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Gainey, prépare ton chéquier !
0Tout comme l’an passé, les négociations entre les Sabres de Buffalo et son cocapitaine Daniel Brière, ne semblent pas très bien se passer. L’équipe a attendu jusqu’à hier soir, pour déposer sa première offre salariale, soit à peine trois jours avant l’autonomie complète de son joueur !

Pour mémoire, Daniel Brière avait dû avoir recours à l’arbitrage l’an passé, devant le refus des Sabres de réévaluer son salaire équitablement. Le joueur Québécois avait d’ailleurs indiqué, qu’il n’accepterait pas qu’une telle situation se reproduise.
Même si rien n’est encore fait, les probabilités que Daniel Brière teste le marché des joueurs autonomes grandit à mesure que le temps passe.
Dans un pareil cas, il est certain que bien des équipes seraient très intéressées, d’obtenir les services du numéro 48 des Sabres. Brière a marqué 32 buts et obtenu 63 aides durant la dernière saison régulière, ce qui fait de lui l’un des meilleurs pointeurs de la ligue nationale.
Évoquant, il y a quelques semaines, la possibilité de réaliser un « bon coup », l’état-major du Canadien doit se tenir prêt à réagir, dans le cas où aucun contrat ne serait signé chez les Sabres le 1er juillet.
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Samsonov échangé à Chicago
0La nouvelle est tombée aujourd’hui : Sergeï Samsonov, l’attaquant Russe que le Canadien de Montréal avait été chercher en 2006, sur le marché des joueurs autonomes, a été échangé aux Black-Hawks de Chicago.
Samsonov, malgré tout son potentiel, a profondément déçu la direction et les partisans du CH. Il a lui-même hypothéqué sa carrière à Montréal, lorsqu’en fin de saison, il s’en est pris directement à l’entraîneur-chef Guy Carbonneau et en regrettant son choix de venir jouer ici.

Avant cette déclaration fracassante (il n’a plus pris part à un match du Canadien depuis), je trouvais qu’il avait un certain talent. Il effectuais de superbes entrées de zone, il maniait très bien la rondelle et était un maître des feintes… sauf qu’il refusait toujours de se porter devant le filet, préférant tirer de loin.
Pourtant, le peu de fois qu’il s’est donné la peine d’aller devant le gardien adverse, cela s’est souvent soldé par des buts ou de belles occasions de marquer.
Bref, Samsonov n’a jamais vraiment apporté ce que Montréal recherchait en lui : un marqueur de talent. Une autre déception pour l’équipe en somme…
Maintenant, quand sera t-il de Alexei Kovalev ? Lui aussi n’a pas été tendre pour son entraîneur dans la presse Russe ! Lui aussi déçoit beaucoup ces derniers temps ! Capable de marquer quatre buts en deux matches, mais s’écroulant ensuite durant des semaines, tout juste bon à faire des ronds sur la glace !
Côté rumeurs, l’on parle de Yashin, qui a déclaré cette semaine qui aimerait beaucoup jouer à Montréal… mais lui non plus n’est pas un joueur facile. Je pense que l’on aurait intérêt à viser un peu plus haut, surtout que le club a une belle marge de manœuvre financière.
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Deux bonnes nouvelles pour le Canadien
0Campagne présidentielle française achevée, il est temps maintenant de reprendre les affaires courantes sur ce blog. Non pas que le sujet soit épuisé, mais parce que je m’intéresse tout de même plus à ce qu’il se passe au Québec, qu’aux gesticulations franco-françaises de l’autre bord. Alors non, je ne m’abaisserai pas à faire du commentaire style « Café du commerce », au sujet du Yacht de Sarkozy, ou du nouvel état d’esprit de SégolHaine suite à sa défaite.
Deux bonnes nouvelles donc pour le Canadien de Montréal, notre club de hockey.
Hier, nous avons d’abord appris que Alexander Perezhogin quitte la formation, alors qu’il a signé un contrat de 1.7 millions en Russie. Évidemment, le Canadien n’a pas cherché à contrer cette offre, sachant déjà que le joueur ne vaut même pas la moitié !
