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Réfugiés climatiques

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Rien de comparable avec la « petite » tempête de neige, que nous avons connu aujourd’hui dans la région de Montréal, le Middle-West des États-Unis a été touchée de plein fouet par cette dépression hivernale. Pour preuve, cette incroyable photo parue dans le Chicago Tribune, où des centaines de véhicules ont été abandonnés par leurs occupants.

Une scène qui semblerait tout droit sortie du film « Le jour d’après »…

Article original : Chicago Tribune

Voir la foudre de (très) proche !

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Nous avons vécu, hier soir, un épisode d’orages particulièrement intenses, en tous cas, sur le sud du Québec. Personnellement, je ne me souviens pas avoir connu autant de succession d’orages, en seulement quelques heures.

Parlant d’orages, voici une vidéo particulièrement saisissante : celle d’un homme qui, depuis l’intérieur de sa demeure, filme les éclairs d’un orage au loin… Enfin, « au loin » c’est bien ce qu’il pensait au départ, jusqu’à ce que l’orage lui donne l’occasion d’effectuer un gros plan… Un très gros plan même. Voici donc la foudre, tombée à quelques mètres à peine du « chasseur d’orages » amateur :

Ceci est l’occasion de vous rappeller que, durant un orage, il est fortement déconseillé :

  • de se trouver dans une zone dégagée (genre un champ), au besoin, accroupissez-vous !
  • sous un arbre, surtout s’il est isolé,
  • d’utiliser un parapluie (l’armature métallique est fortement conductrice),
  • de rester dans une piscine ou dans l’eau (même une baignoire ou une douche),
  • d’utiliser des appareils électriques ou un téléphone fixe,

Bref, en règle générale, éloignez-vous de tout ce qui est métallique (tels que les robinets, tuyeaux…) ainsi que de l’eau, qui sont hautement conducteur d’électricité. Idéalement, tenez-vous à l’intérieur d’un bâtiment ou dans une voiture, fenêtres fermées (rabattez l’antenne-radio de votre voiture si possible).

ClimateGate : l'omertà des médias francophones

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Vous n’avez peut-être pas (encore) entendu parler du « ClimateGate » et c’est bien normal, vu qu’à ma connaissance (corrigez-moi si je fais erreur), aucun média francophone n’en a fait mention.

Durant la semaine dernière, le « Climate Research Unit » de l’université d’East Anglia – Norwich (CRU) a été « hacké » par un pirate. Vous me direz que, jusque-là, il n’y a pas de quoi perdre la tête. Sauf que, là où ça devient intéressant, c’est que le CRU de cette université n’est autre que le centre d’études climatologiques de référence du GIEC. Ce centre de recherche, dénoncé par Vincent Courtillot, qui était incapable d’obtenir d’eux, les données brutes concernant le réchauffement climatique.

Le pirate c’est emparé de 61Mo de données comprenant 72 documents et plus d’un millier de courriels échangés entre les scientifiques du CRU. Le piratage, le hacking… sont des actes répréhensibles. S’introduire de cette façon sur un serveur privé est illégal. Bien entendu.

Sauf que… À la lumière des documents rendus public, il apparaît clairement qu’il y a une manipulation au niveau des données et des informations concernant le réchauffement climatique. Tiens donc !

Pire, en lisant les échanges entre les différents intervenants, on découvre que des pressions ont été faites sur des revues scientifiques pour que les avis des sceptiques et de ceux qui contestaient les analyses du GIEC soient écartés. Mais cela ne m’étonne pas vraiment, puisque de nombreux scientifiques, y compris ayant fait parti du GIEC, se plaignaient de ne trouver aucune tribune pour exprimer leurs doutes. Juste UNE seule idée primait : « le réchauffement climatique est d’origine humaine », tout autre avis étant systématiquement banni.

Mais il se trouve que l’Omertà semble encore de vigueur dans les médias francophones… Plus de trois jours après le dévoilement de ce scandale, rien dans nos médias. Bizarre ! Pourtant, même « The Guardian », qui est loin d’être un journal de droite à la solde des pétrolières, a fait mention de cette nouvelle, qui pourrait devenir le plus gros scandale scientifique de tous les temps !

