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L’épicerie en ligne au Québec
11/07/10
À la fin des années 90, j’avais eu l’occasion d’essayer l’épicerie en ligne en France, via Cybermarket, devenu ensuite Houra.fr. N’ayant jamais eu de voiture et habitant en plein Paris à l’époque (à Paris, hormis de petites épiceries, point de salut), ce service était particulièrement pratique quand il s’agissait de faire livrer des bouteilles, des packs de bières et des conserves. Il y avait aussi des produits frais, mais comme j’ai toujours préféré choisir par moi-même, j’allais à mon épicerie de quartier.
Ici au Québec, les services de livraison des grandes chaînes d’épiceries sont déjà, et depuis fort longtemps, monnaie courante. On choisi ses produits, on va à la caisse et l’on rentre chez soi attendre le camion de livraison. Que cela soit IGA, Métro et même chez certains dépanneurs, cela reste un service bien pratique. Par contre, sans doute à cause justement de la quasi-généralisation d’un tel service, nous avions un bon retard en ce qui concerne l’épicerie en ligne.

Il y a quelques années, je dirais 2002-2003, j’avais testé le service d’épicerie en ligne mis en place par IGA (ils étaient alors les seuls au Québec à le proposer). Le service était pratique, mais incroyablement bogué : les quantités n’étaient pas les bonnes, j’avais du mal à sélectionner certains produits… si bien que le service à la clientèle dû même me contacter, pour bien confirmer ma commande. Avouez que c’est un peu frustrant. Par contre, afin d’être complet et parfaitement honnête, il faut reconnaître que le service de chez IGA a été revu et corrigé depuis le temps et qu’il est maintenant parfaitement fonctionnel.
En effet, depuis 2008, IGA a reconstruit son site et obtient même un certain succès, puisque les revenus de la version en ligne équivalent à celui d’un « véritable » supermarché.
L’exemple d’Épicerie Direct
Depuis environ un an je dirais, un nouveau service a été mis en place pour la région de Montréal : Épicerie Direct. C’est grâce à une annonce à la radio que j’ai connu ce service et j’avoue avoir attendu mon récent déménagement avant de l’essayer.
Bon, le site fait très « vieille école », genre dix ans de retard. Par contre, il est très fonctionnel. On est loin de l’utilisation de AJAX ou d’autres technologies actuelles du web, mais cela reste assez simple et malgré tout, efficace.
Cela doit faire maintenant cinq ou six fois que j’utilise les services d’Épicerie Direct et j’avoue avoir été bluffé, même en ce qui concerne les produits frais ! Comme je vous l’expliquais plus haut, j’avais une réticence à « me faire choisir » mes produits frais, à ma place… Je m’attendais à avoir des fruits pas tout à fait mûrs ou trop mûrs, des légumes abîmés… Et en fait non, bien au contraire même ! Pour le moment, j’ai comme l’impression d’avoir moi-même choisis mes produits et ça, c’est un gros « plus » !
Les tomates sont très belles et goûteuses, les fruits sont beaux et consommables dès la livraison. Même chose en ce qui concerne la viande, emballée sous-vide le jour même.
Comment ça se passe ?
Concrètement, vous choisissez vos produits classés par catégories : Fruits, Légumes, Fromages, Bières & Vins… la première fois que vous utilisez ce service cela peut être assez fastidieux, si vous souhaitez faire une commande assez complète. Par contre, je vous invite fortement à créer une liste de « favoris », afin de regrouper les produits que vous sélectionnez le plus souvent. Ainsi, vous gagnerez beaucoup de temps lors de vos prochaines commandes.
Lorsque vous avez terminé votre magasinage, il suffit de passer à la caisse virtuelle et de sélectionner un jour et une heure de livraison, à compter du lendemain de la commande. Sélectionnez votre mode de paiement (carte de crédit, mais aussi à la porte par Interac et argent comptant).
Les créneaux horaires de livraison sont assez précis, heure par heure. Donc, vous n’aurez pas à attendre toute une après-midi après le camion de livraison.
Depuis deux mois environ que j’utilise le service, les heures ont bien été respectées… sauf peut-être le samedi où il y a eu des dépassements, mais très mineurs (de l’ordre de 15 à 30 minutes). Il faut comprendre que le samedi est un jour particulièrement achalandé pour l’ensemble des services de livraison.