Je l’écrivais d’ailleurs au moment de l’élimination du CH, Alexander Perezhogin fait partie des joueurs qui m’ont le plus déçus cette saison. Alors qu’il avait un fort potentiel en 2005/2006, il est devenu méconnaissable sur la glace, accumulant les erreurs, créant des revirements chez l’adversaire et surtout, bien incapable de marquer des buts. De mémoire, il n’en a marqué de six cette saison… comme dirait Alain Chantelois « Pas fort chef ! ».
Je le voyais donc bien réintégrer le club école du Canadien à Hamilton, histoire qu’il puisse retrouver son meilleur hockey. Mais il a préféré retourner dans son pays natal, avec, il faut le dire, un très bon salaire.
Deuxième bonne nouvelle, le Canadien a décidé d’investir dans un centre d’entraînement dédié, loin des aléas de disponibilités du Centre Bell.

Il faut dire qu’avec la multiplication des spectacles du groupe Gillett, il est devenu de plus en plus compliqué à l’équipe de pouvoir profiter de la glace pour ses entraînements. Alors plutôt que d’attendre la fin du show de The Police ou de Garou, l’équipe de Guy Carbonneau pourra aller s’entraîner à Brossard, au croisement des autoroutes 10 et 30.
Outre deux surfaces de glace, il y aura un centre de conditionnement physique, une salle de traitement clinique, une salle de presse, et également des gradins de 800 places autour de la patinoire d’entraînement, sans oublier une chambre des joueurs et des vestiaires.
Avec ce centre, le Canadien sera l’un des club les mieux équipés de la ligue nationale et pourra donc offrir à ses joueurs des équipements vraiment performants.
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"Je me souviens", la devise du Québec
0Un lecteur de mon blog, m’a donné l’idée de rédiger une tentative d’explication de notre devise : le fameux « Je me souviens ». Cette devise, qui peut apparaître simple au premier abord, est recouvert d’un épais mystère teinté d’une vieille controverse. Explications.
C’est en 1978, soit deux ans après la retentissante victoire des souverainistes aux élections générales, que le ministère des Transports décida de modifier l’inscription présente sur les plaques d’immatriculation.
Jusque-là, nous pouvions y lire une très touristique « La belle province », alors qu’à compter de 1978, le slogan fût remplacé par la sulfureuse devise « Je me souviens ».

Une plaque de 1973
Parti souverainiste au pouvoir aidant, cela fût interprété comme un signe de défiance envers l’autorité canadienne. En effet, il apparaissait clairement que le Québec préférait se souvenir de ses origines françaises, que de son attachement à la fédération. Notez que figurait sur la précédente inscription, l’allégeant terme de « province ».
Honnêtement, même s’il est très clair que le gouvernement de l’époque souhaitait se débarrasser de l’encombrant terme « province », je ne pense pas qu’il s’agissait nécessairement d’une quelconque défiance envers le Canada.
D’ailleurs, la devise en tant que telle, existait bien avant l’arrivée des souverainistes au pouvoir. Elle orne les armoiries du Québec depuis 1939, et fût même apparue en 1883 ! Preuve que l’irritabilité des fédéralistes n’a ironiquement pas de mémoire, elle !
Mais d’où vient la devise ?
C’est en 1883 donc, que l’architecte québécois Eugène-Étienne Taché, proposa un dessin de la façade du Palais législatif de Québec (il s’agit en fait de l’actuel hôtel du Parlement). Sur le fronton, il avait reproduit les armes de la province, ainsi que la devise « Je me souviens ». À partir du moment où le contrat fût signé avec le gouvernement (soit le 9 février 1883), nous pouvons dire que cette devise pris un caractère très officiel, étant donné que l’inscription ornerait dorénavant l’édifice institutionnel le plus important au Québec.
Pour l’anecdote, les armoiries présentes actuellement sur le Parlement (photo ci-bas), ne sont pas celles dessinées par Taché, mais ont été modifiées dans les années 1960, suite à des réparations effectuées sur la façade. Les autorités profitèrent des travaux pour y placer les armoiries officielles, telles que établies en 1939.

