Le rock-metal pour les nuls

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Une vidéo bien amusante pour mieux comprendre le rock-metal. Ne vous fiez pas trop aux sous-titres français, la traduction est assez… mauvaise. Par contre, la vidéo est vraiment, vraiment, drôle !

Champion : "Alive again"

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C’est le 15 septembre prochain, que Champion sortira son deuxième album. En attendant, le DJ montréalais, nous présente le premier vidéoclip intitulé « Alive again », réalisé par Barry Russell et Jérémie Fournie. Le son est vraiment bon… j’adore déjà !

Procurez-vous ce premier titre en ligne et légalement, sur iTunes Music Store : Champion – Alive Again (0.99$)

De l'utilité de Twitter

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Je me pose encore beaucoup de questions sur Twitter. Certes, je sais que cela peut être un outil utile et que cela peut servir de source d’information intéressante, à partir du moment où l’on choisit de suivre des personnes suffisamment crédibles, qui ne s’amusent pas à relayer n’importe quoi, n’importe comment (même si l’on sait bien que des erreurs sont toujours possibles, nul n’est parfait !).

Pour illustrer et mieux vous faire comprendre mes propos, je vais vous faire part de mon cas personnel. Un cas rien de bien extraordinaire, vous verrez.

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Déjà, je me considère (peut-être à tort vous me le direz), entre l’utilisateur grand public et le professionnel du web. C’est-à-dire que je suis un blogueur, que je dispose de trois comptes Twitter, mais que je ne travaille pas dans le domaine de l’Internet. Du fait, comme la plupart des gens, je ne suis pas connecté toute la journée et encore moins à vérifier ce qu’il se passe sur Twitter.

Là, je suis en « vacances », je mets ça entre guillemets, puisque j’en profite pour revoir un certain nombre de choses sur mes blogues, dont l’habillage graphique… et donc, il y a certains jours où je passe de nombreuses heures devant l’écran à travailler, ce qui me permet de suivre ce qu’il se passe sur Twitter en même temps. Voilà donc pour le décor.

Pas satisfait des logiciels « clients »

Il y a beaucoup de logiciel de « twittage » (Issssh que c’est laid !), tels que Twhirl, Seesmic Desktop, TweetDeck, Tweetie, Tweetr, Twitterrific… et Nambu (la liste n’est pas exhaustive et je me limite qu’aux clients Twitter disponibles pour Mac). Mais aucun ne me satisfait pleinement !

Soit ils sont « bons », mais ne gèrent pas plus d’un compte à la fois, soit ils gèrent plusieurs comptes, mais ne permettent pas l’utilisation optimale des notifications Growl (ce qui permet d’afficher les messages reçus sans avoir le logiciel client en premier plan), soit il y a encore quelques bogues. Actuellement, j’utilise Nambu (Mac uniquement), qui est sans doute l’un des logiciels-clients le plus complet, mais qui n’est pas sans bogues un peu gênants (il envoie parfois une réponse en utilisant un mauvais compte Twitter).

J’aime beaucoup Seesmic Desktop, mais les notifications Growl se limitent à afficher le nombre de tweets reçus, donc impossible de savoir s’ils sont pertinents et si ça vaut le coût, par exemple, d’aller voir le lien donné par un contact.

Twitter : beaucoup de perte de temps !

Et c’est là où je veux en venir : on peut perdre beaucoup de temps à faire le tri dans les messages qui peuvent nous intéresser, ou pas !

Actuellement, jeudi 6 août, près de 150 personnes me suivent et je lis les tweets de quelques 160 utilisateurs (sur deux de mes comptes, le troisième venant d’ouvrir n’est pas encore réellement actif). Ce matin, bien qu’en vacances je me lève assez tôt (vers 7 heures), j’avais déjà près de 200 messages à lire – faut dire que je m’étais déconnecté vers 20 heures la veille – (c’est que j’ai une vie !).

Donc, 200 messages à trier et à lire, même le matin en prenant mon café, c’est déjà de la job ! Sachant que les 3/4 des messages nous donnent des liens à visiter, si je ne veux pas passer à côté d’une information qui pourrait m’intéresser, « j’ai pas le choix », au minimum, d’y jeter un œil.

