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Négociations Apple vs Rogers

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Alors que nos chers voisins du Sud, peuvent profiter de l’iPhone depuis déjà plusieurs mois, nous avons parfois l’impression d’avoir été « oubliés » dans le plan de match de Steve Jobs. Certes, d’après les rumeurs, c’est le manque de bonne volonté de l’opérateur Rogers qui serait en cause.

Mais dans la tourmente, le site d’information MacQuébec a mis la main sur un document vidéo inédit, montrant les négociations entre Apple et l’opérateur canadien Rogers…

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L'Airbus A380 à Montréal

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Ce fût l’événement de la journée ici, à Montréal. Les médias avaient largement relayé l’information, alors que les premiers curieux et passionnés s’étaient amassés prêt de l’aéroport international de Dorval, dès 6 heures ce matin, alors que l’A380 venait à peine de quitter Paris. Bien évidemment, ce fût également un peu l’effervescence dans les locaux de Bombardier aéronautique.

Une chance pour nous, nos bureaux se trouvent en plein dans l’axe de l’aéroport de Dorval, et nous voyons déjà, tout au long de la journée, des dizaines d’avions passer au-dessus de nos installations.

Vers 11 heures, l’information a été passée selon laquelle, le paquebot du ciel allait bel et bien nous survoler. Au départ, il était question de 12h45, puis, finalement, c’est aux alentours de 12h15 que nous avons pu voir ce bel oiseau. Armé de mon cellulaire, je suis sorti en quatrième vitesse afin de prendre ces deux clichés.

A380 en approche

L’on voit bien, sur cette première photo, l’approche de l’appareil depuis le boulevard Marcel-Laurin à Ville St-Laurent. Ce qui nous a tous étonné, c’est son silence. En effet, nous avons l’habitude de « sentir » le survol de certains appareils, bien plus petits que l’A380, alors que l’approche de celui-ci c’est fait vraiment discrètement.

A380

Il s’agissait donc d’une sorte de vol inaugural transatlantique pour cette nouvelle génération d’Airbus, mais pas sa première présence au Québec. En effet, au moment des essais de certification, l’A380 était déjà venu l’année dernière, en plein hiver, se poser dans le nord québécois afin de tester l’avion sous des températures extrêmes.

Demain, l’A380 prendra la direction d’Orlando en Floride, puis reviendra à Montréal jeudi prochain, pour un dernier passage. Dernier avant un bon moment, semble t-il, puisqu’il n’est pas encore question pour Air France, qui s’est porté acquéreur de douze appareils, d’en attribuer sur la ligne Paris-Montréal. Mais le président d’Air France Canada souhaite qu’en à lui, le voir en opération régulière vers Montréal à plus ou moins long terme.

A380 autoroute

Pour l’anecdote enfin, pas moins d’une vingtaine d’entreprises québécoises ont participé à la conception et à la fabrication de l’A380.

Crédit photo pour le troisième cliché : Cyberpresse.

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Bienvenue à Intruders.tv Canada

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Souhaitons la bienvenue à la chaîne canadienne, du réseau d’information vidéo : Intruders.tv. Montée à l’initiative de quatre blogueurs montréalais, cette chaîne vient tout juste d’ouvrir ses portes pour notre plus grand plaisir.

Intrduders.tv

Benoit Descary, Vincent Abry, Christian Aubry et Laurent Maisonnave vont ainsi nous parler de l’internet, des nouvelles technologies et, sans aucun doute, du très à la mode « Web 2.0″.

Je leur souhaite donc la meilleure des chances dans leur projet. La grenouille givrée sera là pour suivre et supporter leur initiative assez originale, dans ce grand monde des nouvelles technologies de l’information.

À voir également, Intruders.tv sur ZeCanada.

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Comment internet a changé ma vie

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Si propice aux superlatifs, notre époque nous habitue à voir fleurir des termes forts et souvent exagérés, prenant même la forme de slogans, comme influencé par le monde de la publicité et des médias.

Ainsi, combien de fois par semaine entendons-nous parler de « révolution » ? Même le lecteur de nouvelles se prend au jeu et se permet de mettre l’emphase sur une découverte ou encore une invention qui, à l’entendre, devient une véritable révolution.