Et pour IGA ?
C’est assez comparable pour le nouveau service en ligne de chez IGA, à part que nous n’avons qu’un seul moyen de paiement : la carte de crédit (MàJ : Comme Jean-Philippe Rivard Lauzier me le faisait remarquer en commentaire, les politiques variant entre magasins IGA, il se peut que l’on exige un paiement comptant, sans autre alternative !). Par contre, la grande force de IGA repose sur leur réseau de magasins (partout au Québec), mais aussi sur le choix, plus vaste que chez Épicerie Direct.
Autre particularité, vous pouvez choisir entre deux modes : cueillette ou cueillette et livraison. En clair, vous pouvez vous faire préparer votre commande et aller la chercher à votre IGA le plus près de chez vous, ou vous la faire livrer à domicile.
Bons points également pour IGA, la possibilité de suivre l’état de votre commande et le côté « plus actuel » de leur site.

Par contre, même si je n’ai pas utilisé le service de chez IGA aussi souvent que celui d’Épicerie Direct, j’ai remarqué quelques erreurs au moment de la livraison. Par exemple, la marque de miel que j’avais sélectionnée avait été substituée par une autre, mais peut-être y’avait-il une rupture de stock ? En fin de compte, rien de bien fâcheux.
D’accord, mais les prix ?
Pour ce qui est de IGA, les prix affichés ont l’air semblables à ceux en magasin. Par contre, en tout cas pour mon magasin IGA (car les prix peuvent varier), il faut compter 4$ de frais de cueillette et 4$ de frais de livraison, ce qui fait un ajout de 8$ au total pour une commande 100% en ligne (35$ minimum).
Du côté d’Épicerie Direct, les prix ont l’air comparables ou légèrement supérieurs à ceux pratiqués chez IGA. Je n’ai pas eu le temps de comparer tous les produits, mais c’est le cas pour la quasi-totalité de ceux que j’ai pu voir. Mais attention, les différences que j’ai pu noter étaient de l’ordre de 10 ou 15¢. Par contre, aucun frais de livraison n’est demandé (commande minimale de 49.95$), donc, chez Épicerie Direct, pensez que vous économisez, en partant, 8$ de frais de livraison… (N’oubliez pas le « Tip » cependant !).
Bon point pour Épicerie Direct également, ils reprennent les bouteilles consignées, les sacs papiers des livraisons précédentes et ont un service beaucoup plus attentionné et personnalisé.
En conclusion
L’épicerie en ligne au Québec en est encore à ses débuts. Il est incroyable de voir que ni Provigo, ni Métro ne proposent de tels services ! Leurs sites respectifs ne servant que de circulaires en ligne, de répertoire de recettes, de localisation de magasins… voir même, dans le cas de Métro, la possibilité de rédiger notre liste d’épicerie, mais pour pouvoir simplement l’imprimer par la suite !
Épicerie Direct a l’avantage d’être le premier supermarché 100% en ligne et conçu uniquement pour cela. D’ailleurs, ne serait-ce que pour la rigueur avec laquelle ils traitent les commandes et les clients, je préfère les services d’Épicerie Direct à ceux de chez IGA.
Cependant, l’épicerie en ligne a quelques limites. En particulier, il est difficile d’avoir la même information que sur l’emballage du produit en magasin. La plupart du temps, les sites ne proposent tout juste que le poids ou la quantité. Imaginez les personnes qui sont allergiques ou qui doivent vérifier la composition d’un produit, dans le cadre d’une diète particulière, l’épicerie en ligne n’est pas vraiment envisageable pour eux ! Même chose concernant l’information sur l’origine des produits frais, souvent absente.
En attendant peut-être l’arrivée d’autres acteurs dans le domaine, que vous ayez des difficultés à vous déplacer, que vous n’ayez pas de temps à perdre dans les supermarchés ou que vous n’ayez pas de voiture, vous avez maintenant la possibilité de choisir entre deux compagnies sérieuses, qui ont chacune leurs avantages et inconvénients.
