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Découvrez l'iPad d'Apple : entre réjouissances et déceptions

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Douze ans après l’abandon du « MessagePad » (plus connu sous le nom de « Newton »), Apple tente de nouveau l’expérience de la « tablette » en dévoilant aujourd’hui, devant un public de journalistes et de blogueurs, sa nouvelle création : l’iPad. La « tablette numérique » made in Apple était attendue, très attendue même, au point de se retrouver au centre d’un formidable « buzz » depuis quelques semaines sur le net, ce qui fît dire d’ailleurs au Wall Street Journal : «La dernière fois qu’il y a eu autant d’engouement autour d’une tablette, les dix commandements étaient écrits dessus».

Du MessagePad à l’iPad

Contrairement donc à ce que peuvent affirmer certains journalistes et quelques blogueurs à la mémoire courte, l’iPad n’est pas la première tablette conçue par le géant californien. En 1993, John Sculley (alors CEO d’Apple), présenta un produit révolutionnaire pour l’époque : le MessagePad.

Il s’agissait d’une tablette monochrome, pilotée par un système d’exploitation exclusif baptisé Newton OS (d’où son surnom), qui offrait des fonctions d’agenda, de bloc-notes, de carnet d’adresses, de courrier électronique et d’échange de télécopies. En fait, le « Newton », était le tout premier assistant électronique portable (PDA) et disposait de fonctions qui se sont retrouvées, plus tard, dans la plupart des assistants connus, comme le « beam » (transfert sans fil entre deux appareils), la reconnaissance d’écriture ou encore l’utilisation d’un stylet sur un écran tactile.

Sorti sans doute quelques années trop tôt, dans un contexte très difficile pour Apple, le MessagePad fût abandonné début 1998 et quelques anciens membres de la division « Newton » fondèrent PalmSource, puis Handspring, qui fût racheté par Palm quelques années plus tard.

C’est avec la sortie du tout premier iPod, en 2001, que les premières rumeurs d’un téléphone portable et d’un PDA/tablette fabriqué par Apple resurgirent. Bref, ça fait déjà près de dix ans qu’on en parle !

Évidemment, le succès de l’iPhone, puis de l’iPod Touch son très proche cousin, a sans doute forcé la main de Steve Jobs, afin de relancer le concept d’une « tablette numérique ». Le contexte est maintenant bien différent de celui de 1993, d’abord au niveau de la santé d’Apple, qui bat des records historiques de profitabilité et qui dispose maintenant de près de 40 milliards de dollars de liquidités, mais aussi la connectivité grandissante (Wifi, 3G…), l’explosion de l’Internet… bref, mettre à jour son statut Facebook dans l’autobus, lire ses courriels sur son cellulaire ou naviguer sur le web depuis son chalet à Tremblant, n’ont maintenant plus rien d’exceptionnel. On est maintenant loin de l’envoi de fax que proposait le MessagePad.

Applications, OS et clientèle

La grande force de l’iPad, réside dans le fait qu’il ne s’agit pas d’un appareil isolé au sein de la gamme Apple, comme pouvait l’être le « Newton » il y a douze ans.

Tout d’abord il y a l’OS, qui existe déjà et qui a prouvé sa grande efficacité. Même si on imagine assez bien qu’il s’agit d’une version modifiée de iPhone OS, le système d’exploitation de l’iPad utilise le même noyau et les mêmes fonctionnalités que celui embarqué sur l’iPhone et l’iPod Touch.

Ensuite, il y a les applications. Et d’après ce que Steve Jobs a annoncé, la grande majorité des 140,000 applications disponibles sur l’App-Store, sont d’ores et déjà compatibles avec l’iPad. Le produit n’arrive donc pas « nu » et en attente de futurs développements d’applications. Il dispose, en partant, du plus important catalogue d’applications pour mobiles existant à l’heure actuelle. De plus, la suite bureautique iWork, iPhoto et divers utilitaires comme Mail, iCal et le Carnet d’adresses ont été améliorés et adaptés par Apple pour sa nouvelle création. En passant, j’espère que ses versions (en particulier iCal et le Carnet d’adresses) seront portées dans les futurs développements de Mac OS X.

Dans la même veine, soulignons l’apparition de l’application « iBooks » (Apple recycle donc le nom de son ancienne gamme de laptop « iBook »), qui est un lecteur de livres électroniques, doublé d’une boutique en ligne à l’image de l’iTunes Music Store. Le rendu des pages est très intéressant, il y a donc un certain potentiel, mais je reste sceptique et assez conservateur concernant les livres… Le plaisir du « touché » du papier et d’avoir le livre entre les mains, sera très difficile à me faire passer. Mais j’ai l’impression qu’il s’agit ici d’un des lecteurs les plus réussi dans le domaine.

Enfin, il y a la clientèle. Quelle vienne du monde iPod/iPhone ou Mac, Apple dispose maintenant d’un réservoir d’utilisateurs inégalé dans son histoire. De plus, contrairement aux années 90, la marque dispose d’une très bonne image et d’une excellente réputation auprès du grand public. Avoir un produit « pommé » fait très « tendance » et il ne fait aucun doute que les inconditionnels rêveront de posséder un iPad.

L’iPad, un produit inachevé

Mais j’aurai du mal à vous cacher ma déception. D’abord, il n’y a pas d’appareil photo/vidéo comme sur l’iPhone, ou de webcam frontale afin de réaliser des appels de type « Skype ». Je ne comprends vraiment pas ce choix.

Ensuite, l’utilisateur n’aura pas le choix de passer par des adaptateurs pour des connexions USB ou pour envoyer le signal vidéo vers un moniteur. Toujours pas de syntoniseur FM intégré… Et je ne parle même pas de l’incompatibilité avec les applications développées en Flash !

Évidemment, Apple souhaitait certainement faire quelques concessions, afin de garantir un prix relativement agressif (moins de 500$ pour le modèle de base). Gageons que les prochains modèles d’iPad apporteront ces améliorations, attendues par bien des amateurs.

Positionnement. Quel positionnement ?

