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Dix jours en compagnie d'un iPhone 3GS

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Cela fait maintenant dix jours que j’ai acheté le tout dernier modèle d’iPhone. Dix jours à le parcourir, à l’utiliser et même à le sur-utiliser parfois !

Mais pour commencer, plantons le décor. Depuis environ un an que l’iPhone 3G est disponible au Canada, je suis parvenu à résister à la tentation. Certes, la première grille tarifaire proposée par Rogers à l’époque (un des tarifs les plus chers au monde !), m’avait refroidit et même fait questionner sur le fait de rester, ou non, client chez eux.

Par chance, et devant le tollé soulevé par les blogueurs (entre-autres), Rogers a revu sa copie par la suite. Mais « chat échaudé craignant l’eau froide », j’ai préféré attendre et voir un peu comment cela allait évoluer.

Je cède donc à la tentation…

Finalement, l’attente fût récompensée. Le 19 juin dernier sortait donc un nouveau modèle, plus puissant, avec plus de capacité et la très attendue fonction vidéo ! (Lire ma chronique : « iPhone 3GS, la meilleure riposte au Palm Pre« )

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En sortant du travail vers 14h30 (j’ai le droit, je commence de bonne heure !), je suis allé directement à la boutique Rogers qui se trouvait à 2 minutes de mon travail. Manque de chance, ils n’avaient déjà (!) plus aucun modèle 32Go ! Ils étaient en rupture de stock depuis midi !

Désolé, je me rends au centre-ville, directement à la boutique Apple-Store de la rue Ste-Catherine. Il faut dire qu’à partir de cette même journée, Rogers/Fido n’étaient plus seuls à vendre des iPhones. Une chance pour moi puisque la boutique Apple était bien garnie !

Un iPhone noir 32Go ? Aucun problème ! Un réhaussement du téléphone ? Ça marche ! Du coup, je n’ai payé « que » 299$ pour cette petite merveille (vous pouvez aussi trouver un iPhone 3G à partir de 99$).

Par contre, dû au nombre impressionnant de demandes d’activations, il fût impossible de s’enregistrer. J’y suis resté plus d’une heure, essayant avec les très sympathiques vendeurs de rentrer dans le système d’activation de Rogers. Finalement, j’ai fait réserver mon iPhone, pour le récupérer le lendemain matin.

Bref, je passe ces petits problèmes inhérents à une forte demande, dû à la sortie du nouveau modèle d’iPhone…


Prise en main et utilisation

Passons donc au sujet de cet article : l’iPhone 3GS. Me voici donc avec le modèle 32Go, un forfait données de 6Go à 30$ par mois, des écouteurs « In-Ear » munis d’une télécommande et d’un micro sur le fil de l’oreille droite. Les écouteurs « In-Ear » sont vendus à part, mais vous en avez de très bons fournis avec l’appareil, sauf que dans mon cas, ça me prend des écouteurs « intra-oréculaires », les autres n’étant définitivement pas adaptés à mes oreilles…

Je dois vous dire qu’après dix jours, je me demande encore comment j’ai pu me passer d’un iPhone ! Vieille ritournelle que d’aucuns trouveront sans doute ridicule, ne comprenant pas comment on peut s’enticher d’un gadget « à la mode » et donc, totalement inutile. Et je peux comprendre cette réaction.

Par contre, sans dire que ma vie à changée depuis que j’ai mon iPhone (faudrait tout de même pas trop exagérer), cela la facilite et la simplifie.

Par exemple, j’ai l’impression de beaucoup moins perdre mon temps dans les transports en communs. Je passe environ deux heures par jour dans les bus de la STM. Auparavant, j’écoutais les nouvelles à la radio, ou je lisais le journal, ou encore je somnolais en attendant d’arriver (surtout le matin).