IGA
Bons points :
- Plus de choix
- Couverture complète du Québec
- Site internet « moderne »
- Points « Air Miles » pris en compte
Mauvais points :
- Choix de paiement (carte de crédit parfois même juste paiement comptant !)
- 8$ de frais pour une commande 100% en ligne
- Manque encore beaucoup de photos des produits
Épicerie Direct
Bons points :
- Service soigné et impecable
- Choix de paiement, en particulier Interac à la porte
- Récupération des bouteilles consignées
- Viande mise sous vide (plus longue conservation)
- Pas de frais de cueillette ou de livraison
- Livraison sur le lieu de travail si vous le souhaitez
Mauvais points :
- Moins de choix
- Uniquement pour la région de Montréal
- Site internet un peu dépassé
- Prix parfois un peu plus dispendieux
Pour en savoir plus :
- Épicerie Direct
- IGA supermarché en ligne
- Le blogue de la magasineuse, mon carnet de bouffe
- La boutique de « Terroirs du Québec » (livraisons par la poste)
- Webdépart, article de Jean-Philippe Rivard-Lauzier sur Épicerie Direct
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Communiqué
30/07/09
Voici un communiqué officiel du blogue de la Grenouille Givrée, relatif aux incidents survenus hier, suite à la publication du malencontreux article : « Flash Mob à Montréal : on va se garder une petite gêne ! ».
… Vous l’aurez compris, il y a une certaine dose d’ironie dans ce message. Mais il s’agissait d’abord et avant-tout, de vous faire découvrir, si vous ne connaissiez pas encore, le site acapela.tv, qui vous permet de créer rapidement, une petite capsule vidéo « vintage » en utilisant un programme de synthèse vocale.
C’est sympa, facile, et la langue française fait partie des options disponibles.
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"Flash Mob" à Montréal : on va se garder une petite gêne !
29/07/09
Si vous êtes de ceux qui se sont « déconnectés » durant les vacances, ou qui ne vivaient manifestement pas sur le même fuseau horaire, peut-être avez-vous eu – la chance ? – de passer à côté du gros « buzz » culturelo-gouvernementalo-publicitaire : le « FlashMob » hommage à Michael Jackson, qui a eu lieu à Montréal le 27 juillet dernier.
Et s’il vous plaît, je tiens beaucoup à l’usage des guillemets de chaque côté de « Flash Mob », car à l’instar de nombreux blogueurs, je trouve l’usage de ce qualificatif particulièrement galvaudé, en ce qui a trait à cette mascarade publicitaire.
Mais avant-tout, je commencerais par une simple mise au point, histoire d’aller au devant des fe-fans hystériques du chanteur récemment décédé : je n’ai jamais détesté Michael Jackson en tant qu’artiste, au contraire, il avait beaucoup de talent et il a composé de petites merveilles… dans les années 80. J’ai, par contre, toujours eu beaucoup de réserves concernant l’individu en tant que tel. Personne ne me fera croire que tout se passait bien chez lui, entre les deux oreilles. Mais passons, puisque ce texte ne vise pas Michael Jackson, mais plutôt la petite farce orchestrée ce lundi à Montréal.
Facebook est devenu un mot magique auprès des médias
Vous vous en doutez, je ne me joindrais pas aux louangeurs littéralement en extase, devant la « spontanéité » du rassemblement ! À la lecture de nos principaux médias d’information qui, manifestement, n’ont pas grand chose à couvrir durant l’été, je me retrouve devant un flot de superlatifs grotesques, de propos saupoudrés d’angélisme : vous vous rendez compte ? Ils ont organisé ça sur Facebook ! … Ah ! Le nouveau terme à la mode : « Facebook » ! Hier, s’était juste « internet », aujourd’hui, cela devient presque désuet, comparativement à l’attraction médiatique de « Facebook ».

Loin de moi aussi l’idée de m’en prendre à Facebook ! J’y suis et je trouve l’outil très utile et vraiment pratique… Mais c’est l’usage qu’en font certains journalistes dans leurs textes, souhaitant donner un peu plus « d’effet » en créant une sorte de nouveau « phénomène », qui est ridicule. Prenez n’importe quel sujet d’actualité, ajoutez à cela « Facebook » ou « Twitter » et tout de suite, votre article prend une autre dimension. Ainsi, « Un rassemblement de danseurs à Montréal », est un titre fade, sans intérêt. Par contre, « Un groupe de danseurs se rassemblent grâce à Facebook » là, vous tenez quelque chose !