Et c’est là ma principale inquiétude concernant le produit. Steve Jobs, lui, est convaincu qu’il existe une place entre l’iPhone et le MacBook (l’ordinateur portable « de base » d’Apple). Certes, il ne s’est pas beaucoup trompé depuis son retour à la tête d’Apple en 1998 et il est également habitué aux « coups de poker ».

De plus, c’est en gardant sa position d’entreprise novatrice, qu’Apple continuera à connaître du succès, j’en suis convaincu. Mais, je demeure assez sceptique concernant l’iPad.

Comme je le disais sur Twitter cet après-midi, regardez bien votre iPhone ou votre iPod-Touch… Je vous présente « l’iPad-Mini » ! Car enfin, mis à part la taille de l’écran, le lecteur de livres électroniques et, peut-être aussi, le clavier virtuel « pleine-longueur-ou-presque », qu’a t-on de plus avec l’iPad ?

C’est vrai toutefois que la taille de l’écran (un peu moins de 10″ de diagonale), pourra permettre, dans un avenir proche, le développement d’applications originales, voire même avant-gardistes, qui augmentera l’intérêt de posséder un iPad… Mais… mais… La taille est aussi un défaut.

Mon iPhone, je le glisse dans ma poche, dans ma veste… et je peux, vraiment, l’apporter partout (ou presque). Je ne pourrais pas en dire autant de l’iPad, que je serais obligé de glisser dans un plus gros sac ou dans une pochette de la taille… d’un laptop ! Alors je vous le demande, rendus là, pourquoi ne pas juste s’acheter un laptop justement ? Un laptop pas beaucoup plus grand, un peu plus lourd certes, mais qui me permettra de faire tout ce que je veux avec, vraiment.

Est-ce que l’avantage d’avoir le clavier virtuel dans l’écran et d’avoir un poids de moins de 800 grammes, sont suffisant pour le préférer à un laptop qui ne prendra pas ben-ben beaucoup plus de place ? Pour le reste, il y a toujours l’iPhone ou l’iPod-Touch !

Hormis cela, le public cible pourrait devenir celui qui achètent des netbooks, ces utilisateurs qui visent des produits pas chers (autour de 600$), qui veulent naviguer sur Internet et faire deux ou trois choses avec leur ordinateur (courriel, rédaction de lettres et visualisation de photos). Mais est-ce que cela pourrait être un public pour Apple ?

Ensuite, il y a encore le marché de l’éducation. Le lecteur de livres et la connectivité Wifi, pourraient faire de l’iPad un compagnon idéal pour les élèves dans les écoles : terminé les manuels scolaires dans les sacs, tout pourrait se retrouver dans la tablette. Mais encore là, est-ce que le potentiel est suffisant pour faire de l’iPad un succès ?

Malgré tout, Steve Jobs a toujours su créer des surprises. Le patron d’Apple a tendance à ne pas conquérir des marchés, mais à en fabriquer ! Ainsi, par exemple avec l’iTunes Music Store, il a su révolutionner l’achat de la musique en ligne, alors qu’il était pratiquement inexistant auparavant.

L’avenir nous le dira…

Pour en savoir plus :

Si Facebook servait à publier des "tweets", il s'appellerait Twitter !

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Si vous suivez les humeurs de la Grenouille Givrée, vous devez savoir à quel point je déteste cette nouvelle mode, qui consiste à synchroniser les statuts du réseau Facebook, avec les tweets publiés sur Twitter. Outre le fait d’être contre-productif, cela devient une véritable invasion, qui conduit à tout simplement perdre le fil de certaines publications de vos amis Facebook.

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Je ne sais pas pour vous, mais mon flux de publication de nouvelles Facebook (le « feed »), me sert à suivre l’actualité, les changements de statuts, les différentes publications et photos de mes amis et contacts Facebook. J’ai choisi de les suivre, comme ils ont choisi de me suivre.

Un « Retweet » dans un flux Facebook n’apporte rien !

Ainsi, de voir mon flux de nouvelles pris d’assaut par des « RT @pierre » ou des « @jacques » me gêne, tout simplement ! De savoir que « J’ai passé un très bon moment avec @Ginette @Max et @Popol » m’indiffère totalement, car si j’avais voulu le savoir, je vous aurais suivis sur… TWITTER !

J’ai rien contre le fait qu’un lien que vous publiez sur Twitter, puisse aussi être partagé sur votre compte Facebook de manière ponctuelle. Là où je vois de l’abus, c’est lorsque les deux outils sont synchronisés de manière unilatérale ! Après tout, ceux qui veulent tout savoir de vous, ils vous suivent aussi sur Twitter, les autres… ben c’est peut-être parce que leur intérêt pour vous est un peu plus limité. Faut pas leur en vouloir, c’est aussi leur choix.

Parce que d’un autre côté, ceux qui vous suivent aux deux places, ont donc droit aux maudites mêmes informations à deux reprises ! Une fois de temps en temps ça passe, mais à la longue, ça devient juste énervant ! Du coup, j’arrête progressivement de suivre sur Twitter les « duplicateurs »… Quel intérêt de le faire, vu qu’ils utilisent Facebook comme s’il s’agissait d’un compte Twitter ?

De la même façon, quel est donc l’intérêt de publier des informations totalement inexploitables sur Facebook ? Un « RT @Sophie » dans un flux de nouvelles Facebook ne sert absolument à RIEN, puisqu’il s’agit d’une syntaxe propre à Twitter.

Partage sur Facebook, micro-blogging sur Twitter

Bref, ceux qui vous suivent aux deux endroits le paie en devant lire deux fois les mêmes choses et ceux qui ne vous suivent pas sur Twitter, le paie aussi en voyant des éléments inexploitables via Facebook ! Un statut, c’est un statut, cela n’a rien à voir avec du micro-blogging comme on a tendance à qualifier Twitter.

D’ailleurs, quelques commentaires postés ici-même par des visiteurs, allaient un peu dans le même sens :

Twitter est un outil intéressant, comme FaceBook, il fait partie des belles découvertes dans la catégorie des réseaux sociaux. Malgré tout, la multiplication des réseaux et des outils font que le flot est de plus en plus important, (…)  mais aussi que l’information [y] est dupliquée, 1 fois, 2 fois, 10 fois.