De-là, parfois naît un peu de frustration. D’abord parce que je tombe, par exemple, sur un tweet qui est juste composé de deux mots (genre « Checkez ça ! »), pas suffisamment évident pour dire si le lien donné va m’intéresser ou non. Évidemment, le lien ne m’intéresse pas et j’ai l’impression d’avoir perdu mon temps… Oui, je sais, on va me répondre que cela a pris 30 secondes pour cliquer sur le lien et y jeter un œil, mais je rappelle quand même qu’il y a près de 200 messages à lire.

Dans un autre cas, je vois un lien qui peut m’intéresser. J’y vais… et je vois que l’article en question est daté de… 2003 ! 2003 bâtard ! J’utilise pas Twitter comme base de données d’archives, mais pour avoir de l’information nouvelle. Si j’ai besoin d’effectuer de la recherche, j’utiliserais Google et consort, afin de retrouver de vieilles archives pour un sujet donné, mais certainement pas Twitter. Je suis peut-être à côté de la track, à vous de me le dire, mais « l’utilité » de Twitter n’est-elle pas de pouvoir effectuer facilement de la veille d’information ?

Bref, cela m’a pris bon an, mal an, plus d’une heure pour faire le tour de tous mes messages… et d’autres arrivaient pendant ce temps là, bien évidemment !

Alors, et peut-être pour devancer vos commentaires, certains me diront de « flusher » les personnes qui publient des choses qui ne m’intéressent pas. Mais ce n’est pas ça le problème. La très grande majorité de mes contacts me donnent, de manière régulière, de l’information pertinente susceptible de m’intéresser personnellement. C’est juste que même avec un nombre raisonnable de personnes suivies (si je me compare à d’autres), je perds trop de temps.

Certes, il y a aussi une dizaine de personnes que je suis, à l’essai, c’est-à-dire que je me fais une idée sur quelques jours, de l’intérêt pour moi de les suivre. C’est sûr que celles qui confondent Twitter avec leur compte MSN messenger ou encore qui se limitent à des messages du genre « Demain ils annoncent de la pluie » et de parler de la banalité de leur vie, ces personnes-là, effectivement, seront vite « flushées ».

Le pire, c’est en temps « normal ». Je sors de la job, je consulte les tweets reçus sur mon iPhone durant le trajet de mon bus, et j’ai plus de 400 messages à lire, au minimum ! Croyez-vous que la personne lambda, même avec 50 personnes à suivre sur son Twitter (la moyenne est de 70), va passer une heure à regarder les messages reçu durant la journée ? Voyons !

Là, deux options : soit on lit tout, mais on n’a pas toujours le temps pour ça, soit on se dit que l’on va certainement passer à côté de quelque chose, mais on passe rapidement par-dessus, en lisant « en diagonal » tous les tweets.

Twitter ne remplacera pas les flux RSS !

Et là, peut-être que je ne vais pas me faire d’amis, mais je lis ici et là, que Twitter deviendrait le remplaçant des flux RSS ! Pardon ? Non, absolument pas ! Je trouve même l’idée assez farfelue (je vous l’ai dit, je ne vais pas me faire que des amis). Exemple concret, les flux des médias traditionnels. Là, j’avais commencé à suivre sur Twitter « La Presse », « Le Monde », « Le Figaro » et d’autres médias… j’ai TRÈS vite arrêté ça !

Avec ne serait-ce que trois ou quatre médias, je pouvais ajouter plus d’une centaine de tweets à passer en revue ! On se calme ! … Je préfère, et de très loin, pouvoir regarder tranquillement ces mêmes médias dans mon agrégateur de flux RSS, ce qui me permet, outre de lire d’un coup d’œil les titres, de voir au moins le début de l’article. Désolé, mais on ne peut pas toujours se faire une idée de l’intérêt d’un article de presse en 140 caractères, alors que dans un flux RSS, c’est beaucoup plus rapide. NetNewsWire sur Mac, par exemple, est sans aucun doute le « must » pour cela : ça va très vite et l’on a tous nos flux dans une seule fenêtre et en plus, il se synchronise avec mon iPhone !