En d’autres temps, il fallait attendre bien des années entre chaque « révolution ». En d’autres temps, il fallait faire tomber des têtes ou inventer la machine à vapeur pour en arriver là. Aujourd’hui, tout devient extraordinaire, unique, incroyable.

Certes, le rythme des avancées technologiques n’a jamais été aussi élevé, mais est-ce que nos vies se sont tant métamorphosées ?

Car pour moi, une « révolution », c’est avant tout un événement ou une invention qui modifie profondément notre façon de vivre et ce, de manière généralisée.

C’est en cela que lorsque je regarde ma vie d’avant et d’après 1995, je me dis qu’internet a révolutionné ma vie !


Avant qu’internet fasse partie de mon quotidien, lorsque je cherchais un mot, j’ouvrais mon dictionnaire. Lorsque je voulais magasiner quelque part, je me déplaçais. Lorsque je voulais un catalogue, je le demandais par téléphone et, avec de la chance, je le recevais par la poste quinze jours plus tard. Lorsque je voulais voyager, ou juste prendre le train, j’allais dans une agence de voyage ou à la gare. Lorsque je voulais écrire à la famille ou à des amis, j’achetais une carte postale. Lorsque je voulais avoir des nouvelles, j’attendais l’heure de diffusion à la télévision ou je sortais acheter le journal…

Depuis le temps, pour tout cela et pour bien d’autres choses, je m’assois devant mon ordinateur et cela prend quelques minutes.

Un événement m’échappe ? J’aimerai en savoir plus sur l’histoire d’un pays, d’un conflit ou sur une personnalité ? … J’ouvre Wikipédia et en quelques minutes, j’apprends l’essentiel de ce qu’il faut savoir !

Mais internet a modifié de façon encore plus profonde mon existence.

En 1999, en clavardant sur un site de discussion québécois, je découvre tout un monde que j’ignorais, ou presque. À l’époque, le Québec ne signifiait pas grand chose… Quelques images me venaient en tête. Des images beaucoup plus issues du fantasme populaire, que de la réalité vraie : les bûcherons, l’hiver, Robert Charlebois, et les images de mon enfance, celles de cette fabuleuse émission « La chasse au trésor », coproduite par la France et le Canada.

En 1999 donc, je découvre qu’il y a une vraie vie de l’autre côté de l’océan… Lentement, je lie des amitiés (virtuelles s’entend) avec des inconnus, mais des inconnus tellement sympathiques !

Un an plus tard, je décidais de passer un mois et demi au Québec… ce fût une véritable révélation ! Je me suis retrouvé, ici, dans un pays que j’ignorais quelques mois auparavant.

En juillet 2001, par internet, je réservais mon billet « aller simple » Paris-Montréal après cinq mois de démarches afin de devenir immigrant… le 30 septembre, je débarquais à Montréal pour de bon.

Aujourd’hui, avec un blog et une vie « virtuelle » bien développée, je fais ce que j’aime faire : écrire, découvrir, apprendre… et ce, grâce à internet.

Alors oui, internet a changé ma vie ! Alors oui, internet est une vraie révolution, dans le sens que cette invention va bien au-delà du simple gadget de communication.

Internet m’a fait franchir 6,000 km d’océan et contribue encore aujourd’hui à me faire découvrir bien des espaces…

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L'entre saisons

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Cette année, je profite allègrement de la fin prématurée de la saison de hockey (pour le Canadien s’entend), afin de me rattraper au niveau de la diffusion des télé-séries du moment. Et je dois dire que la qualité est au rendez-vous !

Du côté des télé-séries étatsuniennes

Lost
Les nouveaux Robinson Crusoe

Je sais que nous en sommes déjà à la troisième saison, mais les campagnes de publicités concernant Lost, ne m’avaient jamais vraiment motivé à la regarder. Si ce n’était de l’insistance d’amis devenus accros, je serais passé à côté d’un petit chef-d’œuvre (le mot n’est pas trop fort).


Lost (« Perdus » au Québec), est une spectaculaire télé-série qui se base, à chaque épisode ou presque, sur un rebondissement et de nouvelles questions dont on a pas toujours la réponse.