Mais plutôt que de faire des copier-coller interminables, je vous propose une liste de sites et de médias concernant cette affaire :

En français :

– « ClimateGate : une bombe vient d’exploser dans le monde de la recherche climatique« , Le Post (22 novembre 2009)
– « Explosion d’une bombe dans le landernau réchauffiste. Vers un Climategate ?« , AgoraVox (21 novembre 2009
– « ClimateGate (2): Nouvelles révélations toujours spectaculaires, premiers enseignements« , Objectif Liberté (23 novembre 2009)

En anglais :

– « Hackers target leading climate research unit« , site de la BBC (20 novembre 2009)
– « Sceptics publish climate e-mails ‘stolen from East Anglia University’« , The Times (21 novembre 2009)
– « Hadley CRU hacked with release of hundreds of docs and emails« , Examiner (19 novembre 2009)
– « Climategate: the final nail in the coffin of ‘Anthropogenic Global Warming’?« , Telegraph (20 novembre 2009)
– « Hacked E-Mail Is New Fodder for Climate Dispute« , The New-York Times (20 novembre 2009)
– « This climate email-hacking episode is generating more heat than light« , The Guardian (20 novembre 2009)
– « Data Breach Embroils Climate Scientists« , Science (20 novembre 2009)
– « Hackers leak e-mails, stoke climate debate« , Yahoo! News (21 novembre 2009)
– Le site RealClimate reconnaît que ces données ainsi hackées sont authentiques.
– « ClimateGate« , la page sur Wikipédia

C'est décidé, c'est le printemps !

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Nous avions bien une date sur le calendrier, affublée d’un commentaire aussi fallacieux qu’ironique, indiquant que le printemps était arrivé dans tout notre hémisphère. Tout notre hémisphère, sauf ici !

Comme pour ne pas se décourager entre collègues, nous étions peu à relever la profonde injustice à laquelle nous étions confrontés, à chaque fois que notre regard croisait la date du 20 mars. À cette date, nous avions oublié à quoi pouvait bien ressembler un arbre en feuilles, une pelouse verte, voire même la bonne vieille terre ferme, que l’eau pouvait tomber du ciel sous d’autres formes que des cristaux gelés…

Ne vous méprenez pas, je suis un amoureux de l’hiver. Du bon gros froid, des paysages enneigés, l’air « frette » et vivifiant… mais depuis novembre que l’on voit cela, j’en arrive à en devenir un peu blasé. A vrai dire, c’est peut-être aussi parce qu’il fait chaud l’été, que la fin de l’automne est pluvieux que j’apprécie d’autant plus l’arrivée de l’hiver… mais pour vraiment l’apprécier, il faut qu’il finisse par… finir !

Alors aujourd’hui, bien que les gros tas de neige grisâtres jouent les prolongations, comme pour nous rappeler que l’hiver ne part jamais pour bien longtemps, je déclare officiellement et solennellement que le printemps est arrivé en ce lundi 14 avril !

Qu’importe ce qu’il pourra arriver dans les prochains jours, l’hiver n’est plus… au moins jusqu’au mois de novembre.

C’est le printemps !

Chaleur accablante sur le sud du Québec

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Voici un extrait du Téléjournal de Radio-Canada où il est question de la vague de chaleur qui sévit dans le nord-est américain.



Comme sous les tropiques !

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Tous les habitants du sud du Québec et de l’Ontario ont dû tous avoir la même réaction aujourd’hui : quelle incroyable chaleur !

Que cela soit au boulot, dans le métro, aux nouvelles, tout le monde en parlait : un climat quasi-tropical s’est installé sur le sud du pays. Un collègue qui voyage beaucoup en Amérique-Centrale nous disait d’ailleurs, qu’il ne voyait pas de différence entre ce que nous vivons en ce moment à Montréal avec ce qu’il connaît des tropiques !

Je vous avoue que je ne pense pas avoir eu aussi chaud de toute mon existence ! Et fallait que ça soit au Québec !!!

Le sud de l’Ontario et du Québec se retrouvent sous une masse d’air particulièrement chaude et humide. Je vous le dis, c’est une horreur ! En sortant de nos bureaux climatisés cet après-midi, j’ai eu l’impression d’heurter un mur de chaleur en ouvrant la porte. Épouvantable !