Les armoiries à l’entrée du Parlement de Québec
Maintenant, reste à savoir si Eugène-Étienne Taché était le véritable auteur de cette devise, et si tel n’est pas le cas, d’où venait son inspiration ?
L’inspiration poétique, mais improbable…
En 1978, une lette envoyée au « Montréal Star » par Hélène Pâquet, descendante de Eugène-Étienne Taché, expliqua que la devise est en fait incomplète et serait tirée du poème suivant : « Je me souviens/Que né sous le lys/Je croîs sous la rose. »
Cependant, les propos de Hélène Pâquet vont à l’encontre de ce que pouvait dire Étienne-Théodore Pâquet, gendre de Eugène-Étienne Taché près de 40 années auparavant. Pour lui, le pays tout entier devait saluer l’esprit de synthèse de Taché, qui a réussit, en trois mots, à résumer l’histoire et les traditions du peuple Québécois. Il souhaitait que Taché puisse être autant considéré que Routhier et Lavallée, les auteurs de « Ô Canada ».
De plus, jamais personne n’a pu prouver l’existence du poème cité par Hélène Pâquet, surtout qu’il en existe une autre variante, comme altérée par la rumeur : « Née dans les lis, je grandis dans les roses ».
Cependant, on peut trouver un début d’explication dans la confusion ainsi créé, sur une médaille-souvenir datant de 1908. Cette médaille, gravée à l’occasion du troisième centenaire de la fondation de la ville de Québec, porte l’inscription suivante : « Dieu aidant, l’oeuvre de Champlain née sous les lis a grandi sous les roses ». L’on voit donc d’où semblerait venir ce « fameux » poème fantôme, mais cette gravure fait mention de la ville de Québec (fondée par Champlain), et le « Je me souviens » est bel et bien absent.
Mais ne pensez pas y voir là, de toutes façons, l’origine de la devise du Québec. Car comme l’écrit Gaston Déchênes, Taché « était un héraldiste accompli qui savait qu’on ne peut concevoir des armoiries avec une devise de douze mots ». Là-dessus, les spécialistes sont d’accord, « Je me souviens » ne fait pas partie d’un quelconque poème, même si la rumeur populaire y voit un aspect plutôt sympathique.
Après la poésie, la chanson !
Pour Conrad Laforte (ethnologue et bibliothécaire Québécois) auteur du « Catalogue de la chanson folklorique française », Taché s’est inspiré de la chanson populaire « Un Canadien errant », écrit par Antoine Gérin-Lajoie en 1842.
Dans le texte du « Canadien errant », l’on peut y lire :
« Si tu vois mon pays,
Mon pays malheureux,
Va dire à mes amis
Que je me souviens d’eux. »
Contrairement au poème de Hélène Pâquet, dont on ne retrouve trace nulle part, la chanson « Un Canadien errant » a le mérite d’exister bel et bien (et le « Je me souviens » d’y être présent). Maintenant, difficile à dire si cette chanson est la véritable source d’inspiration de l’architecte du Parlement. Là non-plus, rien ne permet de le confirmer.
Edith Fowke, dans le « Penguin Book of Canadian Folk Songs », évoque la révolte des Patriotes de 1837-1838, à la suite de laquelle, des Canadiens-Français furent emprisonnés, déportés ou pendus. Ceux qui échappèrent aux autorités britanniques furent contraint à l’exil aux États-Unis. Leur destinée aurait donc été une inspiration pour Antoine Gérin-Lajoie. À partir de 1842, les Canadiens-Français chantèrent « Un Canadien errant » de l’Acadie aux Territoires du Nord-Ouest.
L’inspiration historique
De son côté, Pierre-Georges Roy pense que « les mots [que la citation] contient sont une heureuse conception puisqu’ils disent clairement le passé, le présent et le futur de la seule province française de la Confédération canadienne ».
Ceci est à mettre en parallèle avec ce qu’aurait dit le juge Jetté, en 1890, évoquant les sentiments des Canadiens-Français lorsque le drapeau français réapparut sur le fleuve en 1855 : « Oui, je me souviens, ce sont nos gens ». Mais là aussi il faut rester prudent, car il n’existe à ce jour aucune preuve tangible de l’exactitude des termes employés par le juge.