Maintenant, j’en profite pour parcourir mes flux RSS, lire les articles de Cyberpresse, de la Presse Canadienne, je réponds à mes courriels (ou je les lis), je regarde ce qu’il se passe sur Facebook et je consulte mes comptes Twitter… tout ça en écoutant de la musique. Finalement, rendu chez moi, je n’ai plus à rattraper mon « retard numérique » de la journée.

Par le fait même, je découvre un intérêt pour Twitter ! Par exemple, durant la période des agents libres (oui, je parle hockey), je pouvais, en une seule page de Twitter, visualiser toutes les rumeurs et les nouvelles au sujet des signatures de contrats. Ainsi, plutôt que de perdre un temps fou à visiter des dizaines de sites différents, je pouvais, en deux minutes à peine, me tenir informer en direct !

Pour ce qui est de la rapidité, l’iPhone 3GS est effectivement beaucoup plus rapide que mon iPod Touch, même avec l’OS 3.0 ! Les pages des applications défilent avec fluidité, les applications se lancent d’ailleurs très rapidement et je n’ai jamais attendu très longtemps pour afficher les pages web… c’est vraiment incroyable !

Côté vidéo, rien à redire. Que cela soit des podcasts vidéo ou des films, la qualité de l’image est vraiment géniale et la taille de l’écran est suffisamment confortable pour bien en profiter. Évidemment, on ne comparera pas l’iPhone avec le dernier écran ACL du marché, cela va de soit !

Côté applications, sachez que même avec des applications gratuites ou à très bas prix (genre 1$), vous pourrez trouver votre bonheur et rendre votre iPhone encore plus utile ! D’ailleurs, je compte vous parler de mes applications préférées dans de prochains articles. De mémoire, il me semble avoir entendu parler de plus de 50,000 applications disponibles, dont plusieurs milliers totalement gratuites !

Côté prise en main, étant déjà un habitué de l’iPod Touch, je n’ai pas été dépaysé. Le clavier se maîtrise très bien et je peux même taper des courriels, mettre à jour mon statut Facebook et écrire sur Twitter dans un bus en marche ! Et je peux vous dire que les rues montréalaises sont loin d’être « plates » (si vous vous souvenez de cette magnifique publicité de Pepsi).


Les défauts ?

Oui il y en a… Je ne reviendrais pas sur les défauts que j’avais évoqué dans un précédent article sur le sujet. Mais il faut bien admettre qu’une utilisation intensive du réseau 3G pour les données, fait baisser assez rapidement l’autonomie de la batterie. Cependant, je ne suis jamais tombé en « rade » durant la journée.

C’est un problème qui est tout de même bien compréhensible. La taille de l’appareil, que je peux très facilement glisser dans une poche de chemise, ne permet pas d’avoir une batterie particulièrement importante. Je suis déjà stupéfait d’avoir autant de fonctions dans moins d’un demi-pouce d’épaisseur (0.48 po exactement pour 135 grammes).

Autre défaut, l’absence de cache devant la lentille de la caméra. On en a déjà parlé au sujet des deux précédents modèles, mais je trouve ça dommage d’exposer autant la lentille alors que l’appareil, qui reste un téléphone ne l’oublions pas, peut se retrouver dans des poches, à proximité de clés ou de tas d’affaires qui peuvent rayer cette petite merveille.

Personnellement, j’ai opté pour une coque souple en silicone, ce qui protège l’arrière du téléphone et éloigne la poussière naturellement. De plus, à l’instar de mon iPod Touch et malgré le nouvel écran qui évite les traces de doigts, j’ai appliqué un film sur la surface en verre, toujours dans un but d’éviter les rayures. Pour le moment, ça se passe vraiment très bien et j’avoue que l’étui en silicone rend la prise de l’iPhone plus « sûre ».