Une personne pourra donc donner la même info sur FB, Twitter, FF et autres. C’est une forme de pollution qui est incompatible avec l’efficacité et l’esprit même du web. On peut même comparer cela à une forme de « spam ». Alors quand tu parles de tri, il faut penser aussi à ce genre de choses.

Webconceptor, dans le billet « Êtes-vous un Twitter snob ?« 

De toute manière, j’ai retiré de mes contacts les personnes victime de baigaiment entre FB et Twitter. Ça sert à quoi d’avoir leur tweets dans FB????

Ça le dit: STATUT Facebook et TWEET sur Twitter! S’il existe du monde qui sait pas faire la différence entre un statut et de la « parlote » comme on pourrait traduire avec « tweet », c’est qu’ils doivent aller parler à un spécialiste.

Mortimer, dans le billet « De l’utilité de Twitter« 

Nous avons déjà du mal à suivre ce flux d’informations de plus en plus important, il serait donc temps de s’aider, au moins, en évitant de devoir retrouver plusieurs fois les mêmes choses un peu partout. Pensez que la plupart des utilisateurs de Facebook ou de Twitter ne passent pas leur journée sur Internet et qu’ils devront faire un tri de plus ne plus laborieux, à chaque fois qu’ils se connecteront.

Rejoignez le GACoD !

Du coup, si comme moi vous êtes tannés de la duplication systématique de contenu, je vous invite à rejoindre mon nouveau groupe Facebook : le GACoD – Facebook ≠ Twitter (ou d’autres groupes comparables).

Le Groupe d’Action Contre la Duplication est donc né. Évidemment, ce n’est pas vraiment sérieux et cela reste dans un esprit de dérision. Malgré tout, si avec nous vous êtes décidés à faire prendre conscience aux autres, que l’intrusion systématique de Twitter dans nos feeds Facebook est une forme de pollution, peut-être que nous arriverons à faire échec à cette « mode ».

Je le répète, si on a le goût d’avoir plus d’informations publiées par un individu, on ira le suivre sur Twitter… dans le cas contraire, inutile nous contraindre.

La Nissan Leaf : enfin une vraie voiture ?

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Le groupe japonais Nissan, vient de dévoiler aujourd’hui la Leaf (avec un nom pareil, je gage que ça va bien se vendre à Toronto !). Il s’agit d’un modèle de voiture électrique, qui devrait arriver sur le marché nippon, étasunien et européen dans le courant de l’année 2010.

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Est-ce une énième tentative de créer un marché, aujourd’hui pratiquement inexistant ? Ou est-ce enfin un modèle de voiture électrique sérieux, qui pourraient séduire le commun des mortels ?

Regardons d’abord les caractéristiques de la Nissan Leaf :

  • Capacité de cinq places
  • Vitesse maximale : 140 km/h
  • Autonomie : plus de 160 km
  • Moteur à courant alternatif
  • Batterie de type lithium-ion à structure laminée
  • Puissance électrique maximale : 80 kW
  • Couple : 280 N.m
  • Capacité totale de la batterie : 24 kWh
  • Nombre de modules : 48
  • Temps de charge pour 80% de capacité : 30 minutes
  • Temps de charge maximal : moins de 8h (200 V)
  • Phares à diodes électroluminescentes (DEL)

À première vu, et même si je suis loin d’être un spécialiste, les caractéristiques sont intéressantes. D’ailleurs, suite à différentes études, les caractéristiques de ce modèle conviendrait à 70% des conducteurs de voitures dans le monde. C’est assez clair que dans un usage quotidien, l’autonomie affichée de 160 km est bien suffisante. Reste à savoir si, comme dans le cas des ordinateurs portables, l’autonomie affichée est réaliste ou si c’est une distance uniquement atteinte dans certaines conditions, sans phares allumés, sans radio, sans air climatisé et en laboratoire.

De plus, dans le cas de nos contrées nordiques, il y a toujours le problème de l’effet du froid sur la batterie. J’ai bien entendu un spécialiste de la question, il y a quelques temps, nous dire que des progrès avaient été réalisés dans le domaine. J’attends de voir.

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La Nissan Leaf semble être prometteuse. Surtout, comme c’est annoncé, si son prix est attractif (les tarifs seront néanmoins dévoilés un peu plus tard).

Pour en savoir plus :

Bing + Yahoo! = Bingo ?

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Le jeu de mots est assez minable, je vous l’accorde. Mais l’occasion était trop belle pour passer à côté, voilà donc qui est fait !

Voici donc Microsoft et Yahoo!, embarqués dans le même bateau de la recherche en ligne. En tout cas, ça en prend le chemin. Après avoir passé un an et demi à courir après Yahoo! pour le racheter (un peu moins de 50 milliards US étaient en jeu), en vain, voici que le géant de Redmond, finit par s’associer avec l’ancien chef de file de la recherche en ligne.

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Il paraît évident pour les deux compagnies, qu’elles devaient agir au plus vite, pour ne pas laisser le champ (complètement) libre au, désormais géant, Google.

Microsoft et Yahoo! espèrent faire changer les habitudes

Microsoft essaye bien de relancer son moteur de recherche, rebaptisé « Bing », mais cela en prend un peu plus pour changer les automatismes des gens. Certes, leurs habitudes ont déjà changé par le passé et peut-être que Microsoft et Yahoo!, par leur association, misent sur un nouveau revirement de la part des internautes.

Parce que, je ne sais pas si vous vous en rappelez, mais avant l’arrivée de Google, Yahoo! régnait (presque) en maître sur le monde de la recherche en ligne. Le moteur était organisé en catégories, en fait, il s’agissait d’un gros annuaire dans lequel Yahoo! souhaitait répertorier tous les sites de la toile. Son moteur allait juste fouiller dans les différentes catégories, afin d’en ressortir les résultats.

Tenir un répertoire du net, avec les années, devint quelque chose d’impossible et ce n’est pas l’arrivée de Google dans le décor, qui arrangea les affaires de Yahoo!