Je vais même aller plus loin, je pense plutôt ajouter d’autres flux RSS de blogues, à la place de suivre certaines personnes sur Twitter. Donc de dire que Twitter est l’avenir des flux RSS (même pas 12% des gens utilise Twitter comme agrégateur en passant), je trouve ça vraiment très exagéré ! Ce sont deux outils bien différents même si, peut-être, certaines fonctions se chevauchent.

La duplication de contenu

Toujours dans la catégorie « comment se faire des amis », je vous parlerais de la duplication de contenu entre Twitter et Facebook. Peut-être que je suis passé à côté de quelque chose d’essentiel, mais j’ai souvent lu de la part de bien des spécialistes du web qu’il ne fallait pas dupliquer son contenu sur différents blogues… des raisons de référencement et donc, de revenus, mais aussi de fidélisation du lecteur et simplement… d’efficacité.

Or, quelques-uns (heureusement ils sont rares), synchronisent leur statut Twitter avec celui de Facebook. Je sais que je suis loin d’être le seul à le penser : c’est ÉNERVANT !

Pourquoi énervant ? Parce que lire, à deux, voire même à trois endroits différents, systématiquement la même maudite information, c’est gossant au plus haut point. Je l’ai fait au début, mais je me suis vite rendu compte que c’était vraiment pas respectueux pour le lecteur et que les gens finissaient même par décrocher. Ce qui est d’autant plus ironique, c’est que le monde s’excuse lorsqu’ils publient, par erreur, deux fois la même chose sur Twitter ou Facebook… mais alors, pourquoi le faire sur Twitter ET Facebook à la fois (sans compter FriendFeed) ? Comment dit-on déjà ? « Trop, c’est comme pas assez ».

C’est bien simple, ça n’incite pas à suivre… désolé. De la même manière que Twitter n’est pas MSN messenger, Twitter n’est pas non plus un flux de nouvelles Facebook !

Je pourrais continuer longtemps, mais je sens que je vais déjà perdre suffisamment de « suiveurs » sur Twitter comme ça ! Ne le prenez pas mal, c’est mon « ressenti », mon expérience qui vaut ce qu’elle vaut, mais vu les discussions que j’ai pu avoir avec d’autres utilisateurs, sans être un quelconque « porte-parole », je sais que mon opinion est partagée par quelques-uns.

Twitter est-il destiné à mourir ?

Dans le fond, quand on voit que seulement 10% des utilisateurs de Twitter produisent 90% de son contenu (selon une étude de chez HubSpot), que sur les cinq millions de membres, plus de la moitié ne suivent personne et ne sont donc pas ce que l’on pourrait appeler comme « actifs », je pense sérieusement que Twitter n’est qu’une transition vers quelque chose de mieux, de plus complet et surtout, de plus « intégré » dans le monde du web « social ».

Peut-être même que si Facebook évoluait un peu plus en permettant, par exemple, deux catégories de contacts distincts : les « amis » qui ont accès à notre profil (comme actuellement) et un système de flux « parallèle » que l’on pourrait ouvrir à tout le monde, un peu à la manière de Twitter, cela rendrait les choses peut-être plus pertinentes. Je sais que c’est facile à dire comme ça, c’est très théorique, mais autant je trouve Facebook particulièrement utile et intéressant, autant vous voyez que je suis très sceptique envers Twitter, en tous cas, pour le commun des mortels ! À mon avis, le « succès » de Twitter ne repose que sur la (trop ?) grande facilité à publier de l’info.

Dans le fond, peut-être que je ne suis simplement pas fait pour Twitter… ce qui est possible remarquez bien ! 😉 … mais si je peux faire naître un petit débat, voire même une certaine réflexion sur le sujet, j’en serai bien heureux.

Pour en savoir plus :

Un peu de HTML5 pour ce soir ?

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« Wow ! » … C’est, comme moi, ce que vous vous direz sans doute en regardant ce « démo » de site. Une belle réalisation, reposant sur des effets visuels interagissants avec la souris et la musique, ainsi que l’intégration de « Tweets ».

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Est-ce que cela préfigure ce à quoi ressembleront les prochains sites internet ? Est-ce vraiment une application utile du HTML 5.0 ? Je ne le sais pas, mais ça reste joli ! C’est déjà ça non ?

[MÀJ 19h30] – En y regardant de plus près, ceci est réalisé à partir de quatre fichiers de scripts, représentant au total 100ko, une page html de 2ko, sans oublier le fichier mp3. Bref, aussi efficace que léger !