Une devise liée au parlement
Jacques Rouillard, Professeur au département d’histoire et responsable du programme d’études québécoises de l’Université de Montréal, écrivait dans Le Devoir en 2005, un début d’explication.
(…) « le sens de la devise doit être interprété comme un texte introduisant à l’Hôtel du Parlement lui-même, que Taché conçoit comme un « témoin » de l’histoire du Québec, un lieu de mémoire destiné à illustrer de manière symbolique l’identité du Québec. L’ornementation générale de l’Hôtel du Parlement devient la clef pour saisir la signification de la divise. »
Par contre, Jacques Rouillard semble totalement s’égarer, lorsqu’il y voit « la reconnaissance envers la Grande-Bretagne pour nous avoir accordé la liberté politique ». Cette thèse a été largement écartée par Gaston Déchênes, qui a sans aucun doute, une plus grande expertise et connaissance sur le sujet.
Christian Gagnon, dans Le Devoir, répond d’ailleurs à Jacques Rouillard de belle façon : « Dans certains milieux canadiens-anglais, on ne manque pas une occasion de soutenir d’autres mensonges voulant que les Filles du Roy aient été des prostituées, les premiers colons de Nouvelle-France, d’anciens bagnards, Dollard-des-Ormeaux, un voleur de fourrures, et les Canadiens-français anti-conscriptionnistes, des lâches. Dans le cas du « Je me souviens », il serait apprécié que nos universitaires ne se fassent pas les courroies de transmission de cet autre exercice de désappropriation et de détournement de sens des symboles historiques nationaux de notre peuple, comme ce fut le cas pour l’hymne « Ô Canada », la feuille d’érable et le castor ».
Mais là où Rouillard à raison, c’est dans l’intention de créer un sanctuaire de la mémoire, de l’histoire et de l’identité d’un peuple. La présence des statues, que cela soit de Britanniques, de Français et d’Amérindiens (un cas unique sur des édifices parlementaires canadiens) sur le pourtour du Parlement, évoque une sorte de « Panthéon » des personnages ayant influencé le Canada-Français.
Pourquoi faire compliqué ?
Effectivement, pourquoi donc faudrait-il que cette devise soit incomplète ? Si cela avait été le cas, Taché aurait eu très largement le temps de l’évoquer, de l’écrire, ne serait-ce que dans les correspondances qu’il entretenait avec les autorités, au moment de la conception de son projet.
Encore là, Gaston Déchênes résume très bien ma pensée : « La devise « Je me souviens » invite tout simplement à… se souvenir notamment de ce que la décoration de la façade de l’Hôtel du Parlement évoque. En ce sens, la devise du Québec est ouverte et ne comporte pas de jugement de valeur (contrairement à l’autre devise où plusieurs ont vu les bienfaits de la Conquête [ndlr : les "fameuses" roses]). »
Voyons donc cette devise, surtout celle présente sur le Parlement, comme un témoin de l’histoire du Québec. À notre devoir de mémoire.

Sources utilisées pour cet article :
André Pépin et son site sur les plaques d’immatriculation du Québec
Gaston Deschênes, La devise « Je me souviens » sur le site de L’Agora.
Jacques Rouillard, « Se souvenir de qui, de quoi ? ».
« Un Canadien errant », par L’encyclopédie canadienne.
La chanson « Un Canadien errant » (paroles et fichier midi).
« Je me souviens », sur Wikipédia
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Une saison à oublier…
0Je ne parle pas du printemps, mais bien de la saison du Canadien de Montréal, qui n’a pas été capable de se qualifier pour les séries de fin de saison.
Et pourtant, tout avait si bien commencé ! Le Canadien était en feu durant les trois premiers mois, accumulant les victoires, pratiquement invincibles en avantage et en désavantage numérique… on avait beau se frotter les yeux, c’était bel et bien réel : notre équipe, relativement moyenne sur le papier, était en train de mettre en danger les Sabres de Buffalo et leur première place au classement.
Premiers dans la ligue en avantage et en désavantage numérique, arrivés à cinq points seulement de la tête du classement, tout s’effondra au moment des fêtes de fin d’année.