Google, la recherche, la publicité et ses nombreux outils

Google n’apporta pas juste une nouvelle façon d’effectuer des recherches sur le net, Google apporta également la simplicité et la clarté. Tapez un mot et… « Bing! », vous avez les résultats. De là, Yahoo! ne perdit pas seulement le monopole de la recherche en ligne, il perdit aussi des revenus publicitaires très importants. Alors, comme pour colmater les brèches, Yahoo! tenta de se transformer : nouveau moteur de recherche, portail généraliste… mais le mal était fait et les glorieuses heures de Yahoo! étaient désormais choses du passé.

Personnellement, je pense que Yahoo!, plutôt que d’innover, a juste tenté de survivre. Alors que Google, maintenant solidement implanté, a eu tout le loisir d’étendre son influence. Aujourd’hui, Google n’est plus juste un moteur de recherche, c’est une plate-forme d’outils en ligne de plus en plus nombreux et efficaces.

Google est devenue une référence

Jadis, dans ce petit monde, il fallait se comparer à IBM, puis à Microsoft. Depuis les années 70 et 80, les choses ont bien changé. Désormais, quand il est question d’innovation et d’efficacité, en tout cas sur le net, on parle de Google. Google qui détient maintenant une part énorme du marché publicitaire en ligne. Google qui propose des outils de messageries, de planification et bientôt, grâce à « Wave », qui devrait proposer un outil de travail collaboratif, d’une redoutable efficacité.

Pendant ce temps, Microsoft paie encore pour les choix contestables de Bill Gates. Gates, au milieu des années 90, ne croyait pas vraiment à l’internet et n’a donc pas engagé suffisamment de ressources, afin de s’imposer dans le domaine. Ressources qui, vous le savez, ne manquaient déjà pas à l’époque.

Lorsque Microsoft a réagit, le mal était fait. Il y a bien eu le rachat de HoTMaiL, le succès de MSN messenger… mais lorsque les internautes ont une question, ce n’est pas vers Microsoft qu’ils se tournent, il vont voir Google !

De là les habitudes… 65% des Étasuniens utilisent Google pour leur recherche. Yahoo! et Microsoft, ensemble, ne représentent que 28% (8% au Canada et au Québec selon Éric Baillargeon dans La Presse). Google est tellement ancré dans les mœurs, qu’il est même devenu un verbe. On se « google » allègrement, même si ce n’est parfois pas très bon pour notre ego.

Est-ce que Microsoft et Yahoo! pourront redresser la barre ?

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Aujourd’hui, je répondrais par la négative, sans la moindre hésitation. Parce que désormais, outre la recherche, Google s’impose de plus en plus dans d’autres domaines. Donc il ne suffira pas d’entrer en compétition pour la recherche en ligne, il faudra que les deux nouveaux complices attaquent sur plusieurs fronts, tout en apportant des produits attractifs et novateurs… puisque sinon, n’imaginez tout de même pas séduire les gens, avec des produits similaires, alors qu’ils ont leurs petites habitudes, leur compte utilisateur, leurs contacts… chez Google.

Mais nul ne peut savoir précisément ce qu’il se passera. Peut-être que les deux compères ont déjà une idée révolutionnaire derrière la tête ? Qui sait ? Je ne le crois pas, en tout cas pas aujourd’hui. Depuis quelques années ces deux là, en terme d’innovation, c’est pas mal proche du zéro absolu. Contrairement à Google.

Alors est-ce que le fait que Yahoo! utilisera bientôt le moteur de Bing, changera quelque chose ? Savez-vous quoi ? Pour faire ce billet, je me suis rendu sur Bing afin de voir à quoi ça ressemblait. Depuis sa sortie, je n’étais même pas allé voir ! Je ne parlerais pas de Yahoo!, dont j’utilise le compte créé chez eux uniquement pour profiter de Flickr… et parce que j’y suis contraint. Sinon…

Évidemment, je ne dis pas être particulièrement représentatif des internautes, mais pour le moment, y’a rien qui m’incite à ne pas utiliser Google pour ma recherche.

Pour en savoir plus :

Simplify Media : écouter votre musique… partout !

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Le logiciel dont je vais vous parler n’est pas vraiment une nouveauté, mais vu qu’il peut rendre de très bons services et qu’il peut intéresser autant les utilisateurs de Mac, Windows, Linux, iPod Touch et iPhone, qu’on aurait tort de ne pas en profiter…

Mais que fait « Simplify Media » ?

Le principe est assez simple. Après avoir installé le logiciel, vous pouvez autoriser le partage de votre bibliothèque musicale iTunes (iTunes, Winamp et Windows media sur PC) et de vos listes de lecture à qui vous le souhaitez. Il faut, bien-entendu, que « Simplify Media » soit également installé et ouvert sur l’ordinateur « client », mais vu qu’il est gratuit et simple d’installation, pourquoi vous en priver ? Au moment de l’installation, vous créerez un nom d’utilisateur et vous pourrez même protéger l’accès par un mot de passe.

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Autre détail important, personne ne peut se connecter à votre bibliothèque iTunes sans votre accord. En effet, un peu à l’instar de Facebook, vous devez accepter au préalable l’invitation pour rendre l’accès possible, ou même de votre ordinateur portable et ce, même si vous n’avez assigné aucun mot de passe.

Par la suite, vous pouvez toujours retirer les accès aux personnes que vous aviez préalablement autorisé. Le nombre « d’invités » étant limité à 30, ce qui est déjà pas mal !

Applications possibles avec « Simplify Media » ?

En déplacement ou en vacances, vous ne vous déplacez pas toujours avec l’intégralité de votre bibliothèque iTunes. Bien des personnes ont leurs MP3 sur un ordinateur de bureau et utilisent plutôt un ordinateur portable hors de leur domicile. « Simplify Media » vous permet d’accéder, via une connexion internet, à tous vos MP3. Évidemment, cela se fait en flux continu (« streaming » comme disent les Chinois), alors cela reste tributaire de la qualité du débit. Mais entendons-nous bien, on parle ici de format MP3 et non de vidéo. De nos jours, les connexions permettent sans problème ce genre de partage audio, sans occasionner de « coupures » de son.