Suite à un écrasement d’avion, une poignée de rescapés découvrent, que l’île sur laquelle ils se sont réfugiés, recèle de secrets. Loin de tout, ces survivants vont devoir se défendre face aux mystères de l’île et de ses habitants.

Lost est une série brillante et intrigante. On se laisse prendre au jeu, cherchant même des explications parmi les « indices » laissés volontairement sur internet par les producteurs : site de la fondation Hanso (thehansofoundation.org), Les industries Dharma (dharmaindustries.com), le faux site de la compagnie aérienne (oceanic-air.com), et quelques autres… Certains maniaques ont trouvés quelques « pistes » sur ces sites, mais l’intrigue est tellement dense, les questions tellement nombreuses, qu’il s’agit même peut-être de fausses pistes laissées par la production.

Si vous aimez les énigmes, les questions existentielles et la torture de neurones, cette télé-série est vraiment faite pour vous !

Liens consacrés à Lost :

- Le site officiel : Réseau ABC

- Le wikipédia de Lost : fr.lostpedia.com

- Lost Island

- Retour aux sources : lostsite

- Forum francophone sur Lost : Lost Forum


Prison Break
Se laisser enfermer pour mieux s’évader

Autre révélation au niveau des télé-séries. Je viens de visionner la deuxième saison et j’ai déjà bien hâte que la série reprenne (logiquement le 29 août sur les réseaux étatsuniens).

Prison Break est l’histoire de Michael Scofield, un brillant architecte doué d’une intelligence hors-normes, qui décide de se faire emprisonner volontairement afin de libérer son frère, Lincoln, accusé à tort, d’avoir assassiné le frère de la vice-présidente des États-Unis. Michael Scofield devra faire vite, alors que son frère doit être exécuté et que les contre-temps nuisent à la réalisation de son plan, si minutieusement préparé avant son arrestation.


Une excellente télé-série, elle aussi pleine de rebondissements. La saison deux reste, selon moi, encore plus passionnante que la première qui avait tendance à s’éterniser. Les créateurs de la série nous préviennent que la troisième sera encore meilleure !

Liens consacrés à Prison Break :

- Le site officiel : Réseau Fox

- Prison Break (fr)

- Prison-Break (fr)

- Break Prison (fr)


Heroes
Super-héros nouveau genre

En fait, je ne suis pas vraiment un « fan » en partant, des séries de super-héros. Mis à part le premier Batman (quoique le dernier n’est pas si mal), Spider-man (à part le dernier qui est ridiculement… ridicule !), les séries et les films comme Superman, Hulk et autres m’ont souvent ennuyé.

Finalement, j’ai regardé la première saison de Heroes… et j’avoue avoir été bluffé ! C’est un véritable renouveau, une version totalement dépoussiérée du genre. Dans Heroes, il ne suffit pas à un personnage de mettre une paire de lunettes à la Clark Kent, pour cacher sa personnalité de Superman ! Là, le défit est bien plus difficile, bien plus gros également.


La série part de la vie banale de personnages, a priori banals eux-aussi. Progressivement, et de façon parfois fortuite, leur existence va radicalement changer. Au long des premiers épisodes, chacun, sans se connaître, vont découvrir qu’ils ont des pouvoirs extraordinaires.

Un Japonais découvre ainsi qu’il peut agir sur le temps et se téléporter à différentes époques ou lieux. Un artiste peintre réalise qu’il peut dessiner le futur. Un policier s’aperçoit qu’il peut lire les pensées des autres… Loin d’être forcément un « don du ciel », les personnages de Heroes se retrouvent confrontés à des dangers pouvant mettre en jeu leur existence, mais aussi l’existence de la Terre entière.

Cette série est vraiment très agréable à regarder. L’intrigue est bonne, le scénario tient la route malgré le sujet et l’on se laisse même un peut prendre au jeu, devant une certaine crédibilité apportée par l’histoire et la réalisation.

Malgré tout, le final de la première saison fût une totale déception, bien loin du niveau des 24 premiers épisodes. J’espère que la deuxième saison répondra aux attentes.