Maladie au sein de l’équipe (on parlait d’une dizaine de joueurs atteints par un virus), puis la traversée du désert en janvier et février jusqu’à la blessure de Cristobal Huet qui, de toute manière, connaissait une mauvaise période depuis quelques semaines.

Sheldon Souray a connu une excellente saison
Mais ne blâmons pas trop nos gardiens. En début de saison, le Canadien était l’équipe qui accordait le plus de tirs au but, tout en restant dans le haut du classement et en étant numéro un de la ligue nationale en désavantage, c’est pour dire que le travail des gardiens fût exceptionnel. Mais il semble que les joueurs se soient reposés sur les performances de leurs cerbères, persuadés qu’ils pourraient toujours faire les arrêts clefs…
Nous connaissons la suite : dégringolade dans le classement, avant que l’espoir renaisse grâce aux performance de Jaroslav Halak, un jeune gardien de 21 ans, sortis tout droit de la ligue américaine. Fallait-tu qu’on soit vraiment désespéré !
Et puis voilà ! Pour gagner en fait, cela prend un gardien qui fasse toujours les arrêts qui faut. Remarquez bien que dès qu’un gardien connaît des difficultés (et même les meilleurs doivent passer par là), le Canadien s’effondre.
Sauf qu’il faudra bien un moment donné, que les joueurs réalisent que pour gagner, ça prend une défense, une attaque et pas seulement un gardien solide !
Il y a tout de même de l’espoir quelque part. Certains joueurs m’ont impressionnés, comme Plekanec qui a connu un mois de janvier exceptionnel (qu’est-ce que cela aurait été s’il n’avait pas été là !), Higgins est revenu à son meilleur niveau en fin de saison, Latendresse s’améliore de plus en plus, tout comme Kostitsyn, Komisarek, Lapierre et même Ryder qui a retrouvé, semble t-il, ses poignets magiques !
Que des jeunes ! … Kovalev a connu une saison pourrie, si l’on excepte, on va dire, huit ou dix matchs (sur une saison de 82 matchs à 4.5 millions de dollars US, c’est un bon rendement n’est-ce pas ?), je ne parlerais même pas de Samsonov… Koïvu, même s’il a connu sa meilleure saison en carrière, ne m’impressionne pas du tout, surtout en tant que capitaine. Le voit-on aux commandes de son équipe lorsqu’il est sur la glace ? Le voit-on parler, conseiller, donner des directives à ses coéquipiers ? C’est un bon joueur, sans être exceptionnel, qui mérite beaucoup plus d’être adjoint du capitaine, comme centre d’un… deuxième trio.
Évidemment, il y a des joueurs que l’on ne reverra pas la saison prochaine. Parmi ceux-ci, les joueurs devenant libres au premier juillet : Janne Niinimaa et David Aebischer, étant des quasi-certitudes. Mike Johnson, Radek Bonk, Sheldon Souray, ont des bonnes chances de quitter également l’équipe, même si, dans le cas de Souray, le Canadien tentera de le garder dans la formation, mais il risque d’en demander un peu trop. Certes, il a toujours dit aimer jouer à Montréal, mais l’on sait également que jamais plus il aura une aussi belle opportunité de tester le marché des joueurs autonomes.
Dans le cas de Sergei Samsonov, en contrat pour un an encore avec le Canadien, si Bob Gainey ne trouve pas une équipe qui soit intéressée (et c’est peu probable), il y a fort à parier que la formation montréalaise rachètera son contrat pour le laisser aller. Dans tous les cas, il ne jouera plus ici.
Reste Alexander Perezhogin, qui m’a vraiment déçu cette année, alors qu’il avait connu une saison 2005-2006 excellente. Je pense qu’on devrait le retourner à Hamilton, au moins le temps qu’il puisse revenir à son meilleur niveau. Dans son cas, il n’y a pas lieu de paniquer. Il est jeune, il a du potentiel, il faut juste lui laisser un peu plus de temps.