Autre possibilité, pouvoir écouter des MP3 différents d’une pièce à l’autre. En mettant en commun tous les MP3 d’un foyer, ou d’une entreprise, plusieurs utilisateurs peuvent accéder aux MP3 de leur choix, sans forcément les avoir sur leur ordinateur.

Bien-sûr, « Simplify Media » peut également servir à faire découvrir votre bibliothèque musicale à vos amis. Par contre, l’écoute seule est possible. Donc, oubliez le « partage intégral » de vos MP3, vu que le téléchargement n’est pas possible.

Votre musique (et celle des autres) sur votre cellulaire

Mais là où je trouve « Simplify Media » remarquable, c’est dans son utilisation « nomade » (le fameux terme à la mode). Ainsi, si vous jugez que les 32Go de votre iPod Touch ou de votre iPhone sont trop « juste » pour vos MP3, il n’y a pas de quoi s’en faire. « Simplify Media » permet de profitez de tous vos MP3 depuis votre terminal mobile, que votre bibliothèque fasse 40Go ou 200Go !

Pour le iPod Touch cela prendra, bien-sûr, une connexion Wi-Fi. Pour ce qui est de l’iPhone, cela fonctionne très bien sur lex réseaux EDGE, 3G et Wi-Fi. Je l’utilise régulièrement sur mon iPhone, quelque-soit l’endroit, lorsque j’ai envie d’écouter autre chose que mes « listes » enregistrées de mon appareil.

Par contre, contrairement à la version pour ordinateur, celle pour iPhone et iPod Touch est payante (3.99$ ou 5.99$ CDN). Mais si vous manquez d’espace sur votre iPhone et que vous êtes régulièrement frustré de ne pas pouvoir tout y mettre, « Simplify Media » peut être une bonne solution.

Mais il faut noter que la version iPhone est plus complète. Ainsi, les pochettes d’album apparaissent à l’écran, ainsi que les paroles (quand elles sont déjà enregistrées dans votre iTunes)… bref, l’interface est très similaire au lecteur musical de l’iPod. Sur la version 2 (celle à 5.99$ CDN), vous pouvez désormais créer vos propres listes de lecture à distance ainsi que de profiter d’une rubrique « favoris » dans laquelle, vous pourrez faire vos ajouts.

On parle bien ici de musique en « flux continu » donc, attendez-vous à des périodes de « latences » entre les chansons, le temps que le début de la musique se charge dans la mémoire de l’appareil (selon la connexion, quelques secondes tout au plus). Donc, ne comptez pas trop jouer aux « DJ » dans les soirées avec ce logiciel.

Prévoyez cependant quelques minutes pour pouvoir accéder à l’ensemble des bibliothèques partagées. En effet, le logiciel doit aller chercher les titres, les noms des artistes et les listes de lectures disponibles. Donc, plus il y a de morceaux, plus cela peut prendre de temps (même avec la version PC/Mac)… par contre, cela ne vous empêchera pas de commencer la lecture des premiers morceaux disponibles.

Par contre, après avoir essayé la version « originale » et la nouvelle version « Music 2 » pour iPhone, mis à part la possibilité de créer des listes « à la volée » ainsi que des favoris, je comprends mal cette différence de deux dollars. Pour ma part, pas grand chose ne les justifie.

Êtes-vous un "Twitter snob" ?

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J’ai fait une découverte cette semaine. Grâce à l’article paru sur le blogue de Stéphane Guérin, j’ai pu prendre conscience d’une nouvelle maladie, d’un terrible fléau, d’une tare dont personne n’aimerait être affublé : le « Twitter snobisme ».

Mais qu’est-ce qu’être un « Twitter snob » ?

Un « Twitter snob », c’est quelqu’un qui ne daigne pas appliquer la « règle » de la réciprocité, lorsque certaines personnes l’ajoutent à leur liste. Bref, quelqu’un décide de me suivre sur Twitter, je décide de ne pas le suivre… je suis un « Twitter snob ». Assez terrible n’est-ce pas ?

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Évidemment, vous l’aurez compris, il y a beaucoup d’ironie dans mes propos. D’abord parce qu’il n’existe aucune règle de « réciprocité », et qu’en plus… ben, jusqu’à preuve du contraire, on est encore libre de suivre qui on veut ! Et là-dessus, je partage l’opinion de Stéphane Guérin cité plus haut.

D’ailleurs, dans son texte, il fait référence au billet de Michelle Blanc, concernant Facebook, dans lequel il est écrit : « Que faites-vous lorsque quelqu’un que vous ne connaissez pas vous présente sa carte d’affaires dans la vraie vie? Lui dites-vous non je ne la veux pas ».

Facebook, une carte de visite ?

J’avoue que je trouve déjà la comparaison Facebook/carte de visite, assez tendancieuse. Vous prenez la carte de visite de quelqu’un, vous ne prenez « que » le bout de carton sur lequel vous trouverez ses coordonnées. Il n’y a aucun engagement relié au simple fait d’accepter cette carte. Pour bien du monde, quand il s’agit seulement d’un échange de cartes d’affaires, ils iront rejoindre des dizaines d’autres dans une boîte ou un répertoire, pour les plus chanceuses et pour les autres, finiront dans la fameuse « filière 13 ».

Car arrêtons deux secondes l’hypocrisie dégoulinante de politiquement-correct, qui conserve toutes les cartes de visite qu’il reçoit ? Naturellement, on finit toujours par faire un tri entre celles qui serviront, celles qui pourront « éventuellement » servir et celles qui, on le sait en partant, ne serviront à rien ou à si peu.

Facebook, contrairement donc à la carte de visite, est relié à un certain « engagement » : celui d’être un contact actif avec la personne qui accepte l’invitation. Suivant l’activité de cette personne sur Facebook, vous aurez donc l’immense privilège de suivre toutes les informations dont votre nouveau « contact » vous autorisera à voir… et pour la majorité des utilisateurs de Facebook, l’usage des « filtres » n’est vraiment pas généralisé et encore moins sélectif en fonction des contacts (professionnel, privé, famille, amis proches…).