Mais passons…
Ce n’était pas un « Flash Mob » !
Côté « Flash Mob ». Même si je suis tout à fait d’accord sur le fait, que le plus petit « Flash Mob » prend un minimum d’organisation et de préparation, il y a tout de même des limites à ne pas franchir !
Déjà, il faut savoir que l’organisation dépassait de beaucoup le « simple » cadre de Facebook et des réseaux sociaux. Cet hommage, selon certaines informations, faisait partie d’un « coup » publicitaire, orchestré avec l’approbation et la participation du ministère de l’Immigration et des communautés culturelles. D’ailleurs, chose étonnante, une semaine jour pour jour avant ce fameux hommage « spontané », la ministre Yolande James, avait dévoilé un programme d’aide à la jeunesse devant les journalistes… et qui étaitent présents pour témoigner ? Sonia Clarke et Nadege Maignan, co-fondatrices de l’école de danse Artmistice, mais aussi… organisatrices du « Flash Mob », et grandes amies de la ministre (Yolande James l’a d’ailleurs admis dans un reportage à RDI).
Ensuite, ces mêmes personnes, incluant Danny-Michael Thifault, auraient envoyé des communiqués de presse aux médias afin de les informer de leur projet et de les inviter à y assister. Des communiqués de presse ! Vous avourez que le côté « underground » et « confidentiel » du « Flash Mob » en prend un sacré coup !
Mieux encore, sur le site circulation Montréal (réseau Branchez-Vous), on informait les internautes d’éventuelles perturbations que pourrait occasionner la manifestation et ce, dès 10h ! Je rappelle, pour ceux qui ne sont pas familiers avec les « Flash Mob », que ce genre de rassemblement se fait dans un esprit un peu aux limites des normes, dans le sens qu’ils doivent aussi provoquer une sorte de « chaos », toujours dans un esprit sympathique et sans aller dans l’illégalité. Bref, perturber la routine d’un lieu, de manière très ponctuelle, avant même l’apparition des premiers signes d’agacement de la part du public.
Des organisateurs « officiels » de la « Flash Mob™ »
Autre chose qui m’agace profondément, ce sont les publications de vidéos « officielles » de ce « Flash Mob ». Le terme « officiel » me dérange beaucoup. Car s’il y a quelque chose qui ne doit justement pas être « officiel », ce sont bien les « Flash Mob »… Quand on parle de « Flash Mob », on parle aussi de vidéos prises depuis un cellulaire, un appareil photo ou, à la rigueur, une caméra personnelle. C’est mal cadré, le son n’est pas très bon… c’est artisanal, dans le bon esprit « Flash Mob ». Ça sera aux internautes ensuite, de partir à la chasse aux images sur le web. C’est ÇA l’esprit d’un (vrai) « Flash Mob » : l’événement appartient aux participants, pas à une quelconque « organisation », qui aurait le « privilège » de pouvoir proposer une vidéo « officielle ». Le sous-entendu, même s’il n’est pas forcément voulu, est tout de même assez clair : il y a les « autres » vidéos et il y a celle des organisateurs… On notera, en passant, les notes assez révélatrices sous la vidéo : « Copyright Artmistice (TM) Production 2009 – http://www.artmistice.com, Director Studio Acromatik ».

De plus, histoire de mettre une belle grosse cerise sur ce sundae, Le Devoir, dans son édition d’aujourd’hui, nous annonce même qu’outre la troupe de danse Artmistice, pas moins de trois boîtes de communication ont travaillé sur ce projet (entre-autres Papyrus Communications) ! Déjà, le fait que l’école de danse supervisait l’événement, avait très rapidement fait le tour de la blogosphère, mais maintenant qu’on apprend qu’il y avait des boîtes de communication, la présence de Yolande James et de policiers du SPVM…
Bref, comment peut-on encore appeler ça un « Flash Mob » ?
Mais attention !