Côté gardiens… difficile à dire. Cristobal Huet a t-il les moyens d’être un gardien numéro un durant toute une saison ? Que fait-on de Jaroslav Halak ? Carey Price est maintenant à Hamilton, c’est rassurant pour la saison prochaine ! En ce qui me concerne, et si Huet est capable de revenir à son meilleur niveau, je pense qu’il faudra le laisser gardien numéro un, avec Halak sur le banc. Tester ses performances en début de saison, et voir s’il est capable d’être un vrai numéro un. Dans le cas contraire, Price peut toujours venir en aide à Halak en cas de coup dur.
Prochaine étape le repêchage, puis le marché des joueurs autonomes à partir du premier juillet. L’on parle beaucoup de Daniel Brière, un peu moins de Brendon Shanahan… difficile à dire. Mais cela pourrait être intéressant.
Pour terminer, un petit clin d’œil sur les performances du Canadien cet hiver (en particulier en janvier et février), grâce à ce beau petit montage, sur une adaptation d’une chanson de Mes Aïeux « Dégénérations »…
Dégradations – Patrice Gagné-Houmy
Musique : Mes Aïeux – Durée : 3’24 » – 8 Mo
Je vous rassure, pas question pour moi de boycotter quoique ce soit. Tricolore jusqu’au bout, pour le meilleur et pour le pire !
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L'énigme Kovalev
0En regardant le match d’hier soir contre les Caps, une question me trottait dans la tête : « Pourquoi donc Alex Kovalev ne joue pas tous ses matches de cette façon ? ».
Nous savons tous qu’il a un talent extraordinaire, qu’il adore jouer pour le Canadien, qu’il a de belles ambitions pour l’équipe… mais alors, pourquoi se contente t-il de faire des ronds sur la glace les 3/4 des matches en saison régulière ?
À 4.5 millions, pour compter une vingtaine de buts au mieux (il a franchit le plateau des quinze buts hier), avouez que c’est un peu cher payer. Évidemment, en fin de saison et durant les séries il trouve le moyen de se faire acclamer et aduler par tous, comme il l’avait fait l’an passé, mais je trouve qu’il pousse un peu trop sa « lucke ».

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Le Canadien n’arrive plus à gagner !
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Il y a des choses qui sont difficiles à expliquer.
Depuis le match du 23 décembre, le Canadien n’est plus du tout la même équipe. Souvenez-vous, au mois de décembre, le tricolore était à cinq points de la première place occupée par les Sabres de Buffalo… l’équipe était relativement constante et n’avait pratiquement jamais connu deux défaites consécutives en temps réglementaire, ce qui était une très belle performance compte tenu du niveau de l’équipe (sur le papier).
L’on sentait une belle chimie et même l’absence de Christopher Higgins et de Steve Bégin n’avait pas eu de conséquence sur le rendement.
Mais voilà, le mois de janvier a été catastrophique. Non pas par malchance, mais par manque de travail. Guy Carbonneau s’est même fâché assez durement constatant que son équipe ne produisait plus.
Même les « unités spéciales » en avantage et en désavantage numérique, celles qui avaient souvent sauvé l’équipe (1er rang dans toute la ligue début décembre), n’étaient plus là pour aller chercher des victoires. Les gardiens, que cela soit Cristobal Huet ou David Aebischer, étaient également méconnaissables.

Certes, il y a eu cette épidémie de gastro-entérite qui a laminé l’équipe durant quelques jours, mais il est clair que cela n’est pas la seule et unique explication ! On disait alors l’équipe fatiguée, et l’on attendait avec impatience la pause du match des Étoiles, après quoi, la forme devrait être de retour… mais non ! L’équipe restait léthargique, sans ce « feu » qui l’animait lors des 40 premiers matches.
Nous connaissions à l’époque les raisons de ces défaites : le manque de travail. Au début de la saison, même lorsque l’équipe était dominée, le CH trouvait les ressources pour se regrouper et ne se laissait jamais abattre trouvant parfois même le moyen de gagner sans forcément l’avoir mérité. En janvier, un simple retard de deux buts suffisait à briser l’élan de l’équipe… plus aucune combativité, manque de travail des vétérans…
Guy Carbonneau commençait à perdre patience, et c’est normal.