En conclusion

C’est un superbe appareil qui nous permet de rester connecté où que l’on soit et ça, lorsqu’on utilise beaucoup internet, c’est vraiment appréciable. Je regrette cependant que les applications radios ne me permettent pas d’utiliser mon iPhone pour autre chose. En effet, les applications ne travaillant pas (pour le moment), en tache de fond, le son « coupe » lorsque l’on revient au menu. Il faut dire que l’absence de récepteur FM nous force à écouter les radios en « flux internet ». Mais j’en ai déjà parlé. C’est juste que j’aimerai tellement pouvoir écouter Paul Arcand en lisant mes courriels !

Ah ! Caprices d’humanus-technoïdien ! On va faire avec, je suis déjà conquis et encore plus inconditionnel de la marque Apple !

P.s. : je ne parlerais pas du GPS, car je n’ai pas encore eu l’occasion de « vraiment » l’utiliser. Mais j’admets que l’ajout de la fonction « boussole » rend l’orientation sur les cartes tellement plus pratique ! Je ne comprends pas d’ailleurs que cette fonction soit autant considérée comme inutile par bien du monde ! … à l’usage, je suis certain qu’ils changeront d’avis !

Pour plus d’informations : le site officiel d’Apple

Jour du Souvenir

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Parce que notre liberté a été gagnée par des hommes et des femmes, qui l’ont payé de leur sang. Parce qu’il y a 90 ans, des jeunes qui sortaient à peine de leur enfance, Canadiens, Étasuniens, Britanniques… ont parcouru parfois des milliers de kilomètres, pour venir se battre dans un pays qu’ils ne connaissaient pas. Parce que dans la Somme, dans le Pas-de-Calais, des milliers de croix blanches, témoignent encore de l’effroyable combat qu’ont mené les soldats canadiens pour défendre la France et son peuple.

Parce qu’il y a 64 ans, des Canadiens, des Étasuniens, des Britanniques… sont morts sur ma terre de Normandie, afin de défendre notre liberté une seconde fois. Pour tout cela, je me souviens et je me souviendrais toujours…

Le 3 mai 1915, le lieutenant-colonel John McCrae, médecin du Corps de santé royal de l’armée canadienne, fût le témoin de la terrible bataille d’Ypres. C’est suite à son horrible expérience, qu’il écrivit le poème « In Flanders Fields ». C’est ce poème qui inspirera la symbolique du coquelicot (poppy en anglais).

Les coquelicots fleurissaient dans les pires champs de bataille de la Somme et des Flandres, et leur couleur rouge est un symbole approprié pour le bain de sang de la guerre de tranchées. C’est une Française, Madame E. Guérin, qui proposa au maréchal britannique Douglas Haig, que les femmes et les enfants des régions dévastées de France produisent des coquelicots afin de recueillir des fonds pour venir en aide aux « gueules cassées ». En novembre 1921, les premiers coquelicots furent distribués. La tradition se poursuit depuis.

In Flanders fields the poppies blow
Between the crosses, row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.

We are the Dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved, and were loved, and now we lie
In Flanders fields.

Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.

– John McCrae

Traduction officielle du gouvernement canadien en langue française :

Au champ d’honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l’espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.

Nous sommes morts,
Nous qui songions la veille encor
À nos parents, à nos amis,
C’est nous qui reposons ici,
Au champ d’honneur.

À vous jeunes désabusés,
À vous de porter l’oriflamme
Et de garder au fond de l’âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d’honneur.

– Traduction : Major Jean Pariseau, historien.

Ce poème est un véritable symbole, surtout dans le Canada anglais, mais pas seulement… Le poème, dans sa version originale anglaise, a même inspiré la devise du club de hockey du Canadien de Montréal : « Nos bras meurtris vous tendent le flambeau, à vous maintenant de le porter bien haut. » (« To you from failing hands we throw/The torch; be yours to hold it high »).

Justin Trudeau : la preuve que le ridicule ne tue plus

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Je n’ai pas encore eu l’occasion d’évoquer la campagne électorale canadienne. Faut dire qu’elle est sans grand intérêt, vu le niveau du débat et de nos leaders. Stéphane Dion, l’homme qui a autant de charisme qu’un têtard. Gilles Duceppe, le roi de l’indécision et des allers-retours Ottawa-Québec. Jack Layton, l’homme au sourire de vendeurs de chars. Et Stephen Harper, aussi effacé que froid.