(Via GuiM)

Info ou intox ? Vérifiez vos informations !

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Avouez que les légendes urbaines, les « hoax » et autres théories conspirationnistes, ont quelque chose de fascinant ! Et tout cas, pour ma part, ça me passionne. Il faut dire que l’association « légendes urbaines » et internet, contribue à créer un mélange particulièrement explosif. Mais récemment, la prolifération de ces « hoax » a pris une toute autre dimension, avec la popularité grandissante de ce que l’on appelle pompeusement « les réseaux sociaux », en clair : Facebook, Twitter et consort.

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Vu que le sujet me passionne littéralement, j’aurais beaucoup à dire. Mais je vais tenter de limiter mes ardeurs et publier une série de différents billets, en fonction de l’actualité ou des occasions (qui ne manqueront pas, j’en suis sûr !).

Premier cas : l’alerte Amber

J’avais déjà l’idée de rédiger un tel billet lorsque, le 23 juillet dernier, je vois apparaître dans mon flux de nouvelles Facebook (le « feed » quoi !), une information concernant l’enlèvement d’une petite fille de trois ans et le déclenchement de l’alerte Amber. Il s’agissait d’une mise à jour de statut, dans lequel on retrouvait le numéro de plaque du véhicule de l’agresseur (72B 381 – Ontario), ainsi qu’une demande de relayer l’information dans nos statuts Facebook respectifs.

Dans ce genre de situation, en vieux « routier » du web (mais aussi, faut l’admettre, parce que je me suis fait avoir comme tout le monde à mes débuts), je tiens absolument à trouver une confirmation fiable avant de relayer, comme on me le demande, l’alerte d’enlèvement.

Première chose, mais c’est assez facile lorsqu’il s’agit d’une alerte Amber : regarder les sites de médias traditionnels. Le principe même d’une alerte Amber, réside dans la rapidité et dans la propagation de l’information à la radio, dans les journaux, à la télévision et sur les afficheurs électroniques routiers. De là mes premiers soupçons : aucun site d’information ne parle d’une quelconque alerte Amber. Ni au Québec, ni en Ontario, ni aux États-Unis.

Deuxième étape, je prends une partie du texte du statut Facebook, contenant le numéro de plaque du véhicule et je me sers de mon grand ami Google. Le moteur de recherche confirme alors la supercherie, il s’agit bien d’un « hoax » qui remontrait au 15 juillet dernier, apparu aux États-Unis et se propageant, assez vite merci, au Canada. Vu que le texte du statut était en langue française, il y a quand même quelqu’un, quelque part, qui a pris soin de traduire le message, sans même se demander si le contenu était véridique (à moins qu’il y aie quelque chose d’intentionnel là-dedans).

La recherche m’a pris moins de cinq minutes. Et le temps que je collecte les informations, pour aviser mon chum de la supercherie, déjà plusieurs autres de mes contacts Facebook, s’étaient empressés de faire des copier-coller dans leur statut et plusieurs avaient également relayé « l’information » dans Twitter. Ça va vite, très vite, je vous l’assure !

Deuxième cas : la « vidéo » de Silvio Berlusconi

En début d’après midi, un de mes contacts sur Twitter, relaye l’information d’un autre de ses contacts, dont je reproduis ici le message original :

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Le lien, volontairement réduit pour pouvoir passer dans les 140 caractères de Twitter (pour ceux qui ignorent le principe), renvoi sur une vidéo postée sur YouTube. Dans cette vidéo, on y voit le président du conseil italien, Silvio Berlusconi, en train de mimer la position de la levrette avec une agente de la circulation… à l’insu de cette dernière, faut-il le préciser.

Je vous avouerais que sur le coup, je suis resté sans voix. Certes, Silvio Berlusconi nous a habitué à des comportements plutôt curieux, parfois même déplacés, mais là, on franchit pas mal les limites de l’acceptable.

Puis je regarde la date de publication de la vidéo : 2 février 2007. Comment ai-je pu passer, durant plus de deux ans, à côté de cette vidéo ? Comment ce fait-il que je n’aie pas vu ça dans les médias, y compris sur le site « alternatif » d’information De Source Sûre, qui n’a pas pour habitude d’épargner le personnage ? D’ailleurs, sur ce même site, un dossier assez complet concernant les rapports qu’entretient Silvio Berlusconi avec les femmes, ne fait nulle part mention de l’incident avec l’agente de stationnement.