Liens consacrés à Heroes :

- Le site officiel : Réseau NBC

- Heroes France

- Heroes online


Du côté des télé-séries québécoises

Les Invincibles
Après les héros, les zéros ?

Christophe aime nous en parler, j’ai fini par céder et à me joindre au clan des « Invincibles ».

C’est une télé-série vraiment géniale. L’on y retrouve un peu l’ambiance de « Horloge biologique », d’ailleurs, bien plus que l’ambiance, vous y reconnaîtrez certains acteurs.


Pierre-Antoine, Steve, Rémi et Carlos sont des hommes dans la trentaine. Décidés à « se prendre en mains » et à acquérir une « véritable » liberté, ils décident, autour d’un pacte, de laisser leur blonde respectives et de vivre leur vie sans attentes ni contraintes.

Malgré leur pacte, bien des résurgences de leur passé s’accumuleront sur leur chemin. Carlos, en particulier, bien incapable de quitter « Lyne-la-pas-fine », s’efforcera de cacher son échec aux trois autres.

Quiproquos, rebondissement, humour… tout est là pour faire des Invincibles une télé-série pas ordinaire et attractive.

Un conseil cependant, ne faites pas comme moi, regardez la série depuis le début !

Liens consacrés aux Invincibles :

- Le site officiel : Réseau de Radio-Canada

- Fiche Wikipédia


Le cœur a ses raisons
Burlesque et folie totale

Une chose est certaine, les comédiens de cette série ont dû avoir un fun noir à la tourner ! Il est clair qu’ils ont du en faire des prises !


« Le cœur a ses raisons » est un pastiche totalement déjanté des romans-savons étatsuniens. On y reprend tous les thèmes si chers aux « Feux de l’Amour », avec un humour digne des Monty-Pythons !

Le résultat est totalement dingue, mais tellement hilarant !

Marc Labrèche et Anne Dorval, interprètent deux rôles chacun (voire même trois pour Marc Labrèche durant la seconde saison), aux côtés de quelques artistes bien connus, tels Isabelle Boulay, Stéphane Rousseau, Jean-Michel Anctil, Lise Dion, Patrick Huard, Pascale Bussières, Macha Grenon… n’hésitant pas même à se ridiculiser parfois, pour le bien de nos zygomatiques.

C’est franchement drôle ! Un sacré bon divertissement ! À voir, ne serait-ce que pour écouter l’accent tellement ridicule que prend Anne Dorval.

Liens consacrés au Cœur a ses raisons :

- Le site officiel : Réseau TVA


Les Bougon
Bien mal acquis ne profite jamais. Vraiment ?

J’ai (enfin) regardé les deux saisons des Bougon. L’histoire d’une famille plutôt disfonctionnelle, profitant de toutes les situations pour profiter des autres et en particulier de l’état.

Magouilles, vol pur et simple, mensonges… rien n’arrêtera cette famille de s’enrichir, sans jamais avoir recours à un travail honnête.


La série est drôle, bien que malsaine par moment. Par contre, la série s’est assez vite essoufflée à partir du milieu de la seconde saison. Relançant les mêmes histoires et les mêmes blagues qui ont fait le succès de la série, Les Bongon sont devenus ennuyeux et beaucoup moins cocasses. Il était même temps que cela finisse.

Malgré tout, la première saison mérite d’être vue, même si l’épisode du « chat écrasé par Junior », m’a vraiment mis mal à l’aise.

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iPhone est maintenant disponible

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Il s’agit du plus gros lancement de l’histoire d’Apple, depuis l’arrivée du Macintosh en 1984. La firme de Cupertino met le paquet, depuis quelques semaines, afin de faire de l’iPhone un véritable succès commercial.

Et c’est bien parti pour ! Sans parler de la campagne de publicité « officielle », les médias, les blogues, les gens au bureau… tout le monde parle de iPhone. Impossible d’y échapper !


Mais est-ce mérité ?

En fait, iPhone est à la base un « smart-phone », tout comme le Blackberry. Outre la possibilité de l’utiliser comme n’importe quel autre cellulaire, iPhone permet de naviguer sur le net, d’envoyer et de recevoir des courriels, de prendre des photos et d’écouter de la musique.