Heureusement, le rejeton Trudeau est là pour nous faire rire à nous donner des crampes dans le ventre ! Justin Trudeau, l’un des fils de l’ancien premier ministre Pierre-Eliott Trudeau, n’en finit pas de provoquer l’hilarité ! Déjà, au début de l’été, le tit Justin avait démontré son sens des priorités, en annonçant que les extra-terrestres seraient les bienvenus au Canada et que leur existence serait garantie par la fameuse « Charter of rights and freedom ».

Ben tiens ! Y’en a qui parlent de l’économie, des services de santé, de l’éducation… pis y’en a d’autres qui nous parlent d’E.T. !

Mais là, Justin Trudeau franchit une nouvelle étape dans le pathétisme. Sur son site de campagne (et oui, il se présente !), une vidéo de présentation le met en scène. Jusque-là, pas grand chose à dire… Le problème, c’est qu’en l’écoutant, on découvre que Justin Trudeau nous sert une soupe linguistique totalement grotesque. Mélangeant ainsi le français et l’anglais dans une même phrase, le simplet de Papineau, tente de nous imposer sa pauvre et pathétique vision du bilinguisme « à la canadian« .

Je vous préviens, j’ai rarement vu quelque chose d’aussi débile :

Source du chef d’œuvre : Justin.ca

On en tient un bon. Un vrai champion du monde notre Justin ! Faudrait pas le lâcher, un gars de même, pourrait à lui seul garantir de la job à des dizaines d’humoristes, durant toute une décennie ! Et d’ailleurs, le groupe « Prenez garde aux chiens » en a profité pour en faire une parodie… presque aussi drôle que l’originale !

Source de la parodie : Prenez garde aux chiens

WarGames 2 : The Dead Code

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Ceux de ma génération se souviennent certainement du film « WarGames ». Non pas qu’il faille le considérer comme un chef-d’œuvre du cinéma, mais plutôt qu’il s’est rapidement installé au rang de « référence » incontournable, pour tout « nerd » qui se respecte. N’oublions pas, enfin, que ce film fût un gros succès au box-office, cinquième meilleures entrées en salle en 1983, année où la compétition fût rude avec des films tels que « Le retour du Jedi » et « Flashdance ».

WarGames : l’original

« WarGames », c’est aussi le film qui fît connaître Matthew Broderick. Le film qui lancera véritablement sa carrière et qui lui « collera » durant de nombreuses années

Nous sommes en pleine guerre froide. Les Soviétiques ont envahis l’Afghanistan quatre ans plus tôt, l’OTAN et le Pacte de Varsovie déploient leurs missiles en Europe et chacune des deux superpuissances s’efforce à maintenir ce que l’on a qualifié « d’équilibre de la terreur ».

D’un même temps, l’informatique domestique fait son apparition. Les ordinateurs sont alors très dispendieux, mais ils deviennent un peu plus raisonnables dans leurs tailles. Les mythes circulent alors de plus belle : l’ordinateur simplifiera nos vies, ils travailleront presque à notre place et quelques autres choses dans le même genre.

À l’heure donc où le « facteur humain » est destiné à être éclipsé par l’informatique, le haut-commandement de la défense de l’Amérique du Nord (NORAD), décide de remplacer son personnel à la mise à feu des missiles à têtes nucléaires, dans leurs différents silos, par des ordinateurs. C’est en tous cas, la situation de départ imaginée dans le film de John Badham.

Un super-ordinateur, du nom de WOPR, sera chargé de centraliser les ordres de lancement, tout en simulant toutes les situations possibles de scénarios de troisième guerre mondiale, afin d’établir un plan de riposte adéquat, en cas d’agression armée de la part des forces du Pacte de Varsovie.