Mieux encore, suite à la remarque d’un lecteur concernant cette fameuse vidéo (en bas de l’article), la rédaction du site répond laconiquement : « Ce n’est pas un oubli, il s’agit d’un fake. C’est un sosie de notre ami Berlusconi ».

D’accord, mais ma curiosité me commande de chercher un peu plus. Et là, vous vous en douterez, j’utilise de nouveau mon grand ami Google, afin de recueillir d’autres informations.

C’est là que je trouve, sur l’un des blogues du journal français Libération, un article du journaliste Jean Quatremer intitulé « Berlusconi et la policière » (daté de mars 2006 !). Selon ce que Jean Quatremer a pu apprendre de ses homologues italiens, c’est qu’il s’agirait d’un film néerlandais, tourné avec un sosie de Berlusconi. Mais l’usage du conditionnel dans l’article ne me satisfait guère, donc je creuse, mais cette fois, en élargissant la recherche aux films de propagande et de satire.

Je progresse un peu plus dans mes recherches, grâce au site Wonkette, qui parle d’un film satirique allemand sur le président du conseil italien, nommé « Bye Bye Berlusconi ». Un lien vers le site du film est même indiqué. Et là, vous faîtes comme moi le rapprochement : à la fin de la fameuse vidéo de YouTube se trouve un message : « Bye Bye Berlusconi ».

Dans le film donc, le rôle de Silvio Berlusconi est interprété par Maurizio Antonini, manifestement très connu dans la péninsule, puisqu’il apparaît régulièrement dans des émissions de télévision, afin de personnifier l’homme politique italien. D’ailleurs, c’est vrai qu’il y a une ressemblance :

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Ajoutez à cela, la compression vidéo de YouTube, qui altère la qualité de l’image (ainsi que notre bon jugement), le cadrage de la caméra volontairement imparfait, afin de donner l’illusion d’un plan pris « sur le vif », sans oublier, la distance de prise de vue ainsi que, comme on peut l’imaginer, un peu de maquillage : voilà la recette parfaite pour créer un malentendu.

Dans un autre extrait, toujours sur YouTube, on voit beaucoup plus clairement qu’il s’agit du sosie et non pas du véritable personnage. Pourtant, la vidéo est présentée comme étant bien réelle par celui qui l’a posté. En fait, il s’avère qu’il s’agit de plusieurs mises en situation, volontairement disséminées sur le web, afin de faire connaître le film et de créer un « buzz » autour de lui. La méthode n’est pas nouvelle, puisque déjà appliquée par de nombreux réseaux de télévision, afin promouvoir leurs télé-séries.

Dans l’exemple, le film a un côté plus « propagandiste » ayant, de plus, été réalisé un peu avant les élections italiennes. Ensuite, que cela puisse nuire à l’image de Silvio Berlusconi ne doit pas gêner, outre mesure, les créateurs de « Bye bye Berlusconi ».

Les leçons à en tirer

Il est de plus en plus facile de colporter des rumeurs, « hoax » et autres informations fantaisistes. Un simple « retweet » via Twitter, suffit à propager une information vraie ou fausse, à l’ensemble de nos contacts. L’opération, avec n’importe quel logiciel client de Twitter, peut prendre un gros deux secondes !

Lorsque vous savez que le nombre de contacts peut être, dans certains cas, de plusieurs milliers de personnes. Qu’un certain nombre de ces personnes vont, à leur tour, « retweeter » vers leurs propres contacts, inutile de vous dire que les « dommages » peuvent être considérables.

Et ces dommages ne touchent pas seulement la personne ou la marque mise en cause, elles touchent aussi ceux qui propagent cette fausse information. Il en va de votre crédibilité et de votre notoriété auprès de ceux qui vous suivent. Car lorsque le « pot-aux-roses » est découvert, vous pensez bien que la prochaine fois que vous publierez une information, certains de vos contacts se poseront la question de savoir, s’il ne s’agit pas encore un « hoax » !