Si j’arrêtais là mon explication (ce que font pas mal de détracteurs de iPhone), vous seriez en train de vous dire qu’il y a beaucoup de bruit pour… pas grand chose. Pourtant, il manque l’essentiel.

Mac 1984, iPhone 2007

En 1984, le premier Macintosh était un… ordinateur. Tout comme n’importe quel autre ordinateur de l’époque. Il faisait des calculs, du traitement de texte, des dessins, bref, tout ce qu’un ordinateur IBM pouvait faire. Là où résidait le génie et le gigantesque succès d’Apple, c’est dans l’interface et la simplicité d’utilisation.

Sans forcément connaître l’informatique, n’importe qui pouvait rapidement utiliser un Mac. Tout son fonctionnement était intuitif… facile et fiable. Encore aujourd’hui, le Macintosh inspire la simplicité et la convivialité, des qualités qui n’allaient vraiment pas de soi dans le monde de l’informatique.

Avec iPhone, c’est un peu pareil. J’aurais même tendance à dire, qu’iPhone est au cellulaire intelligent, ce que le Mac est à l’informatique : on allume l’appareil et on l’utilise, sans perdre son temps à comprendre comment ça fonctionne, ou comment on pourrait l’utiliser au mieux.

Avec le Mac, Apple commercialisa pour la première fois un instrument qui allait simplifier l’informatique : la souris. Avec iPhone, Apple introduit un nouveau périphérique : le doigt !

La force de la simplicité

Fini les petites touches du Blackberry, pour lequel il ne faut pas avoir les doigts de bûcheron pour taper un courriel. Ou encore, les triples pressions sur la touche « 2″ pour obtenir un « C ». La force de iPhone réside dans une interface absolument géniale, une interface digne de la grande firme californienne, mais aussi dans l’écran tactile qui a permis de faire disparaître totalement les touches.

Dès l’allumage de l’appareil, tout apparaît clairement à l’écran. L’accès est direct au navigateur internet, aux courriels, à YouTube, à l’iPod intégré, au WiFi, etc.

En parlant du navigateur, iPhone est le premier cellulaire qui embarque un véritable navigateur internet. Une version allégée de « Safari » qui permet de consulter internet tout comme on le ferait sur un ordinateur. Ceci prépare déjà la disparition prochaine du protocole Wap… prochaine mais pas immédiate, c’est certain.

Mais pour en savoir plus sur ce superbe appareil, je vous propose de visionner la démonstration vidéo de 20 minutes, proposée sur le site d’Apple. Je vous préviens, lorsque j’ai vu cette vidéo, j’ai tout de suite eu envie d’en avoir un !

iPhone. A guided tour (en anglais) : cliquez ici !

Ensuite ?

Ne nous méprenons pas. iPhone n’est qu’une version 1.0 du futur de la téléphonie mobile. À l’heure où certaines personnes passent plus de temps sur leur cellulaire que sur leur ordinateur, iPhone représente ce à quoi va ressembler notre façon d’utiliser internet.

Le développement des réseaux sans-fil (iPhone offre la possibilité de s’y connecter), la démocratisation de l’internet mobile, le regroupement de différents appareils numériques qui commençaient à encombrer nos poches (cellulaire, iPod, appareil photo)… fait de iPhone un précurseur dans le domaine.

Par contre, il est encore de bonne heure ! Les coûts prohibitifs des forfaits de transfert de données (surtout au Canada) et le prix de l’appareil en lui-même, ne contribuent pas à en faire un « nouvel » iPod au niveau de la démocratisation du produit. Mais, dans tout ce qui touche aux nouvelles technologies, nous savons tous que les prix s’effondrent très rapidement à mesure que le temps passe…

Côté iPod, iPhone montre le chemin de ce à quoi devrait ressembler, le prochain lecteur MP3 de la marque à la pomme. Je pense que l’on va assez vite voir arriver un iPod dépourvu de boutons, avec un écran tactile et une possibilité de connexion WiFi. Ceci serait une bien belle réponse au supposé « iPod killer » de Microsoft, le « fameux » Zune. Zune qui, en passant, et comme tous les produits concurrents d’iPod, ne rencontre pas vraiment le succès espéré par ses développeurs.