Pendant ce temps, un adolescent facétieux, pour qui les systèmes informatiques n’ont pas beaucoup de secrets, tente de pirater le serveur d’une compagnie de jeux. Cependant, croyant avoir réussit à pénétrer le serveur, il se connecte, sans le savoir, au WOPR et effectue une simulation de « Guerre thermonucléaire globale » avec lui, croyant qu’il s’agissait d’un simple jeu.

Cette intrusion occasionne une véritable panique au NORAD, qui ignore qu’une telle simulation est générée par WOPR. Voilà en gros l’histoire de ce premier opus.

Bien entendu, l’on pourrait discuter longuement du réalisme de « WarGames ». Cependant, l’ayant visionné une nouvelle fois il y a quelques jours, je trouve qu’il a très bien vieillit. Certes, les disquettes 5 »1/4 (voire même peut-être 8 »), la voix nasillarde du synthétiseur vocal de l’ordinateur de l’adolescent, l’interface uniquement en mode texte des ordinateurs, sont autant de signes révélateurs qui trahissent l’âge de « WarGames » (et le mien par la même occasion)… mais le scénario, globalement, se tient.

On sent qu’il y a eu un véritable effort pour ce film, dans son budget et dans sa recherche de références crédibles. Par exemple, la défense étasunienne disposait d’un ordinateur, baptisé BURGR (WOPR dans le film, évoque le nom d’un hamburger à la mode chez Burger-King). L’ordinateur utilisé par Matthew Broderick est un IMSAI 8080, couplé avec un écran 12 » et des systèmes de sauvegarde fonctionnant effectivement à l’époque. Le système de classification du risque « DEFCON » de la défense étasunienne, existe dans la réalité, il est d’ailleurs toujours en vigueur. Pour la petite histoire, l’état DEFCON 2 fût atteint durant la crise des missiles soviétiques à Cuba et, plus récemment, DEFCON 3 fût atteint le 11 septembre 2001.

N’oublions pas également, la gigantesque salle de commandement de NORAD, imaginée par les concepteurs (n’ayant pu pénétrer dans la véritable salle pour s’en inspirer), fût le décor le plus onéreux à l’époque (un million de dollars).

Mais voilà que pour fêter les 25 ans de la sortie du film, les studios de la MGM décidèrent de produire, non pas une suite en tant que tel, mais un film entant censé s’inspirer de l’original.

WarGames 2 : la (très) pâle copie

Dans « WarGames : The dead code », les terroristes ont remplacé l’armée rouge, les missiles de croisière ont remplacé les missiles balistiques, les gaz toxiques et bactériologiques ont pris la place des têtes nucléaires. Évidemment, en un quart de siècle, le monde a changé et cela méritait une petite « mise à jour », mais encore faut-il que le scénario tienne la route !

Car même si « WarGames » dans sa version originale n’était pas sans reproche, l’intrigue était bonne, le scénario accrocheur et il était assez facile de se laisser emporté par l’histoire. Dans « WarGames 2 », nous avons droit à une accumulation d’incohérences, de fourre-tout pseudo-technologique… bref, le scénario a été clairement écrit par des incultes en matière d’informatique et de nouvelles technologies, qui s’en font une idée superficielle et très simpliste.

L’intérêt du film ? Il n’y en a peu, à part peut-être le fait de retrouver quelques acteurs canadiens et québécois (Colm Feore, Maxim Roy, Claudia Ferri) et de voir la ville de Montréal, qui a servit de lieu de tournage pour une grande partie du film. À part ça, n’attendez rien de « WarGames : The dead code ».

C’est un film assez ridicule, au moins autant que la « salle de commandement » du film, qui est censé être le cœur du système de défense, mais qui ressemble plus à une salle de conférence situé dans un demi sous-sol de banlieue. Il est clair que la MGM n’a pas misé beaucoup sur ce film.