Même à rien faire, tout le monde transpirait à grosses gouttes. La compagnie pour laquelle je travaille a fait apporter plusieurs dizaines de bouteilles d’eau pour les employés qui devaient sortir… Dans mon quartier, certaines personnes rentraient dans les commerces climatisés pour se rafraîchir…

D’après les météorologues, la température avoisinait les 47° à Montréal en incluant l’humidité.



Même à 18h, la température était insupportable !

Un peu plus au sud, à New-York, la situation n’est pas meilleure. Pour la première fois de son histoire, la municipalité de la Grosse-Pomme a décrété l’état d’urgence (pas moins), à cause de la canicule. Le maire de New-York a mis le centre d’opérations d’urgence sur le pied de guerre.

- Extrait de la dépêche de l’AFP (Agence France Presse) : « Le mercure s’est installé au-dessus des 38 °C sur les mégalopoles du nord-est, de New York à Washington, et devait rester à ce niveau jusqu’à mercredi au moins. La chaleur torride est renforcée par une forte humidité, qui rend la température équivalente à 43°C voire 46°C, selon les services météorologiques américains. Une telle chaleur ne s’était pas abattue sur cette région depuis cinq ans. »

Ça ne va donc pas très bien dans le nord-est américain. À l’heure où j’écris ces lignes, le tonnerre gronde et une alerte a d’ailleurs été déclenchée car il faut s’attendre à des orages violents.

Ce climat particulièrement inconfortable devrait durer encore demain, avec un humidex à 42°.

Je peux vous dire que je rends hommage à l’inventeur du climatiseur. Le mien tourne à plein régime et, pour une fois, devrait fonctionner toute la nuit !


Crisse de chaleur !!!

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L'été à Montréal

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Lorsque je dis que je vis au Québec, un tas d’images semble se bousculer dans l’esprit de mon interlocuteur étranger. En vrac : Céline, Garou, les indiens, les bûcherons et… l’hiver ! D’ailleurs, cette association entre le Québec et l’hiver est tellement forte, tellement ancrée dans les esprits que la plupart ont beaucoup de mal à imaginer ce pays sans son épais manteau blanc… Histoire de remettre les pendules à l’heure, je vais vous parler de l’été à Montréal. Certains d’entre vous risquent d’être surpris !

Bien sûr, le Québec, c’est d’abord un hiver long et rigoureux, en tout cas par rapport à ce que l’on peut retrouver en Europe occidentale. J’aurai l’occasion d’y revenir dans quelques mois, mais il s’agit bien d’une saison à part.

Pour l’été, dois-je dire que cela a été ma principale surprise, pour ne pas dire mon principal « choc » depuis que je vis ici ?

J’avais bien passé un mois et demi en août et septembre 2000 pour découvrir le Québec, mais j’avais bénéficié, semble-t-il, de températures plus douces que la normale. À part deux ou trois journées très chaudes, je n’avais pas eu à souffrir des fortes chaleurs.

Ce fut alors une grande surprise de vivre l’été 2002, sous une chaleur intense. Et lorsque je parle de chaleur intense, « accablante » comme le disent les météorologues d’ici, je parle vraiment de chaleur tout ce qu’il y a d’inconfortable.

Autant mettre les choses au clair dès le départ, mes origines normandes n’y sont pas pour grand-chose. J’ai passé pratiquement tous mes étés durant plus de 15 ans à Cannes et même si j’ai souvent eu chaud, je n’ai jamais eu à subir l’inconfort que je connais parfois ici.

D’ailleurs, en parlant de la Côte-d’Azur, voici un comparatif intéressant entre les températures maximales moyennes à Nice et celles constatées à Montréal durant l’été.

juin juillet août
Nice (France) 23° 26° 27°
Montréal (Québec) 23° 26° 25°
Toulouse (France) 24° 27° 27°

(Sources : MétéoMédia et Météo-France)

Les températures à Montréal en été sont donc identiques à celles de Nice, si l’on met de côté le maigre deux degrés d’écart du mois d’août. Elles sont équivalentes également à celles de Toulouse. Vous comprendrez alors notre embarras lorsqu’un Français, encore en France, nous demande fin juin, début juillet, si l’été a enfin débuté chez nous !