Oui, attention ! Que la ministre dévoile des propositions en faveur des communautés culturelles, qu’elle participe à une danse hommage à Michael Jackson avec des amis, que des policiers soient également présents, que l’on puisse créer un « happening » sympathique et rassembleur même avec une commandite clairement identifiée (dans ce cas : Artmistice), avec la présence de journalistes… Je trouve ça TRÈS BIEN ! C’est, à la base, une belle initiative !
Ce que je ne supporte pas en revanche, c’est que l’on prenne les gens pour des abrutis. Que l’on crée une sorte de « buzz » autour d’un « Flash Mob » qui n’a de « Flash Mob » que le nom. Que l’on tente de galvauder l’esprit même de ce genre d’événement et qu’en fait, l’on découvre que cela ne sert qu’à mieux dissimuler un coup publicitaire, sous les fallacieuses excuses des « bons sentiments », là, je trouve que c’est un peu trop !
J’aime les « Flash Mob », mais force est de constater que si on laisse faire ce genre de « farce », les « Flash Mob » seront de plus en plus l’affaire de « boîtes de communication », qui profiteront de ce concept pour faire passer leur message, de manière plus ou moins subtile.
Pour en savoir plus :
- La page Facebook de l’événement : Michael Jackson Tribute Montreal
- L’avis, plus modéré, de Ze Laurent : Flash Mob Montréal : Hommage à Michael Jackson
- L’avis du « Détesteur » : Vous avez dit Flash Mob ?
- « Le jupon qui dépasse » y était : Montréal beat it aussi…
- Dominic Arpin : Flashmob Michael Jackson Montréal
- Sylvain Grand’Maison : Le faux FlashMob de Michael Jackson à Montréal [MÀJ du 30 juillet]
- Julien Cayer sur le blogue de Bande à part : Vidéo : Flash Mob hommage à Michael Jackson [MÀJ du 2 août]
Définition de Flash Mob sur Wikipédia :
Un flash mob, terme anglais traduit généralement par foule éclair ou mobilisation éclair, est le rassemblement d’un groupe de personnes dans un lieu public pour y effectuer des actions convenues d’avance avant de se disperser rapidement. Le rassemblement étant généralement organisé au moyen d’Internet, les participants (les flash mobbers) ne se connaissent pas pour la plupart. Le terme foule éclair s’applique généralement seulement aux rassemblements organisés via des médias sociaux ou emails viraux, plus qu’à ceux organisés par des sociétés de relations publiques ou pour une « cascade publicitaire ».
Source intégrale : Flash Mob
Crédit photo : David Munoz-Aguilera de Papyrus Communications
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Dix jours en compagnie d'un iPhone 3GS
7/07/09
Cela fait maintenant dix jours que j’ai acheté le tout dernier modèle d’iPhone. Dix jours à le parcourir, à l’utiliser et même à le sur-utiliser parfois !
Mais pour commencer, plantons le décor. Depuis environ un an que l’iPhone 3G est disponible au Canada, je suis parvenu à résister à la tentation. Certes, la première grille tarifaire proposée par Rogers à l’époque (un des tarifs les plus chers au monde !), m’avait refroidit et même fait questionner sur le fait de rester, ou non, client chez eux.
Par chance, et devant le tollé soulevé par les blogueurs (entre-autres), Rogers a revu sa copie par la suite. Mais « chat échaudé craignant l’eau froide », j’ai préféré attendre et voir un peu comment cela allait évoluer.
Je cède donc à la tentation…
Finalement, l’attente fût récompensée. Le 19 juin dernier sortait donc un nouveau modèle, plus puissant, avec plus de capacité et la très attendue fonction vidéo ! (Lire ma chronique : « iPhone 3GS, la meilleure riposte au Palm Pre« )

En sortant du travail vers 14h30 (j’ai le droit, je commence de bonne heure !), je suis allé directement à la boutique Rogers qui se trouvait à 2 minutes de mon travail. Manque de chance, ils n’avaient déjà (!) plus aucun modèle 32Go ! Ils étaient en rupture de stock depuis midi !
Désolé, je me rends au centre-ville, directement à la boutique Apple-Store de la rue Ste-Catherine. Il faut dire qu’à partir de cette même journée, Rogers/Fido n’étaient plus seuls à vendre des iPhones. Une chance pour moi puisque la boutique Apple était bien garnie !