Enfin, il y a les références ridicules, voire même pathétiques en ce qui concerne le film de Stanley Kubrick « 2001 : L’odyssée de l’espace », alors que l’ordinateur tente de lire sur les lèvres des personnages afin d’apprendre ce qu’ils disent de lui, vague référence également à « l’œil » rouge de HAL, que l’on retrouve sur l’ordinateur RIPLEY.

Il y a aussi deux références assez évidentes au film original. Tout d’abord le professeur Falken qui est de retour, mais a perdu en cours de route sa crédibilité, ainsi qu’une référence à la « Guerre thermonucléaire globale » qui n’échappera pas au connaisseur.

Ce n’est peut-être pas le pire film de « série B » qui existe, loin s’en faut, mais il ne mérite vraiment pas de pouvoir être comparé au film de John Badham. Un simple divertissement, sans plus, digne des soirées cinéma de TQS.

Le film est disponible uniquement en sortie DVD depuis aujourd’hui et, chose assez curieuse, s’est retrouvée sur les réseaux de téléchargement P2P depuis plus d’un mois… y compris en version française. Il y a eu comme une fuite quelque part…

Pour en savoir plus :

Au fait… pourquoi "bloguer" ?

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L’arrivée, certes tardive, du printemps au Québec, serait-elle l’occasion pour quelques blogueurs, de se poser des questions existentielles ?

Cela commence par la dernière réunion du YulBlog (rencontre des blogueurs montréalais), durant laquelle Laurent, en manque d’inspiration pour sa question du mois, fait appel aux participants afin de lui en suggérer quelques-unes. Et là, l’on peut découvrir que les blogueurs peuvent être aussi loquaces et allumés à écrire sur leur blogue que devant l’œil de la caméra. Voyez plutôt le montage vidéo de leurs questionnements.

Parmi eux, Nadia et Christophe se demandent… ou plutôt, demandent aux blogueurs, les raisons qui les poussent à s’exprimer virtuellement. Christophe d’ailleurs, qui se met, temporairement je l’espère, en pause, en profite pour s’interroger lui-même sur le sens de sa présence au sein de la blogosphère. Faut dire tout de même qu’il est passablement occupé en ce moment…

C’est sur Facebook que Christian a relancé cette vaste interrogation, amenant un échange très intéressant entre quelques blogueurs. Mais plutôt que de rester « entre-nous », j’ai envie aussi d’en parler ici, histoire de « propager » un peu le débat, tout en ayant un peu plus d’espace pour m’exprimer (Facebook est un excellent outil, mais reste limité dès qu’il s’agit de débattre longuement).

Au début, je l’avoue, j’ai trouvé la question bizarre et me disant qu’il y en a qui se posaient de bien drôle de question. Puis à force de lire les propos des intervenants, j’ai bien vu qu’il y avait une pertinence certaine à s’interroger.

Autre vertu également, cela m’a replongé dans mes souvenirs, mais aussi dans l’origine de mon blogue. Qu’est-ce que je voulais en faire à l’époque ? Attendais-je quelque chose de ce moyen d’expression ?

Pour faire une longue histoire courte, j’avais un site personnel depuis le début de l’année 1997. Enfin, quand je parle de site personnel, c’était une dizaines de textes ainsi que quelques images et photos. Le site était d’un total ennui et je devais le mettre à jour à peu près trois fois par an.

Puis sont arrivés les blogues. Au début je dois dire, je ne voulais même pas en entendre parler, sans doute intoxiqué par ce que disaient certains médias, qui comparaient le blogue à un « journal intime »… comme souvent, et surtout lorsqu’un journaliste parle de technologie, les médias cherchent l’anecdotique ou le sensationnalisme, en prenant quelques exemples « extrêmes » ou affligeants, afin d’intéresser la plèbe. Surtout qu’il faudrait que l’on m’explique ce qu’il peut bien y avoir « d’intime », à partir du moment où un blogue peut être lu par des milliers d’internautes… enfin…

Mais il y a un peu plus de trois ans maintenant, j’ai réalisé que les blogues avaient quelques vertus. La première, c’était d’organiser et de clarifier le contenu. Comme vous pouvez le voir, les catégories, l’archivage et la datation automatique des messages, évite de passer trop de temps à « gosser » dans le système et à travailler « à la mitaine » pour que le site reste un minimum cohérent et lisible.

