur d’accès.

L’idéal serait une version pour Yahoo! Widget, ce qui permettrait d’en faire profiter les utilisateurs de Windows.

Videotron internet usage monitor

Vous pouvez télécharger ce « widget » à cette adresse : Pomme Pause.

Via : Mac Québec.

Avis de naissance

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La blogosphère québécoise est un monde vivant. Les uns disparaissent, mais d’autres éclosent dans ce merveilleux monde de diversité et de créativité.


J’aimerais donc vous annoncer, l’arrivée d’un nouvel acteur de la blogosphère québécoise, en la personne de Alain, un fidèle lecteur et commentateur, qui a décidé de sauter le pas, il y a une dizaine de jours.

Si vous suivez les commentaires qu’il a pu laisser ici même, vous reconnaîtrez son style tempéré et son esprit de synthèse.

Son blogue, intitulé « Chroniques de Nouvelle-France », se veut un espace où il traitera, à sa façon, de l’actualité québécoise, mais aussi, de l’actualité francophone en général, comme il l’explique dans sa petite présentation.

Un blogue donc à lire et à ajouter à vos favoris !

Vie et mort d'un blog… (2)

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Souvenez-vous, il y a quelques mois, je réagissais à la fermeture du blog de Stéphane Dompierre qui avait été victime d’une « vendetta » ridicule suite à la rédaction d’un billet d’humour. Son blog existe encore, mais sous une forme bien différente…

Aujourd’hui, c’est l’excellent blog « Geneviève reçoit » qui met la clef sous la porte, certes, pour des raisons bien différentes.

Le blog de Geneviève Piquette faisait partie de ma routine quotidienne. En prenant mon café du matin ou en buvant une bière durant la soirée, son blog était une étape incontournable de ma tournée virtuelle.


Avec grand talent, Geneviève nous livrait son point de vue sur l’actualité mais d’une manière très originale. Ainsi, plutôt que de commenter simplement un fait ou un événement, comme nous sommes nombreux à le faire, Geneviève prenait le parti de l’humour et de la dérision tout en livrant un message plein de bon sens.

Mais là où elle a su être particulièrement habille, c’est dans la manière de présenter les choses, sans choquer, sans forcément chercher la polémique. Le bon sens primait toujours dans ses interventions, ponctuées de pointes d’humour qui apportaient une bonne dose de fraîcheur au sein de la blogosphère québécoise.

C’est toute cette originalité qui va créer un vide dans ce petit monde virtuel. Mais tous ceux qui, comme moi, nourrissent leur blog d’articles et de billets, savent à quel point tout ceci peut être prenant, surtout si l’on décide d’y être actif quotidiennement (ce qui n’est pas mon cas).

Alors c’est sous la forme de ce modeste hommage, que je tenais à remercier Geneviève pour sa créativité et pour tous les rires qu’elle a provoqué chez moi en la lisant. J’invite également tous ceux qui ne connaissent pas sa prose, d’aller parcourir son blog : plaisir garanti !

Bonne chance donc à Geneviève pour la suite !

Michel Delpech + Depeche Mode = Delpech Mode

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Ça faisait un maudit boute que leur site traînait dans mes signets, puis là, c’est décidé, fallait que je vous en parle… voici le groupe Delpech Mode !

Le nom vous rappelle quelque chose ? … C’est normal ! Ces jeunes Français ont décidé de pasticher le groupe britannique Depeche Mode (que j’adore, personnellement), et le chanteur Français post-ringard des années 70/80 (on dirait ici « quétaine »), Michel Delpech.

Si vous avez la mémoire qui flanche, voici un extrait de « Enjoy The Silence » du groupe Depeche Mode :

Puis, voici « Le Loir et Cher » de ce cher (allô le jeux de mots !) Michel Delpech :

Là où le groupe Delpech Mode est très fort, c’est qu’ils ne se contentent pas de faire de la musique (ça reste une joke tsé, donc ce n’est pas la chanson du siècle), mais de pasticher les vrais vidéos-clips de Depeche Mode… Ainsi, voici le résultat de ce fameux mélange « Le Loir et Cher » et « Enjoy The Silence » :

Incroyable hein ? … Mais le pire, c’est qu’ils en ont fait d’autres ! Un vrai régal ! … Je vous invite à visiter leur site, très bien fait et très drôle en plus !

Le site officiel de Delpech Mode.

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