Si, malgré tout, vous publiez un « hoax », il est essentiel d’en aviser, dès que possible, tous vos contacts. On vous pardonnera beaucoup plus une maladresse, si vous vous donnez la peine de la rectifier.

J’oubliais ! … Juste pour montrer l’étendue du problème : la personne à l’origine du message sur la fausse vidéo de Berlusconi, est une journaliste d’un grand quotidien montréalais. Je n’en dirais pas plus, car cela n’a pas grand intérêt, mais c’est pour vous montrer que cela peut arriver à tout le monde et que la tentation de « réactivité » procurée par Facebook et Twitter, donne souvent l’envie de partager tout de suite ses découvertes et fait même parfois oublier les notions de base du journalisme : une information doit être recoupée par au moins deux sources crédibles, avant d’être diffusée.

Les conseils

C’est bien beau de faire la morale, mais comment prévenir ce genre « d’incident » ? Déjà, je serais tenté de dire, que le travail de recherche que j’ai effectué pour ces deux exemples, devrait être fait en amont par tout le monde. Peut-être pas de manière aussi approfondie, je vous l’accorde, mais on peut prévenir bien des erreurs en effectuant simplement une recherche dans Google.

Deuxième chose, utilisez sans retenue, les sites de référence à ce qui a trait aux « rumeurs » et autres « hoax ». Je donne des adresses à la fin de l’article, mais je vous parlerais d’abord de l’incontournable Hoaxbuster qui, comme son nom l’indique, est un site français. Collez dans la zone « Rechercher », en haut à droite, un bout du texte suspect ou tapez des mots clefs, afin de savoir si l’info est juste ou non. Je peux vous dire que ce site m’a évité, à de très nombreuses reprises, de colporter des « hoax » qui paraissaient, pour certains, relativement crédibles.

Il y a des éléments symptomatiques, qui reviennent assez souvent dans les « hoax », en particulier dans les courriels que l’on reçoit. Déjà, en partant, si le courriel vous demande de relayer l’information auprès de tous vos contacts, quelque en soit la gravité, je peux vous assurer que dans 90% des cas, il s’agit d’un « hoax ». Pour ma part, dès que je vois ce genre de message, c’est direction « Hoaxbuster » dans la minute qui suit ! … Si tant est que le message soit, à la base, suffisamment crédible pour que je m’y intéresse.

Autre point : l’absence de date, de sources officielles ET vérifiables, sont d’autres indices de « hoax ». Ainsi, je me souviens d’un courriel, soit-disant envoyé par la Sûreté du Québec (il y avait même le nom d’un officier de la SQ en bas du courriel), parlant d’agissements ou d’un quelconque crime. Pas de date, pas de lien vers un site officiel pouvant donner l’information… En admettant même que ce courriel soit réel (la SQ en passant, n’utilise JAMAIS le courriel pour diffuser ce genre d’information), depuis combien de temps circule t-il ? Sans date, comment le savoir ?

Récemment, je suis « tombé » sur un « hoax » qui circule depuis que je suis sur le net, c’est-à-dire depuis le milieu des années 1990 ! Inutile de vous dire alors, qu’un « hoax » peut se balader pas mal avant d’aterrir dans votre boîte ! De plus, il est courant que des « hoax » soient modifiés, actualisés ou localisés pour en augmenter la portée. Le cas de la fausse alerte Amber est assez probant à ce niveau.

Pour finir : si c’est trop beau pour être vrai, c’est que ce n’est pas vrai ! Sachez-le ! Jamais personne ne vous donnera un million de dollars, juste pour effectuer une transaction bancaire mineure. Jamais on vous livrera gratuitement des dizaines de bouteilles de vin, juste si vous envoyez le message à tous vos contacts ! Imaginez un peu le nombre de personnes potentiellement « gagnantes » !

Bref, s’il vous plaît, VÉRIFIEZ avant de publier ! Vérifiez pour votre propre crédibilité, mais aussi parce que cela peut prendre trente secondes pour diffuser une rumeur et qu’il faudra déployer beaucoup plus d’énergie, et de temps, pour rétablir les faits.

Pour en savoir plus :

La Nissan Leaf : enfin une vraie voiture ?