Un iPhone noir 32Go ? Aucun problème ! Un réhaussement du téléphone ? Ça marche ! Du coup, je n’ai payé « que » 299$ pour cette petite merveille (vous pouvez aussi trouver un iPhone 3G à partir de 99$).
Par contre, dû au nombre impressionnant de demandes d’activations, il fût impossible de s’enregistrer. J’y suis resté plus d’une heure, essayant avec les très sympathiques vendeurs de rentrer dans le système d’activation de Rogers. Finalement, j’ai fait réserver mon iPhone, pour le récupérer le lendemain matin.
Bref, je passe ces petits problèmes inhérents à une forte demande, dû à la sortie du nouveau modèle d’iPhone…
Prise en main et utilisation
Passons donc au sujet de cet article : l’iPhone 3GS. Me voici donc avec le modèle 32Go, un forfait données de 6Go à 30$ par mois, des écouteurs « In-Ear » munis d’une télécommande et d’un micro sur le fil de l’oreille droite. Les écouteurs « In-Ear » sont vendus à part, mais vous en avez de très bons fournis avec l’appareil, sauf que dans mon cas, ça me prend des écouteurs « intra-oréculaires », les autres n’étant définitivement pas adaptés à mes oreilles…
Je dois vous dire qu’après dix jours, je me demande encore comment j’ai pu me passer d’un iPhone ! Vieille ritournelle que d’aucuns trouveront sans doute ridicule, ne comprenant pas comment on peut s’enticher d’un gadget « à la mode » et donc, totalement inutile. Et je peux comprendre cette réaction.
Par contre, sans dire que ma vie à changée depuis que j’ai mon iPhone (faudrait tout de même pas trop exagérer), cela la facilite et la simplifie.
Par exemple, j’ai l’impression de beaucoup moins perdre mon temps dans les transports en communs. Je passe environ deux heures par jour dans les bus de la STM. Auparavant, j’écoutais les nouvelles à la radio, ou je lisais le journal, ou encore je somnolais en attendant d’arriver (surtout le matin).
Maintenant, j’en profite pour parcourir mes flux RSS, lire les articles de Cyberpresse, de la Presse Canadienne, je réponds à mes courriels (ou je les lis), je regarde ce qu’il se passe sur Facebook et je consulte mes comptes Twitter… tout ça en écoutant de la musique. Finalement, rendu chez moi, je n’ai plus à rattraper mon « retard numérique » de la journée.
Par le fait même, je découvre un intérêt pour Twitter ! Par exemple, durant la période des agents libres (oui, je parle hockey), je pouvais, en une seule page de Twitter, visualiser toutes les rumeurs et les nouvelles au sujet des signatures de contrats. Ainsi, plutôt que de perdre un temps fou à visiter des dizaines de sites différents, je pouvais, en deux minutes à peine, me tenir informer en direct !
Pour ce qui est de la rapidité, l’iPhone 3GS est effectivement beaucoup plus rapide que mon iPod Touch, même avec l’OS 3.0 ! Les pages des applications défilent avec fluidité, les applications se lancent d’ailleurs très rapidement et je n’ai jamais attendu très longtemps pour afficher les pages web… c’est vraiment incroyable !
Côté vidéo, rien à redire. Que cela soit des podcasts vidéo ou des films, la qualité de l’image est vraiment géniale et la taille de l’écran est suffisamment confortable pour bien en profiter. Évidemment, on ne comparera pas l’iPhone avec le dernier écran ACL du marché, cela va de soit !
Côté applications, sachez que même avec des applications gratuites ou à très bas prix (genre 1$), vous pourrez trouver votre bonheur et rendre votre iPhone encore plus utile ! D’ailleurs, je compte vous parler de mes applications préférées dans de prochains articles. De mémoire, il me semble avoir entendu parler de plus de 50,000 applications disponibles, dont plusieurs milliers totalement gratuites !
Côté prise en main, étant déjà un habitué de l’iPod Touch, je n’ai pas été dépaysé. Le clavier se maîtrise très bien et je peux même taper des courriels, mettre à jour mon statut Facebook et écrire sur Twitter dans un bus en marche ! Et je peux vous dire que les rues montréalaises sont loin d’être « plates » (si vous vous souvenez de cette magnifique publicité de Pepsi).