En conclusion, à moins d’être un geek fini et fortuné, je pense qu’il est encore trop tôt pour succomber à la « folie iPhone ». Attendons les prochaines versions de l’appareil, mais aussi la possibilité de l’utiliser au Canada.

Actuellement, Rogers serait encore en discussion avec Apple. On parle d’un lancement au Canada en janvier 2008…

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Corus 1 – SRC 0

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La nouvelle est parue cet après-midi, le Canadien de Montréal vient de renouveler son entente de diffusion radiophonique, avec le groupe Corus.


Alors que la Société Radio-Canada, s’était désintéressé du sport et en particulier du hockey, en abandonnant l’émission télévisée la plus ancienne : « La soirée du hockey », il y a déjà quelques années, est revenue à la charge constatant la forte audience remportée par le canal spécialisé RDS.

Mais au-delà des droits de télédiffusion (toujours en discussion), la SRC souhaitait également ravir la retransmission radiophonique à CKAC (du groupe Corus), qui avait une entente avec le Canadien depuis 1995.

Après des discussions difficiles, dues à l’arrivée de Radio-Canada dans le décor, Corus vient de signer un nouvel accord avec l’équipe montréalaise pour une durée de cinq ans ! Un coup dur pour le radiodiffuseur d’état, qui souhaitait s’accaparer l’auditoire de CKAC.

La nouvelle entente avec le groupe Corus stipule qu’outre la diffusion des matches sur le réseau de CKAC, les auditeurs pourront également suivre les rencontres sur la bande FM, grâce au 98.5 « le FM parlé de Montréal » et aux autres stations du groupe Corus présents en modulation de fréquence. C’est une nouveauté qui devrait ravir les auditeurs de la province, cherchant une diffusion plus claire que sur la bande AM.

De cette entente, il y aurait également un volet « internet », ainsi que des événements spéciaux liés au centenaire de l’équipe du Canadien en 2009, mais nous n’avons encore aucun détail à ce sujet.

Reste à savoir si RDS conservera les droits télévisuels. Pour ma part, je suis assez optimiste. En effet, le Canadien semble privilégier la fidélité à l’opportunisme de Radio-Canada. De plus, le traitement de notre sport national est bien supérieur sur le Réseau des Sports.

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"Je me souviens", la devise du Québec

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Un lecteur de mon blog, m’a donné l’idée de rédiger une tentative d’explication de notre devise : le fameux « Je me souviens ». Cette devise, qui peut apparaître simple au premier abord, est recouvert d’un épais mystère teinté d’une vieille controverse. Explications.

C’est en 1978, soit deux ans après la retentissante victoire des souverainistes aux élections générales, que le ministère des Transports décida de modifier l’inscription présente sur les plaques d’immatriculation.

Jusque-là, nous pouvions y lire une très touristique « La belle province », alors qu’à compter de 1978, le slogan fût remplacé par la sulfureuse devise « Je me souviens ».



Une plaque de 1973

Parti souverainiste au pouvoir aidant, cela fût interprété comme un signe de défiance envers l’autorité canadienne. En effet, il apparaissait clairement que le Québec préférait se souvenir de ses origines françaises, que de son attachement à la fédération. Notez que figurait sur la précédente inscription, l’allégeant terme de « province ».

Honnêtement, même s’il est très clair que le gouvernement de l’époque souhaitait se débarrasser de l’encombrant terme « province », je ne pense pas qu’il s’agissait nécessairement d’une quelconque défiance envers le Canada.

D’ailleurs, la devise en tant que telle, existait bien avant l’arrivée des souverainistes au pouvoir. Elle orne les armoiries du Québec depuis 1939, et fût même apparue en 1883 ! Preuve que l’irritabilité des fédéralistes n’a ironiquement pas de mémoire, elle !

Mais d’où vient la devise ?