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Le groupe japonais Nissan, vient de dévoiler aujourd’hui la Leaf (avec un nom pareil, je gage que ça va bien se vendre à Toronto !). Il s’agit d’un modèle de voiture électrique, qui devrait arriver sur le marché nippon, étasunien et européen dans le courant de l’année 2010.

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Est-ce une énième tentative de créer un marché, aujourd’hui pratiquement inexistant ? Ou est-ce enfin un modèle de voiture électrique sérieux, qui pourraient séduire le commun des mortels ?

Regardons d’abord les caractéristiques de la Nissan Leaf :

  • Capacité de cinq places
  • Vitesse maximale : 140 km/h
  • Autonomie : plus de 160 km
  • Moteur à courant alternatif
  • Batterie de type lithium-ion à structure laminée
  • Puissance électrique maximale : 80 kW
  • Couple : 280 N.m
  • Capacité totale de la batterie : 24 kWh
  • Nombre de modules : 48
  • Temps de charge pour 80% de capacité : 30 minutes
  • Temps de charge maximal : moins de 8h (200 V)
  • Phares à diodes électroluminescentes (DEL)

À première vu, et même si je suis loin d’être un spécialiste, les caractéristiques sont intéressantes. D’ailleurs, suite à différentes études, les caractéristiques de ce modèle conviendrait à 70% des conducteurs de voitures dans le monde. C’est assez clair que dans un usage quotidien, l’autonomie affichée de 160 km est bien suffisante. Reste à savoir si, comme dans le cas des ordinateurs portables, l’autonomie affichée est réaliste ou si c’est une distance uniquement atteinte dans certaines conditions, sans phares allumés, sans radio, sans air climatisé et en laboratoire.

De plus, dans le cas de nos contrées nordiques, il y a toujours le problème de l’effet du froid sur la batterie. J’ai bien entendu un spécialiste de la question, il y a quelques temps, nous dire que des progrès avaient été réalisés dans le domaine. J’attends de voir.

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La Nissan Leaf semble être prometteuse. Surtout, comme c’est annoncé, si son prix est attractif (les tarifs seront néanmoins dévoilés un peu plus tard).

Pour en savoir plus :

Communiqué

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Voici un communiqué officiel du blogue de la Grenouille Givrée, relatif aux incidents survenus hier, suite à la publication du malencontreux article : « Flash Mob à Montréal : on va se garder une petite gêne ! ».

… Vous l’aurez compris, il y a une certaine dose d’ironie dans ce message. Mais il s’agissait d’abord et avant-tout, de vous faire découvrir, si vous ne connaissiez pas encore, le site acapela.tv, qui vous permet de créer rapidement, une petite capsule vidéo « vintage » en utilisant un programme de synthèse vocale.

C’est sympa, facile, et la langue française fait partie des options disponibles.

Bing + Yahoo! = Bingo ?

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Le jeu de mots est assez minable, je vous l’accorde. Mais l’occasion était trop belle pour passer à côté, voilà donc qui est fait !

Voici donc Microsoft et Yahoo!, embarqués dans le même bateau de la recherche en ligne. En tout cas, ça en prend le chemin. Après avoir passé un an et demi à courir après Yahoo! pour le racheter (un peu moins de 50 milliards US étaient en jeu), en vain, voici que le géant de Redmond, finit par s’associer avec l’ancien chef de file de la recherche en ligne.

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Il paraît évident pour les deux compagnies, qu’elles devaient agir au plus vite, pour ne pas laisser le champ (complètement) libre au, désormais géant, Google.

Microsoft et Yahoo! espèrent faire changer les habitudes

Microsoft essaye bien de relancer son moteur de recherche, rebaptisé « Bing », mais cela en prend un peu plus pour changer les automatismes des gens. Certes, leurs habitudes ont déjà changé par le passé et peut-être que Microsoft et Yahoo!, par leur association, misent sur un nouveau revirement de la part des internautes.

Parce que, je ne sais pas si vous vous en rappelez, mais avant l’arrivée de Google, Yahoo! régnait (presque) en maître sur le monde de la recherche en ligne. Le moteur était organisé en catégories, en fait, il s’agissait d’un gros annuaire dans lequel Yahoo! souhaitait répertorier tous les sites de la toile. Son moteur allait juste fouiller dans les différentes catégories, afin d’en ressortir les résultats.