Les défauts ?
Oui il y en a… Je ne reviendrais pas sur les défauts que j’avais évoqué dans un précédent article sur le sujet. Mais il faut bien admettre qu’une utilisation intensive du réseau 3G pour les données, fait baisser assez rapidement l’autonomie de la batterie. Cependant, je ne suis jamais tombé en « rade » durant la journée.
C’est un problème qui est tout de même bien compréhensible. La taille de l’appareil, que je peux très facilement glisser dans une poche de chemise, ne permet pas d’avoir une batterie particulièrement importante. Je suis déjà stupéfait d’avoir autant de fonctions dans moins d’un demi-pouce d’épaisseur (0.48 po exactement pour 135 grammes).
Autre défaut, l’absence de cache devant la lentille de la caméra. On en a déjà parlé au sujet des deux précédents modèles, mais je trouve ça dommage d’exposer autant la lentille alors que l’appareil, qui reste un téléphone ne l’oublions pas, peut se retrouver dans des poches, à proximité de clés ou de tas d’affaires qui peuvent rayer cette petite merveille.
Personnellement, j’ai opté pour une coque souple en silicone, ce qui protège l’arrière du téléphone et éloigne la poussière naturellement. De plus, à l’instar de mon iPod Touch et malgré le nouvel écran qui évite les traces de doigts, j’ai appliqué un film sur la surface en verre, toujours dans un but d’éviter les rayures. Pour le moment, ça se passe vraiment très bien et j’avoue que l’étui en silicone rend la prise de l’iPhone plus « sûre ».
En conclusion
C’est un superbe appareil qui nous permet de rester connecté où que l’on soit et ça, lorsqu’on utilise beaucoup internet, c’est vraiment appréciable. Je regrette cependant que les applications radios ne me permettent pas d’utiliser mon iPhone pour autre chose. En effet, les applications ne travaillant pas (pour le moment), en tache de fond, le son « coupe » lorsque l’on revient au menu. Il faut dire que l’absence de récepteur FM nous force à écouter les radios en « flux internet ». Mais j’en ai déjà parlé. C’est juste que j’aimerai tellement pouvoir écouter Paul Arcand en lisant mes courriels !
Ah ! Caprices d’humanus-technoïdien ! On va faire avec, je suis déjà conquis et encore plus inconditionnel de la marque Apple !
P.s. : je ne parlerais pas du GPS, car je n’ai pas encore eu l’occasion de « vraiment » l’utiliser. Mais j’admets que l’ajout de la fonction « boussole » rend l’orientation sur les cartes tellement plus pratique ! Je ne comprends pas d’ailleurs que cette fonction soit autant considérée comme inutile par bien du monde ! … à l’usage, je suis certain qu’ils changeront d’avis !
Pour plus d’informations : le site officiel d’Apple
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455$ pour avoir nourrit un écureuil !
9/05/09
La débilité administrative n’a pas de limite ! Ainsi, un résident de Westmount âgé de 58 ans, a été condamné à une amende de 455$ pour avoir osé nourrir, de quelques arachides, un écureuil dans un parc !
Cela pourrait ressembler à une blague, un canular… pourtant, c’est la triste et pathétique réalité.
À l’automne 2006, Bruce Kert, musicien de son état, a commis un crime impardonnable. Ayant ramassé des arachides par terre, il les a, un peu plus tard, lancés en direction d’un écureuil qui s’était présenté à ses pieds. Mais, soyez rassurés braves gens, un policier ne se trouvait pas très loin et a donc pu intervenir rapidement pour faire cesser cet acte de barbarie extrême !

Armé de son carnet, le zélé constable a dressé une contravention de 75$ au musicien. On ne peut pas menacer l’ordre public et la sécurité de la population de cette façon sur le territoire de la ville de Westmount !
M. Kert, n’ayant, comme nous tous peut-être, pas pris cela très au sérieux, ne s’est pas présenté en cours municipale pour sa rétractation. Du coup, l’amende est passée à 455$… le pire là-dedans, c’est qu’il aurait pu être passible d’emprisonnement ! J’imagine la scène : menottes au poignets et transfert à la prison de Bordeaux pour avoir nourrit un écureuil !