Deuxième vertu, la possibilité de facilement changer l’habillage graphique, mais aussi d’ajouter de multiples petits outils qui permettent de rendre le blogue plus agréable et utile.

Mais ces quelques avantages n’étaient rien comparé à mon désir premier : écrire. J’ai toujours aimé écrire et ce genre de plate-forme se trouvait être l’outil idéal pour publier simplement ma prose. Ainsi, après quelques hésitations sur le type de plate-forme (SPIP, Joomla et enfin WordPress), je me suis familiarisé avec le phénomène. Phénomène ou mode, j’avoue que je m’interroge encore.

Comme je l’indiquais dans notre petit débat sur Facebook, ouvrir un blogue était avant tout d’assouvir un plaisir personnel qu’était l’écriture. Au moment où je me suis décidé à rejoindre la blogosphère, j’avais en tête le carnet de notes de Antoine Blondin. Un carnet dans lequel il notait ses pensées, ses débuts de chansons… c’était un début d’organisation à ce que l’on griffonne sur le coin d’une table et que l’on glisse dans la poche en quittant le restaurant.

Pour moi c’est ça : j’ai envie de dire quelque chose, je peux en parler à mes amis et/ou l’écrire ici. C’est peut-être aussi pour cela que j’ai toujours refusé d’avoir un blogue personnel à thème… d’ailleurs, lorsque je me suis aperçu que le hockey commençait à trop cannibaliser mon blogue, j’ai décidé d’en ouvrir un autre, dédié, que je compte rendre collaboratif à terme. Évidemment, vu que je parle de tout et de rien, cela peut paraître un peu fouillis… mais qu’importe.

Qu’importe parce que, encore une fois, cela reste un plaisir et que je n’apporte qu’une très relative importance à l’audience. Évidemment, j’étais content d’avoir quelques 400 visiteurs par jour il y quelques temps, mais le fait que cela soit tomber à un peu plus de la moitié ne m’inquiète guère. Pourquoi modifier mon approche alors que je considère cela comme un passe-temps ?

C’est vrai, tout de même, qu’il y a eu un temps où je m’en préoccupais un peu plus. Surtout lorsque j’ai commencé à afficher des publicités sur le site. En fait, l’objectif était de payer l’hébergement, de rendre le blogue autosuffisant dans le fond… et c’est là où réside le danger. On se fixe un objectif en terme de revenu, et par conséquent, en terme d’audience, et là, on peut être tenté de vouloir « plaire » ou chercher la nouvelle qui pourrait faire « décoller » le site.

Puis il y a eu l’amusement. L’amusement par exemple, de voir que de placer « résultat des présidentielles » dans un titre, au moment de l’élection à la présidence française, pouvait faire provoquer un ras-de-marée. Laurent en sait quelque chose d’ailleurs ! … Mais comme tout phénomène très ponctuel, ben… par définition, cela ne dure qu’un temps. Et si l’on ne propose pas grand chose pour retenir le visiteur, cela finit en feu de paille.

D’ailleurs, il faut réaliser une chose : oui, il y a des blogueurs qui arrivent à vivre de leur blogue, ou d’en tirer de substantiels revenus, mais ils ne représentent que… quoi ? 0.01% des blogueurs ?