Tenir un répertoire du net, avec les années, devint quelque chose d’impossible et ce n’est pas l’arrivée de Google dans le décor, qui arrangea les affaires de Yahoo!

Google, la recherche, la publicité et ses nombreux outils

Google n’apporta pas juste une nouvelle façon d’effectuer des recherches sur le net, Google apporta également la simplicité et la clarté. Tapez un mot et… « Bing! », vous avez les résultats. De là, Yahoo! ne perdit pas seulement le monopole de la recherche en ligne, il perdit aussi des revenus publicitaires très importants. Alors, comme pour colmater les brèches, Yahoo! tenta de se transformer : nouveau moteur de recherche, portail généraliste… mais le mal était fait et les glorieuses heures de Yahoo! étaient désormais choses du passé.

Personnellement, je pense que Yahoo!, plutôt que d’innover, a juste tenté de survivre. Alors que Google, maintenant solidement implanté, a eu tout le loisir d’étendre son influence. Aujourd’hui, Google n’est plus juste un moteur de recherche, c’est une plate-forme d’outils en ligne de plus en plus nombreux et efficaces.

Google est devenue une référence

Jadis, dans ce petit monde, il fallait se comparer à IBM, puis à Microsoft. Depuis les années 70 et 80, les choses ont bien changé. Désormais, quand il est question d’innovation et d’efficacité, en tout cas sur le net, on parle de Google. Google qui détient maintenant une part énorme du marché publicitaire en ligne. Google qui propose des outils de messageries, de planification et bientôt, grâce à « Wave », qui devrait proposer un outil de travail collaboratif, d’une redoutable efficacité.

Pendant ce temps, Microsoft paie encore pour les choix contestables de Bill Gates. Gates, au milieu des années 90, ne croyait pas vraiment à l’internet et n’a donc pas engagé suffisamment de ressources, afin de s’imposer dans le domaine. Ressources qui, vous le savez, ne manquaient déjà pas à l’époque.

Lorsque Microsoft a réagit, le mal était fait. Il y a bien eu le rachat de HoTMaiL, le succès de MSN messenger… mais lorsque les internautes ont une question, ce n’est pas vers Microsoft qu’ils se tournent, il vont voir Google !

De là les habitudes… 65% des Étasuniens utilisent Google pour leur recherche. Yahoo! et Microsoft, ensemble, ne représentent que 28% (8% au Canada et au Québec selon Éric Baillargeon dans La Presse). Google est tellement ancré dans les mœurs, qu’il est même devenu un verbe. On se « google » allègrement, même si ce n’est parfois pas très bon pour notre ego.

Est-ce que Microsoft et Yahoo! pourront redresser la barre ?

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Aujourd’hui, je répondrais par la négative, sans la moindre hésitation. Parce que désormais, outre la recherche, Google s’impose de plus en plus dans d’autres domaines. Donc il ne suffira pas d’entrer en compétition pour la recherche en ligne, il faudra que les deux nouveaux complices attaquent sur plusieurs fronts, tout en apportant des produits attractifs et novateurs… puisque sinon, n’imaginez tout de même pas séduire les gens, avec des produits similaires, alors qu’ils ont leurs petites habitudes, leur compte utilisateur, leurs contacts… chez Google.

Mais nul ne peut savoir précisément ce qu’il se passera. Peut-être que les deux compères ont déjà une idée révolutionnaire derrière la tête ? Qui sait ? Je ne le crois pas, en tout cas pas aujourd’hui. Depuis quelques années ces deux là, en terme d’innovation, c’est pas mal proche du zéro absolu. Contrairement à Google.

Alors est-ce que le fait que Yahoo! utilisera bientôt le moteur de Bing, changera quelque chose ? Savez-vous quoi ? Pour faire ce billet, je me suis rendu sur Bing afin de voir à quoi ça ressemblait. Depuis sa sortie, je n’étais même pas allé voir ! Je ne parlerais pas de Yahoo!, dont j’utilise le compte créé chez eux uniquement pour profiter de Flickr… et parce que j’y suis contraint. Sinon…

Évidemment, je ne dis pas être particulièrement représentatif des internautes, mais pour le moment, y’a rien qui m’incite à ne pas utiliser Google pour ma recherche.

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