C’est en 1883 donc, que l’architecte québécois Eugène-Étienne Taché, proposa un dessin de la façade du Palais législatif de Québec (il s’agit en fait de l’actuel hôtel du Parlement). Sur le fronton, il avait reproduit les armes de la province, ainsi que la devise « Je me souviens ». À partir du moment où le contrat fût signé avec le gouvernement (soit le 9 février 1883), nous pouvons dire que cette devise pris un caractère très officiel, étant donné que l’inscription ornerait dorénavant l’édifice institutionnel le plus important au Québec.

Pour l’anecdote, les armoiries présentes actuellement sur le Parlement (photo ci-bas), ne sont pas celles dessinées par Taché, mais ont été modifiées dans les années 1960, suite à des réparations effectuées sur la façade. Les autorités profitèrent des travaux pour y placer les armoiries officielles, telles que établies en 1939.



Les armoiries à l’entrée du Parlement de Québec

Maintenant, reste à savoir si Eugène-Étienne Taché était le véritable auteur de cette devise, et si tel n’est pas le cas, d’où venait son inspiration ?

L’inspiration poétique, mais improbable…

En 1978, une lette envoyée au « Montréal Star » par Hélène Pâquet, descendante de Eugène-Étienne Taché, expliqua que la devise est en fait incomplète et serait tirée du poème suivant : « Je me souviens/Que né sous le lys/Je croîs sous la rose. »

Cependant, les propos de Hélène Pâquet vont à l’encontre de ce que pouvait dire Étienne-Théodore Pâquet, gendre de Eugène-Étienne Taché près de 40 années auparavant. Pour lui, le pays tout entier devait saluer l’esprit de synthèse de Taché, qui a réussit, en trois mots, à résumer l’histoire et les traditions du peuple Québécois. Il souhaitait que Taché puisse être autant considéré que Routhier et Lavallée, les auteurs de « Ô Canada ».

De plus, jamais personne n’a pu prouver l’existence du poème cité par Hélène Pâquet, surtout qu’il en existe une autre variante, comme altérée par la rumeur : « Née dans les lis, je grandis dans les roses ».

Cependant, on peut trouver un début d’explication dans la confusion ainsi créé, sur une médaille-souvenir datant de 1908. Cette médaille, gravée à l’occasion du troisième centenaire de la fondation de la ville de Québec, porte l’inscription suivante : « Dieu aidant, l’oeuvre de Champlain née sous les lis a grandi sous les roses ». L’on voit donc d’où semblerait venir ce « fameux » poème fantôme, mais cette gravure fait mention de la ville de Québec (fondée par Champlain), et le « Je me souviens » est bel et bien absent.

Mais ne pensez pas y voir là, de toutes façons, l’origine de la devise du Québec. Car comme l’écrit Gaston Déchênes, Taché « était un héraldiste accompli qui savait qu’on ne peut concevoir des armoiries avec une devise de douze mots ». Là-dessus, les spécialistes sont d’accord, « Je me souviens » ne fait pas partie d’un quelconque poème, même si la rumeur populaire y voit un aspect plutôt sympathique.

Après la poésie, la chanson !

Pour Conrad Laforte (ethnologue et bibliothécaire Québécois) auteur du « Catalogue de la chanson folklorique française », Taché s’est inspiré de la chanson populaire « Un Canadien errant », écrit par Antoine Gérin-Lajoie en 1842.

Dans le texte du « Canadien errant », l’on peut y lire :

« Si tu vois mon pays,
Mon pays malheureux,
Va dire à mes amis
Que je me souviens d’eux. »

Contrairement au poème de Hélène Pâquet, dont on ne retrouve trace nulle part, la chanson « Un Canadien errant » a le mérite d’exister bel et bien (et le « Je me souviens » d’y être présent). Maintenant, difficile à dire si cette chanson est la véritable source d’inspiration de l’architecte du Parlement. Là non-plus, rien ne permet de le confirmer.

Edith Fowke, dans le « Penguin Book of Canadian Folk Songs », évoque la révolte des Patriotes de 1837-1838, à la suite de laquelle, des Canadiens-Français furent emprisonnés, déportés ou pendus. Ceux qui échappèrent aux autorités britanniques furent contraint à l’exil aux États-Unis. Leur destinée aurait donc été une inspiration pour Antoine Gérin-Lajoie. À partir de 1842, les Canadiens-Français chantèrent « Un Canadien errant » de l’Acadie aux Territoires du Nord-Ouest.