Non, il ne neige pas en juin au Québec. Nous avons bien enlevé nos tuques (bonnets de laine) en juillet et plus aucune motoneige ne circule en août ! Au contraire, il fait beau et chaud en règle générale durant ces trois mois d’été.

Mais alors, d’où vient cette différence avec la Côte-d’Azur ? D’où vient cet inconfort ?

Le climat de l’Est canadien, c’est une histoire entre deux masses d’air. L’hiver et sa masse d’air arctique qui descend le long du Labrador, apportant un froid sec et parfois intense, et l’été, une masse d’air chargée d’humidité venant tout droit du golfe du Mexique. La masse d’air se charge d’humidité dans les tropiques et remonte lentement toute la côte Est américaine pour se désagréger progressivement dans le Nord canadien.

Eh oui, le climat d’ici n’est pas tempéré. Vous le saviez déjà pour l’hiver, vous le savez maintenant pour l’été !

En Europe occidentale, lorsqu’une masse d’air humide arrive sur le continent, elle est accompagnée la plupart du temps par une baisse des températures. Ainsi, la chaleur relativement sèche laisse la place à une fraîcheur plus humide. Les Européens de l’Ouest ne souffrent donc pas trop des effets de l’humidité, puisqu’elle n’est pas associée à de grosses chaleurs.

Le problème ici, c’est que les masses d’air humides ne font pas baisser les températures pour autant, au contraire, elles en aggravent les effets sur le corps humain. Ainsi, on parle du facteur « humidex », qui est en fait la température réelle augmentée par le coefficient d’humidité de l’air.

Voici un exemple de température que nous avons connu fin juin à Montréal :


L'été à Montréal

Le « 32°C » ne veut pas dire grand-chose. Un 32°C dans un air sec, c’est chaud, certes, mais pas insupportable. Par contre, avec le facteur « humidex », le corps humain ressent les mêmes effets que si la température était de 42°C ! Voilà donc la « chaleur accablante » décrite plus haut.

Mais je veux aussi vous rassurer. Les températures extrêmes de la sorte ne durent pas tout l’été. Nous connaissons quelques périodes très chaudes, dix à quinze jours surtout en juillet, parfois un peu en août, mais cela s’achève très vite passé la mi-août.

Évidemment, certaines années sont plus chaudes que d’autres, comme cette année par exemple. À l’inverse, l’été 2004 fut plus maussade et « frais » (frais étant très relatif tout de même).

Autre constante, il fait très souvent beau. Il est même très fréquent d’avoir un bon gros ciel bleu, un soleil de plomb et peu d’air en mouvement. L’ensoleillement peut aussi se comparer à celui de la Côte-d’Azur en été, même si l’avantage revient tout de même plus nettement au midi de la France.

En 2002, nous avons connu plus de 300 heures d’ensoleillement à Montréal durant le mois d’août… le calcul est vite fait, près de dix heures d’ensoleillement par jour ! Ce n’est pas si mal, non ?

Comme sur la Côte-d’Azur, l’été est ponctué de forts orages, parfois même violents et qui repartent aussi vite qu’ils étaient arrivés. Nous en connaissons chaque été, provoquant parfois des inondations subites.

Humidité, chaleur, orages, ciel bleu, soleil… Vous comprendrez mieux alors la présence très importante des climatiseurs dans les habitations québécoises. Cela ne devient plus vraiment un luxe, mais plutôt un confort. Je peux vous dire qu’il ne m’a fallu qu’un seul été pour me rendre compte de l’importance d’acheter un tel appareil, ne serait-ce que pour déshumidifier l’air. Pour 100 à 200$, il est possible de trouver un climatiseur très convenable, à installer dans une chambre à coucher, afin d’avoir des nuits plus paisibles.

Personnellement, j’ai opté pour un climatiseur plus important, histoire de rafraîchir l’ensemble de mon appartement, mais il faut dire que je suis quelqu’un qui a très facilement chaud.

Voici donc un petit résumé du climat montréalais en été. Il est certain que plus vous vous déplacez vers le nord, plus les températures seront clémentes en été… mais aussi plus froides en hiver ! Autant vous prévenir tout de suite !

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