Sergeï Samsonov et Craig Rivet furent les premières « victimes » en étant écartés d’un premier match. Rivet, l’un des pilier de l’équipe, ne comprenait pas vraiment cette décision, moi non plus d’ailleurs… Pour ce qui est de Samsonov, il reconnaissait lui-même que sa production laissait à désirer. Mais était-ce seulement un message pour ces deux joueurs, ou pour l’ensemble de l’équipe ? Force est de constater que cela n’a pas servi à grand chose.
Au niveau des résultats, le mois de février commence comme le mois de janvier s’est terminé : le Canadien n’arrive plus à gagner. Par contre, depuis deux ou trois matches, on ne peut plus dire que l’équipe ne travaille pas. Surtout lors des deux matches contre les Sens. Il y a eu de très belles occasion de marquer, de beaux jeux créés par les attaquants, surtout le troisième trio (celui de Radek Bonk), mais le gardien des Sénateurs est prodigieux et ne laisse rien passer… au contraire, Huet et Aebischer, sans être mauvais, connaissent des performances assez ordinaires.
Si l’équipe avait connu un bon mois de janvier, nous aurions parlé des deux défaites contre les Sens comme de la malchance. En début de saison, comme je l’ai dit plus haut, l’équipe trouvait le moyen de gagner même après une performance moyenne, voici que c’est au tour des Sens d’avoir cette chance… sauf que les Sens jouaient très bien, surtout jeudi dernier.
Hier, après le match, il y a eu une grosse discussion à huit-clos entre les joueurs durant près de trente minutes. Sans connaître le contenu, il est facile d’imaginer que Koïvu, mais aussi Souray et Rivet, les gros leaders de la chambre, ont eu leur mot à dire. Peut-être que Bégin, connu lui-aussi pour son caractère, et qui effectuait un bon retour au jeu, a dû faire part de ses états d’âme. Mardi soir, nous saurons si cette discussion aura été bénéfique.
Côté Samsonov, après les événements qui se sont accumulés autour de sa personne, il a connu un match relativement bon. Entre-nous, je ne comprends pas vraiment cet acharnement contre Sergeï Samsonov… Certes, avec un salaire de 3.5 millions, et des saisons de 20 buts auparavant, il est clair qu’il déçoit. Mais à part certains matches où il n’a pas été particulièrement brillant, je pense qu’il est loin d’être le pire joueur du Canadien. Il a un gros potentiel, et j’ai beaucoup de plaisir à le voir manier la rondelle en faisant des feintes aux adversaires… je le trouve même beaucoup plus constant que Alex Kovalev, alors qu’il a moins de talent que son compatriote.
Peut-être que Carbo a été trop patient en les laissant trop longtemps évoluer ensemble. Je le trouve tellement meilleur depuis qu’il a changé de trio… Anyway, même en mettant de côté Samsonov, on s’aperçoit bien que Koïvu, Higgins, Ryder, Perezoghin… et Kovalev ne produisent pas non plus ! Alors, le problème ne vient vraiment pas de Samsonov !
Oui, il en fait parfois un peut trop… il fait de superbes feintes, entre dans le territoire offensif, fait le tour du filet adverse, revient vers la ligne bleue en ayant toujours la rondelle et on se dit « Wawooo ! »… mais, à force d’être trop « personnel », il pousse un peu trop sa « lucke » et finit par se faire prendre la rondelle et tout son superbe jeu n’aura servit à rien : aucun tir, aucune chance de marquer et une possibilité de revirement pour l’adversaire.
Lors du match d’hier soir, il semblerait qu’il a compris le message… Il a moins conservé la rondelle et a fait de belles passes. Certes, cela n’a pas fonctionné, mais il a construit des jeux qui ont débouchés sur des tirs contre Emery. En cela, j’ai encore plus de mal à blâmer Samsonov.