L’inspiration historique

De son côté, Pierre-Georges Roy pense que « les mots [que la citation] contient sont une heureuse conception puisqu’ils disent clairement le passé, le présent et le futur de la seule province française de la Confédération canadienne ».

Ceci est à mettre en parallèle avec ce qu’aurait dit le juge Jetté, en 1890, évoquant les sentiments des Canadiens-Français lorsque le drapeau français réapparut sur le fleuve en 1855 : « Oui, je me souviens, ce sont nos gens ». Mais là aussi il faut rester prudent, car il n’existe à ce jour aucune preuve tangible de l’exactitude des termes employés par le juge.

Une devise liée au parlement

Jacques Rouillard, Professeur au département d’histoire et responsable du programme d’études québécoises de l’Université de Montréal, écrivait dans Le Devoir en 2005, un début d’explication.

(…) « le sens de la devise doit être interprété comme un texte introduisant à l’Hôtel du Parlement lui-même, que Taché conçoit comme un « témoin » de l’histoire du Québec, un lieu de mémoire destiné à illustrer de manière symbolique l’identité du Québec. L’ornementation générale de l’Hôtel du Parlement devient la clef pour saisir la signification de la divise. »

Par contre, Jacques Rouillard semble totalement s’égarer, lorsqu’il y voit « la reconnaissance envers la Grande-Bretagne pour nous avoir accordé la liberté politique ». Cette thèse a été largement écartée par Gaston Déchênes, qui a sans aucun doute, une plus grande expertise et connaissance sur le sujet.

Christian Gagnon, dans Le Devoir, répond d’ailleurs à Jacques Rouillard de belle façon : « Dans certains milieux canadiens-anglais, on ne manque pas une occasion de soutenir d’autres mensonges voulant que les Filles du Roy aient été des prostituées, les premiers colons de Nouvelle-France, d’anciens bagnards, Dollard-des-Ormeaux, un voleur de fourrures, et les Canadiens-français anti-conscriptionnistes, des lâches. Dans le cas du « Je me souviens », il serait apprécié que nos universitaires ne se fassent pas les courroies de transmission de cet autre exercice de désappropriation et de détournement de sens des symboles historiques nationaux de notre peuple, comme ce fut le cas pour l’hymne « Ô Canada », la feuille d’érable et le castor ».

Mais là où Rouillard à raison, c’est dans l’intention de créer un sanctuaire de la mémoire, de l’histoire et de l’identité d’un peuple. La présence des statues, que cela soit de Britanniques, de Français et d’Amérindiens (un cas unique sur des édifices parlementaires canadiens) sur le pourtour du Parlement, évoque une sorte de « Panthéon » des personnages ayant influencé le Canada-Français.

Pourquoi faire compliqué ?

Effectivement, pourquoi donc faudrait-il que cette devise soit incomplète ? Si cela avait été le cas, Taché aurait eu très largement le temps de l’évoquer, de l’écrire, ne serait-ce que dans les correspondances qu’il entretenait avec les autorités, au moment de la conception de son projet.

Encore là, Gaston Déchênes résume très bien ma pensée : « La devise « Je me souviens » invite tout simplement à… se souvenir notamment de ce que la décoration de la façade de l’Hôtel du Parlement évoque. En ce sens, la devise du Québec est ouverte et ne comporte pas de jugement de valeur (contrairement à l’autre devise où plusieurs ont vu les bienfaits de la Conquête [ndlr : les "fameuses" roses]). »

Voyons donc cette devise, surtout celle présente sur le Parlement, comme un témoin de l’histoire du Québec. À notre devoir de mémoire.


Sources utilisées pour cet article :

- André Pépin et son site sur les plaques d’immatriculation du Québec

- Gaston Deschênes, La devise « Je me souviens » sur le site de L’Agora.

- Jacques Rouillard, « Se souvenir de qui, de quoi ? ».

- « Un Canadien errant », par L’encyclopédie canadienne.

- La chanson « Un Canadien errant » (paroles et fichier midi).

- « Je me souviens », sur Wikipédia

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