Du coup, suivre les vacances d’untel sur les plages de la Floride, voir les photos de sa blonde en bikini apparaître sur votre fil de nouvelles, découvrir la face du dernier né d’unetelle, ou de lire « Aujourd’hui il pleut encore, quel temps pourri ! »… quand cela vient d’amis ou de proches, ça passe encore, mais lorsque cela vient d’une personne que l’on ne connaît même pas, ça devient vraiment ridicule !

Dans mon cas, je refuse systématiquement les invitations de personnes que je ne connais pas en « vrai », à moins que :

  • Nous ayons des « contacts » en commun et que je juge le profil intéressant à suivre
  • Un message pertinent ait été joint à la demande de contact

Évidemment, dans le cas de Twitter, je suis beaucoup plus flexible. D’abord parce que l’usage n’est pas le même et ensuite parce qu’il ne donne pas accès à des informations privées.

Mais sans être un gros consommateur de Twitter, j’y vois déjà certaines limites. Car avant tout, il faut savoir faire un choix : soit on suit tout ce qui est publié, mais même avec quelque dizaines de contacts, on peut être facilement accaparé par le nombre et la fréquence des messages (dans mon cas, parfois plus de 400 dans une seule journée !), soit on ne suit que ponctuellement les publications de messages, mais dans ce cas, il faut être bien conscient que l’on passera à côté d’informations qui pourraient s’avérer intéressantes pour nous.

Un flot d’information qu’il faut savoir maîtriser

Et il est là le point ! Il suffit de quelques contacts sur Twitter pour être facilement dépassé par le flot d’informations que l’on reçoit, alors si, en plus, vous ajoutez systématiquement toutes les personnes qui vous suivent, vous n’en sortirez jamais… ou, vous perdrez en efficacité, c’est une évidence !

Car enfin, si vous utilisez Twitter, c’est pour que cela puisse vous aider, non ? Que cela soit en ayant rapidement de l’information, des nouvelles pouvant vous servir dans votre travail, des potins qui pourraient vous intéresser… Que sais-je moi ? Selon vos intérêts, vos passions, vos attentes ! Alors si à vos propres intérêts, vous ajoutez sans discernement ceux des autres, juste le temps que vous passerez à faire le tri, vous fera perdre d’autant votre efficacité, et je ne parle pas seulement de rendement au travail. Des concepts comme Twitter sont censé vous faire gagner du temps ou, au minimum, susciter de l’intérêt… mais tout comme pour Facebook, où se trouve donc l’intérêt de suivre quelqu’un qui parle de ses états d’âme, de la température, ou de sujets qui, de toute manière, ne vous intéresseront jamais… et qu’en plus, vous ne connaissez même pas cette personne ?

Pour Twitter, c’est simple. Je regarde les dernières publications de la personne qui me suit. Les publications ont l’air de « coller » avec mes intérêts, ou il donne de l’information pertinente ? Je la suis ! … Si j’ai un doute, je pourrais toujours l’enlever, dans ce temps-là, c’est un peu comme une probation : je fais un tri aux semaines ou aux deux semaines c’est selon.

Personne qui suit tout le monde (genre 2,000 personnes), mais qui n’est suivie que par 15 individus : c’est louche ! Personne qui s’exprime dans une autre langue que la mienne (et que je ne connais pas), alors que je ne publie qu’en français, c’est louche pas mal également ! Publicité déguisée, vente pyramidale, publication trop systématique d’informations non vérifiées (hoax)… c’est certain que je ne suivrais pas, quel intérêt ?

Partager du temps « virtuellement » avec quelqu’un, que l’on ne fréquenterait pas en vrai ?

Alors ne nous laissons pas influencer par les « gourous » du web, qui nous disent comment penser et « bien » agir sur Internet. Surtout que, comme je viens de l’expliquer, suivre tout le monde revient à perdre en efficacité, le contenu pertinent finissant par être noyé dans le flots d’informations que l’on peut recevoir.

C’est nous, l’usager, qui décidons la manière dont on veut utiliser les outils que l’on peut trouver sur le web, que cela soit Twitter ou Facebook… Vous voulez ajouter tout le monde ? Vous en êtes libres ! Mais cette liberté, par contre, elle, elle est vraiment réciproque, alors je pense qu’il y a de meilleures chose à faire que d’attribuer de grotesques épithètes, à ceux qui choisissent de ne pas vous suivre !

Au lieu de comparer aux cartes de visites, je comparerais plutôt aux groupes sociaux, aux cercles d’amis ou de connaissances. Quand on rencontre quelqu’un qui ne nous inspire pas, avec qui on n’a aucun intérêt en commun… hé bien désolé, mais il y a peu de chance pour que l’on passe du temps ensemble ! Alors pourquoi accepter de passer du temps « virtuellement » avec quelqu’un, alors que dans la vraie vie, on ne l’aurait pas fait ?

C’est tout le paradoxe de la situation !

Donc, ne vous en faites surtout pas, je n’aurais pas la moindre rancune, si vous décidez de ne pas me suivre sur Twitter… de la même façon que je n’en veux à personne de ne pas s’intéresser à mon blogue, alors que je m’intéresse au leur.

Dix jours en compagnie d'un iPhone 3GS

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Cela fait maintenant dix jours que j’ai acheté le tout dernier modèle d’iPhone. Dix jours à le parcourir, à l’utiliser et même à le sur-utiliser parfois !

Mais pour commencer, plantons le décor. Depuis environ un an que l’iPhone 3G est disponible au Canada, je suis parvenu à résister à la tentation. Certes, la première grille tarifaire proposée par Rogers à l’époque (un des tarifs les plus chers au monde !), m’avait refroidit et même fait questionner sur le fait de rester, ou non, client chez eux.

Par chance, et devant le tollé soulevé par les blogueurs (entre-autres), Rogers a revu sa copie par la suite. Mais « chat échaudé craignant l’eau froide », j’ai préféré attendre et voir un peu comment cela allait évoluer.