Je pense donc qu’il faut bloguer pour le plaisir, pour soi… puis si ce que l’on écrit, ce que l’on propose comme contenu plaît, bien cela ne doit être que la cerise sur le sundae. Si vous ne bloguez pas par plaisir, ça finira par se sentir et vous deviendrez prisonnier par les contraintes : publier une, deux, trois fois par jour, chercher l’audience à tout prix, trouver des revenus… et là, il faudra pour vous absolument trouver des sujets, des sujets qui attire le public idéalement, passer un temps fou à laisser des messages partout afin de diffuser l’adresse de votre blogue… c’est un travail à plein temps et là, autant en faire une véritable profession et ainsi, ne plus comparer cela à un passe-temps !

iTunes Music Store, premier vendeur de musique aux États-Unis

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C’est fait ! Le service de vente de musique en ligne d’Apple, est désormais numéro un chez nos voisins du sud, dépassant tous les commerces de musique traditionnels, y compris le géant Wall-Mart.

Déjà classé troisième en 2007, iTunes Music Store a donc continué sa progression en 2008, totalisant un fabuleux quatre milliards de chansons vendues depuis le lancement du service. Oui, vous avez bien lu, quatre milliards de chansons vendues !

iTunes Music Store

D’après le communiqué d’Apple publié aujourd’hui, son service d’achat de musique en téléchargement, compterait pas moins de cinquante millions d’acheteurs et disposerait du plus grand catalogue de musique au monde avec quelques six millions de titres. Il est certain que le fait de ne pas avoir de rayonnages, ni de boutiques en « dur », facilite grandement les choses.

En moins de cinq ans d’existence donc, l’iTunes Music Store parvient à bouleverser la façon de se procurer de la musique légalement et surtout, devrait rassurer les maisons de disques qui ne dénoncent plus autant qu’avant, les dérives du téléchargement sur le net. Le fait de pouvoir se procurer un titre en quelques secondes et en un seul clique de souris, a largement contribué à la popularité du service. De plus, cette grande facilité d’achat à tendance à détourner les internautes de la simplicité du téléchargement illégal.

Apple enfonce le clou en proposant des événements exclusifs, aidé par certains artistes qui proposent même parfois leur album sur iTunes, avant qu’il soit en vente ailleurs.

Avec iTunes, iPod, puis iPhone, la marque californienne bouscule les habitudes de consommation et conforte sa place de chef de file dans l’innovation technologique.

Mais Apple ne s’arrête pas là. Depuis janvier, iTunes propose la location et la vente de films et de télé-séries aux États-Unis. Ce n’est qu’un début, mais serait-ce la disparition prochaine des vidéo-clubs ? Peut-être pas au Canada, où les fournisseurs d’accès à l’internet freinent frénétiquement la croissance de ce marché, en appliquant des limites dans le téléchargement, tout en augmentant la vitesse de leur connexion. Bref, ils nous propose de dépasser les quotas de plus en plus vite, tout en se servant dans le porte-feuille du consommateur, qu’il fasse du téléchargement légal ou pas.

Passage à l'heure… d'été !

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Je sais que c’est difficile à croire, mais nous allons passer cette nuit à l’heure d’été, alors même que nous devrons sortir une énième fois nos pelles, afin de dégager les trente centimètres de neige, que la nature nous aura gracieusement offert aujourd’hui.

En pratique, nous allons avancer l’heure d’une heure… en clair, à deux heures du matin, il sera en fait trois heures.

Changement d’heure

Dans la vie de Stéphane…

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Les jours pairs, il veut aller en élection. Les jours impairs, il décide de ne pas renverser le gouvernement, parce-que « les-Canadiens-ne-veulent-pas-aller-en-élection ».

Les sondages sont bons, Harper devient le gros méchant auquel il faut s’attaquer. Les sondages sont mauvais ? C’est sans aucun doute parce-que « les-Canadiens-ne-veulent-pas-aller-en-élection ».

Le budget va être déposé, le petit Stéphane est prêt à faire tomber le gouvernement… mais rendu au Rubicond, il s’aperçoit que ses troupes ne le suivent pas… sans doute parce-que « les-Canadiens-ne-veulent-pas-aller-en-élection ».

Pauvre Stéphane…

Dion - Brunet

Évidemment, tout ressemblance avec un personnage existant, ou ayant existé, ne pourrait être que fortuite.

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