Les résultats de l’équipe restent inquiétants, mais depuis les deux derniers matches, je suis un peu plus rassuré. Là, le Canadien n’a pas perdu par manque de travail (si l’on excepte Kovalev surtout), mais par malchance et par une performance moyenne des gardiens de but. Hier soir par exemple, il y a eu au total 40 tirs sur le gardien des Sens qui en a laissé passé que trois ! Sur les 37 tirs restants, vous avez vu le nombre d’occasions de marquer ? … Je dirais au moins dix ! Bref, si Emery n’avait pas été tout simplement extraordinaire et Aebischer à la hauteur de son talent, le Canadien aurait gagné sans l’ombre d’un doute.
Pour cela, je suis tout de même rassuré. Si mardi soir l’équipe joue avec la même intensité et si le gardien du CH connaît un bon match, je pense que l’équipe aura toutes les chances de renouer avec la victoire.
Il reste des inquiétudes : que ce passe t-il avec Koïvu ? S’il y a un joueur qui a toujours travaillé sur la glace, c’est bien lui, mais je le regarde aller et je me pose bien des questions. Le capitaine du tricolore est presque effacé sur la patinoire, il n’y a plus cette combativité qui le caractérisait. Il y a quelques temps il arrivait à entraîner l’équipe, a apporter l’étincelle qui pouvait manquer… en ce moment, plus rien ! Par chance, Steve Bégin va peut-être apporter cette vigueur, quel dommage qu’il ne soit pas un marqueur naturel.
Autre inquiétude : Christopher Higgins, un joueur plein de potentiel et tellement fier d’être chez le Canadien. Même s’il s’améliore un peu ces derniers matches, il ne marque plus. Hier soir, j’ai compté au moins quatre belles occasions de marquer pour lui, à chaque fois il a raté la rondelle au moment de décocher un tir… avant sa blessure, il ne serait jamais passé à côté de telles occasions. Mais au moins, on sent qu’il progresse… lentement, mais quand même.
Bref, c’est inquiétant, mais moins que durant le mois de janvier. À date, le Canadien participe toujours aux séries de fin de saison et il reste encore beaucoup de matches. Sauf que la belle marge de manœuvre que le Canadien avait en décembre se réduit et qu’il faut maintenant se réveiller et retrouver le chemin de la victoire.
Côté échanges, il reste encore 20 jours… il y a des rumeurs de transactions, mais il est très difficile de démêler le vrai du faux. Philadelphie est vendeuse, c’est une certitude, pour le reste, c’est difficile à dire vu que les Flyers sont les seuls à vraiment être convaincus de ne pas pouvoir participer aux séries éliminatoires, en tous cas, dans l’Est.
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Douche écossaise pour le Canadien de Montréal
0Alors que l’équipe traverse la première période difficile de la saison, après avoir connu trois mois exceptionnels. Alors qu’il semblerait que cinq à six joueurs de l’équipe soient atteint par le virus de la gastro-entérite. Il y a tout de même quelques éléments qui peuvent rassurer le tricolore.
Tout d’abord Carey Price. Le gardien de l’équipe junior du Canada, qui vient de remporter la médaille d’or avec une fiche parfaite (six victoires, aucune défaite), appartient au Canadien de Montréal depuis son repêchage après le lock-out. Carey Price s’était même montré supérieur à Huet et Aebischer lors du camp d’entraînement.

L’équipe du Canada championne du monde
Le gardien de l’équipe junior du Canada a été élu joueur par excellence de ces championnats du monde… et dire que certaines mauvaises langues doutaient de ce choix !
Deuxième consolation pour l’équipe, c’est Guy Carbonneau qui sera l’entraîneur-adjoint lors du match des étoiles à Dallas le 24 janvier prochain. Malgré la défaite contre Washington, c’est celle d’Atlanta contre Phœnix qui a fait pencher la balance en faveur de l’entraîneur-chef du Canadien. Je suis vraiment content pour lui… il paraissait tellement déçu de ne pas pouvoir y aller lors du point de presse d’après-match de jeudi soir.

L’entraîneur-chef Guy Carbonneau
À 15h, le Canadien rencontrera les Rangers de New-York. Normalement, plusieurs joueurs du CH seront absents à cause du virus… Maxim Lapierre a été rappelé d’ailleurs.
Mise à jour : finalement, Carbonneau a été écarté pour le match des Étoiles. Les médias avaient été un peu trop optimistes au moment où j’ai rédigé ce billet…
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