Je cède donc à la tentation…

Finalement, l’attente fût récompensée. Le 19 juin dernier sortait donc un nouveau modèle, plus puissant, avec plus de capacité et la très attendue fonction vidéo ! (Lire ma chronique : « iPhone 3GS, la meilleure riposte au Palm Pre« )

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En sortant du travail vers 14h30 (j’ai le droit, je commence de bonne heure !), je suis allé directement à la boutique Rogers qui se trouvait à 2 minutes de mon travail. Manque de chance, ils n’avaient déjà (!) plus aucun modèle 32Go ! Ils étaient en rupture de stock depuis midi !

Désolé, je me rends au centre-ville, directement à la boutique Apple-Store de la rue Ste-Catherine. Il faut dire qu’à partir de cette même journée, Rogers/Fido n’étaient plus seuls à vendre des iPhones. Une chance pour moi puisque la boutique Apple était bien garnie !

Un iPhone noir 32Go ? Aucun problème ! Un réhaussement du téléphone ? Ça marche ! Du coup, je n’ai payé « que » 299$ pour cette petite merveille (vous pouvez aussi trouver un iPhone 3G à partir de 99$).

Par contre, dû au nombre impressionnant de demandes d’activations, il fût impossible de s’enregistrer. J’y suis resté plus d’une heure, essayant avec les très sympathiques vendeurs de rentrer dans le système d’activation de Rogers. Finalement, j’ai fait réserver mon iPhone, pour le récupérer le lendemain matin.

Bref, je passe ces petits problèmes inhérents à une forte demande, dû à la sortie du nouveau modèle d’iPhone…


Prise en main et utilisation

Passons donc au sujet de cet article : l’iPhone 3GS. Me voici donc avec le modèle 32Go, un forfait données de 6Go à 30$ par mois, des écouteurs « In-Ear » munis d’une télécommande et d’un micro sur le fil de l’oreille droite. Les écouteurs « In-Ear » sont vendus à part, mais vous en avez de très bons fournis avec l’appareil, sauf que dans mon cas, ça me prend des écouteurs « intra-oréculaires », les autres n’étant définitivement pas adaptés à mes oreilles…

Je dois vous dire qu’après dix jours, je me demande encore comment j’ai pu me passer d’un iPhone ! Vieille ritournelle que d’aucuns trouveront sans doute ridicule, ne comprenant pas comment on peut s’enticher d’un gadget « à la mode » et donc, totalement inutile. Et je peux comprendre cette réaction.

Par contre, sans dire que ma vie à changée depuis que j’ai mon iPhone (faudrait tout de même pas trop exagérer), cela la facilite et la simplifie.

Par exemple, j’ai l’impression de beaucoup moins perdre mon temps dans les transports en communs. Je passe environ deux heures par jour dans les bus de la STM. Auparavant, j’écoutais les nouvelles à la radio, ou je lisais le journal, ou encore je somnolais en attendant d’arriver (surtout le matin).

Maintenant, j’en profite pour parcourir mes flux RSS, lire les articles de Cyberpresse, de la Presse Canadienne, je réponds à mes courriels (ou je les lis), je regarde ce qu’il se passe sur Facebook et je consulte mes comptes Twitter… tout ça en écoutant de la musique. Finalement, rendu chez moi, je n’ai plus à rattraper mon « retard numérique » de la journée.

Par le fait même, je découvre un intérêt pour Twitter ! Par exemple, durant la période des agents libres (oui, je parle hockey), je pouvais, en une seule page de Twitter, visualiser toutes les rumeurs et les nouvelles au sujet des signatures de contrats. Ainsi, plutôt que de perdre un temps fou à visiter des dizaines de sites différents, je pouvais, en deux minutes à peine, me tenir informer en direct !

Pour ce qui est de la rapidité, l’iPhone 3GS est effectivement beaucoup plus rapide que mon iPod Touch, même avec l’OS 3.0 ! Les pages des applications défilent avec fluidité, les applications se lancent d’ailleurs très rapidement et je n’ai jamais attendu très longtemps pour afficher les pages web… c’est vraiment incroyable !

Côté vidéo, rien à redire. Que cela soit des podcasts vidéo ou des films, la qualité de l’image est vraiment géniale et la taille de l’écran est suffisamment confortable pour bien en profiter. Évidemment, on ne comparera pas l’iPhone avec le dernier écran ACL du marché, cela va de soit !

Côté applications, sachez que même avec des applications gratuites ou à très bas prix (genre 1$), vous pourrez trouver votre bonheur et rendre votre iPhone encore plus utile ! D’ailleurs, je compte vous parler de mes applications préférées dans de prochains articles. De mémoire, il me semble avoir entendu parler de plus de 50,000 applications disponibles, dont plusieurs milliers totalement gratuites !

Côté prise en main, étant déjà un habitué de l’iPod Touch, je n’ai pas été dépaysé. Le clavier se maîtrise très bien et je peux même taper des courriels, mettre à jour mon statut Facebook et écrire sur Twitter dans un bus en marche ! Et je peux vous dire que les rues montréalaises sont loin d’être « plates » (si vous vous souvenez de cette magnifique publicité de Pepsi).


Les défauts ?

Oui il y en a… Je ne reviendrais pas sur les défauts que j’avais évoqué dans un précédent article sur le sujet. Mais il faut bien admettre qu’une utilisation intensive du réseau 3G pour les données, fait baisser assez rapidement l’autonomie de la batterie. Cependant, je ne suis jamais tombé en « rade » durant la journée.

C’est un problème qui est tout de même bien compréhensible. La taille de l’appareil, que je peux très facilement glisser dans une poche de chemise, ne permet pas d’avoir une batterie particulièrement importante. Je suis déjà stupéfait d’avoir autant de fonctions dans moins d’un demi-pouce d’épaisseur (0.48 po exactement pour 135 grammes).

