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Histoire de l'immigration italienne au Canada

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La présence italienne au Canada remonte à l’époque de Christophe Colomb. On croit que le premier Italien à se rendre au Canada était Giovanni Caboto, qui a exploré les côtes de Terre-Neuve et les a revendiquées pour l’Angleterre en 1497. Caboto était né à Venise et est mieux connu sous son nom francisé, Jean Cabot.

Des Italiens ont servi comme mercenaires diverses monarchies européennes, dont celles des Anglais, des Français et des Espagnols. Des Italiens ont combattu aux côtés des Britanniques durant la guerre de 1812. Même s’ils arrivaient au Canada depuis longtemps, les Italiens installés ici étaient à peine 2 000 en 1881. La première vague d’immigration massive a déferlé entre 1900 et 1913 ; durant cette période, plus de 60 000 Italiens se sont établis au Canada.

La plupart de ces immigrants italiens étaient des jeunes hommes arrivant des États-Unis. Ils étaient attirés par les possibilités d’emploi offertes par les compagnies de chemin de fer du Canadien Pacifique et du Canadien National et par la Dominion Coal. La plupart de ces hommes séjournaient à divers endroits. Officiellement, ils vivaient à Montréal ou Toronto, mais dans les faits, ils quittaient la ville pendant des mois, construisant des voies ferrées ou déblayant la forêt pour faire place à des routes dans le district central de l’Ontario. Des Italiens cueillaient également des fruits dans la région de Niagara. Ils partageaient leurs logements et envoyaient une grande partie de leur argent à leurs familles restées en Italie.

Vers 1910, Toronto connaissait une forte croissance économique. On construisait des routes, des édifices et des réseaux d’aqueduc et d’égout, et on posait des rails pour les tramways. Des Italiens se sont regroupés à Toronto pour y travailler. Ils ont multiplié les « petites Italies » dans la ville. La plus importante de ces communautés était centrée autour des rues College et Grace ; la deuxième occupait les rues Davenport et Dufferin ; et la troisième occupait ce qu’on appelait le « Ward », emplacement actuel du nouvel hôtel de ville et délimité au sud par la rue Queen. Cette période d’immigration en provenance de l’Italie et de l’Europe a pris fin en 1914, lorsque la Première Guerre mondiale a éclaté.

Après la guerre, le Canada a rouvert ses portes aux immigrants. On estimait que les Italiens du Nord étaient plus instruits et mieux adaptés à la vie au Canada. Mais ce n’étaient pas les Italiens du Nord qui voulaient venir ici. Le Sud du pays souffrait depuis l’unification de l’Italie, en 1861. Le sol était pauvre. Les familles subdivisaient leurs terres pour établir leurs fils et doter leurs filles. De génération en génération, les lots rapetissaient, et il était de plus en plus difficile d’y faire vivre une famille. Au début des années 1920, les Italiens du Sud ont afflué au Canada par milliers, profitant d’un vaste réseau de parents et d’amis qui les parrainaient. Les Italiens se sont dirigés massivement vers les États-Unis, l’Amérique du Sud et le Canada. Après la Première Guerre mondiale, ce n’était plus seulement le jeune célibataire qui immigrait. En 1921, on comptait parmi les nouveaux arrivants presque autant de familles et de femmes que d’hommes.

L’émigration était si populaire dans les années 1920 que le gouvernement fasciste de Mussolini a adopté une loi pour l’interdire entre 1924 et 1929. Lorsque la Grande Crise a éclaté en 1929, le Canada a pratiquement cessé d’accueillir des immigrants. La communauté italienne, dépendante du travail à la pièce et manuel, a beaucoup souffert au cours de cette période. C’est la Deuxième Guerre mondiale et l’engagement massif de dépenses par le gouvernement pour alimenter la machine de guerre qui ont sorti l’économie de ce marasme. Beaucoup d’Italo-Canadiens avaient gardé des liens étroits avec leur mère patrie. Nombre de clubs et d’associations pro-fascistes ont vu le jour au Canada dans les années 1920 et 1930. Lorsque la guerre a éclaté et que l’Italie a conclu un pacte d’alliance avec l’Allemagne, les Italo-Canadiens ont été considérés comme des « sujets d’un pays ennemi ».


Malheureusement, les soupçons se sont portés sur tous les Italo-Canadiens, qui constituaient dès lors une menace. On a pris les empreintes digitales de milliers d’entre eux et on les a soumis à des interrogatoires qui aboutissaient souvent à leur internement. Les Italiens craignaient soudainement de parler leur langue et de faire étalage de leur culture. De peur d’être perçus comme des individus menaçants, nombre d’Italiens ont tenté de masquer leur identité culturelle en anglicisant leur nom de famille. Pendant la guerre, beaucoup d’Italiens ont été envoyés dans des camps d’internement et de travail, près de Petawawa, en Ontario ; forcés de quitter leurs familles et d’abandonner leurs commerces, ils étaient traités en parias.


Il a fallu attendre 1947 pour que l’interdiction de l’immigration en provenance de l’Italie soit levée. Au début, la plupart des nouveaux venus étaient originaires du Nord, mais en 1949, les Italiens du Sud ont commencé à affluer. Ils allaient constituer la majorité des nouveaux arrivants pendant les trente années suivantes. Entre 1947 et 1983, le Canada a accueilli plus de 20 000 Italiens par année, un sommet étant atteint en 1966 avec 30 000 arrivées. Au cours de cette période de 36 ans, le nombre d’Italiens au Canada a triplé, passant de 150 000 à 450 000. Avant la Deuxième guerre mondiale, Montréal était la destination de prédilection des Italiens. Toronto l’a remplacée après la guerre. De nos jours, 62 % des Italo-Canadiens vivent en Ontario. D’après le recensement de 1996, 729 455 Canadiens se disent d’origine italienne.

Source : Mémoires d’un pays

Italie – France au parc Jean-Drapeau

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Je vous préviens, c’est une grosse vidéo (72 Mo, plus de 17 minutes de film) ! Alors n’hésitez pas à attendre que tout soit chargé (petite bande verte jusqu’au bout), avant de lancer la lecture.

 

Ce petit film montre l’ambiance qu’il y avait au parc Jean-Drapeau à Montréal, où était rassemblé un grand nombre de partisans de l’équipe de France, mais aussi quelques Italiens.

Je n’ai pas voulu filmer le match, quel intérêt cela aurait eu ? Mais plutôt les gens, les réactions, les émotions… Les cadrages sont parfois assez pourris, mais faut dire que cela n’a pas toujours été simple avec tout ce monde.

J’ai filmé l’intégralité des tirs aux buts… ainsi que l’après-match et les réactions « à chaud ». J’insiste que ce sont des réactions « à chaud »… Je pense que tous les amateurs Français de ce sport ont tous eu ce genre d’émotion…



Dimanche…

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