Autre défaut, l’absence de cache devant la lentille de la caméra. On en a déjà parlé au sujet des deux précédents modèles, mais je trouve ça dommage d’exposer autant la lentille alors que l’appareil, qui reste un téléphone ne l’oublions pas, peut se retrouver dans des poches, à proximité de clés ou de tas d’affaires qui peuvent rayer cette petite merveille.

Personnellement, j’ai opté pour une coque souple en silicone, ce qui protège l’arrière du téléphone et éloigne la poussière naturellement. De plus, à l’instar de mon iPod Touch et malgré le nouvel écran qui évite les traces de doigts, j’ai appliqué un film sur la surface en verre, toujours dans un but d’éviter les rayures. Pour le moment, ça se passe vraiment très bien et j’avoue que l’étui en silicone rend la prise de l’iPhone plus « sûre ».

En conclusion

C’est un superbe appareil qui nous permet de rester connecté où que l’on soit et ça, lorsqu’on utilise beaucoup internet, c’est vraiment appréciable. Je regrette cependant que les applications radios ne me permettent pas d’utiliser mon iPhone pour autre chose. En effet, les applications ne travaillant pas (pour le moment), en tache de fond, le son « coupe » lorsque l’on revient au menu. Il faut dire que l’absence de récepteur FM nous force à écouter les radios en « flux internet ». Mais j’en ai déjà parlé. C’est juste que j’aimerai tellement pouvoir écouter Paul Arcand en lisant mes courriels !

Ah ! Caprices d’humanus-technoïdien ! On va faire avec, je suis déjà conquis et encore plus inconditionnel de la marque Apple !

P.s. : je ne parlerais pas du GPS, car je n’ai pas encore eu l’occasion de « vraiment » l’utiliser. Mais j’admets que l’ajout de la fonction « boussole » rend l’orientation sur les cartes tellement plus pratique ! Je ne comprends pas d’ailleurs que cette fonction soit autant considérée comme inutile par bien du monde ! … à l’usage, je suis certain qu’ils changeront d’avis !

Pour plus d’informations : le site officiel d’Apple

iPhone 3GS, la meilleure riposte au Palm Pre

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Apple présentait cet après-midi, la nouvelle version de son téléphone intelligent, le désormais célèbre iPhone. Un peu comme il a réussit à le faire avec l’iPod, Apple est en train d’imposer un vocabulaire, mais surtout une référence en matière de téléphonie mobile. Pour preuve, la moindre nouveauté dans le domaine et ce, quelque soit la marque, est aussitôt comparé au téléphone pommé

Comme avant chaque annonce, un flot continu de rumeurs circulaient autour de l’iPhone. Habillage légèrement revu, on parlait d’un arrière noir mat doté d’un revêtement antidérapant, une caméra frontale afin d’effectuer des visioconférences, un contour noir en lieu et place de l’argenté, un écouteur placé au sommet de l’appareil, un récepteur FM… Aucune de ces rumeurs n’a été confirmée aujourd’hui, preuve est (encore) une fois faite que les rumeurs concernant les produits Apple sont souvent inexactes.

Nouvel iPhone 3GS

Pourtant, j’aurais bien aimé ce fameux récepteur FM, surtout qu’Apple s’intéressait à la compagnie Broadcom, qui avait créé une puce capable de recevoir la radio, tout en ayant les fonctionnalités GPS et Bluetooth. Dommage, je vais devoir encore traîner mon lecteur MP3 Scandisk qui, lui, est muni d’un très bon récepteur FM !

iPhone 3GS : les nouveautés

Car des nouveautés, il y en a ! Évidemment, côté habillage, le nouveau modèle ne diffère pas vraiment de l’ancien. Par contre, Apple a enfin répondu à un certain nombre d’attentes :

  • Appareil photo autofocus de 3 méga-pixels.
  • Fonction vidéo avec possibilité de montage : on filme, on sélectionne la partie de la vidéo que l’on veut conserver et l’on envoie et/ou enregistre le produit final.
  • Boussole intégrée et incluse dans des applications comme Google Maps.
  • Copier-coller… et fonction annuler (juste en secouant l’appareil).
  • Processeur deux fois plus rapide que l’iPhone 3G précédent.
  • Contrôle vocal de l’appareil (pour le téléphone, mais aussi pour le contrôle de la bibliothèque musicale).
  • Fonction de recherche étendu « à la Spotlight ».
  • MMS.
  • Fonction de messagerie avancées, une sorte de iChat embarqué où il sera possible d’envoyer des photos, des vidéos…
  • Batterie offrant une meilleure autonomie.
  • Et… la fonction « Find my phone » (avec Mobile Me), qui permet de localiser son iPhone, mais aussi, de faire apparaître un message à l’écran, ou émettre une sonnerie, afin d’attirer l’attention de celui qui a trouver votre téléphone. Pour finir, la possibilité d’effacer toutes vos données personnelles à distance en cas de vol.

… Mais encore des fonctions manquantes

Il est clair que depuis la « version 1 » de l’iPhone, Apple a considérablement amélioré son produit. Tellement, qu’il est fort probable que cela me suffise pour l’acheter. Par contre, il y a des fonctions que j’aimerai vraiment pouvoir retrouver dans l’iPhone… un jour :

  • Récepteur FM. Oui, j’y tiens !
  • Édition des documents Word en standard.
  • Possibilité d’éditer les « playlists » iTunes et les « tags » des MP3.
  • Caméra frontale pour la visioconférence.
  • Possibilité d’organiser ses applications dans des dossiers (je suis tanné de tourner les pages pour chercher mes applis).
  • … en fait, proposer différents modes de vues des applications (comme sur Mac OS dans le fond).

Mais admettez que ce n’est pas grand chose et que, dans la plupart des cas, une mise à jour logicielle pourrait suffire.

Quoiqu’il en soit, iPhone 3GS en 8Go (version 3G « simple »), 16 et 32Go (en version 3GS), sera disponible au Canada le 19 juin. Dix jours à patienter donc !

[Édition 19h10] – Si vous voulez en savoir plus sur les impacts de ce nouveau modèle concernant ses capacités vidéos, allez voir le blogue de ZeLaurent « iPhone 3GS : Quel impact pour la vidéo Internet ? ».

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