M. Kert, sans doute dépassé par les événements, ne trouve plus vraiment ses mots et se sent obligé de nous assurer qu’il n’avait jamais nourrit d’écureuils auparavant et qu’il s’attendait à avoir un simple avertissement, «Je n’allais pas recommencer», plaide-t-il.
Finalement, après quinze minutes d’audience, la juge a finalement réduit l’amende à 50$, plus de deux ans et demi après les faits ! Voilà à quoi sert l’argent des contribuables : a faire le procès de citoyens qui balancent des peanuts à des écureuils !
Pour information, un règlement municipal existe bel et bien en ce qui concerne les animaux sauvages.
En général, dans tous les arrondissements et villes liées de l’agglomération de Montréal, il est interdit de nourrir pigeons, goélands, écureuils et tout autre animal vivant en liberté, comme des mouffettes ou ratons laveurs. Ce règlement sur «les nuisances» est édicté en vertu de la Charte de Montréal.
Selon les arrondissements ou villes, une première infraction peut être passible d’une peine minimale de plus ou moins 20$, ne dépassant pas 1000$. Après trois infractions, l’amende peut atteindre 2000$.
(Source : La Presse, Montréal)
Pour finir en beauté, voici un extrait de l’émission de Jean-Luc Mongrain, maintenant à TVA, qui nous parle avec sa verve habituelle, de cette affaire de la plus haute importance ! C’est du bonbon cet extrait !
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Retour sur l'ouverture de l'Apple Store de Montréal
30/07/08
Occupé dans les travaux d’habillage de LNHabs depuis quelques jours (ça avance, mais doucement !), je n’ai pas encore eu l’occasion de revenir sur l’événement « geek » de la semaine dernière à Montréal : l’ouverture du premier Apple Store en ville !
Certes, les Lavalois pourront le confirmer, il ne s’agit pas du premier Apple Store au Québec. Une boutique du genre avait été inaugurée, il y a près de deux ans, au centre d’achat du Carrefour Laval (local C14B).
Malgré tout, et à l’instar de Toronto qui compte déjà trois boutiques, nous attendions l’ouverture d’un Apple Store à même l’île de Montréal, à une place stratégique et commerçante, comme le centre-ville. L’annonce à été officialisée l’automne dernier, un Apple Store ouvrira ses portes au 1321, rue Sainte-Catherine Ouest, au coin de la rue Crescent.

Après quelques mois de travaux, l’annonce passa presque inaperçue : l’ouverture du « vaisseau amiral » des Apple Stores canadiens, aura lieue le vendredi 25 juillet à 17 heures !
Accompagné de Christophe et de Laurent, me voilà dans la file d’attente qui s’était formée pour l’ouverture. Une file d’attente, de prime abord, assez longue pour dissuader les plus impatients (faisait le coin St-Catherine/Crescent et remontant pratiquement sur le boulevard de Maisonneuve au moment de l’ouverture officielle des portes), mais qui s’est assez vite résorbée. Personnellement, je n’ai attendu qu’une petite heure avant de pouvoir pénétrer dans l’antre aux milles tentations !
Côté accueil, ça prenait presque des bouchons dans les oreilles pour entrer dans la boutique. Les uns derrière les autres, nous arrivions dans l’Apple Store sous les cris et les applaudissements des vendeurs. Chacun d’entre-nous avons reçu un gaminet (t-shirt) bleu pétant, représentant un bâton de hockey et des écouteurs d’iPod, avec, à l’arrière, un message assez clair : « Apple Store, Ste-Catherine. Match d’ouverture 25.07.2008″. C’est bien pensé, surtout pour un fan de hockey comme moi !

À l’intérieur, cela reste un Apple Store. C’est soigné, l’habillage est bien pensé, un escalier de verre permet d’accéder au deuxième étage et le « Genius bar » est là pour répondre aux questions des visiteurs. Le personnel était très présent (cela prenait une dizaine de personnes ne serait-ce que pour les cris à l’entrée), mais également très serviable.
Pour finir, voici un aperçu de notre arrivée dans l’Apple Store… ça se passe de commentaire.
Pour en savoir plus :
- Apple Store de la rue Ste-Catherine à Montréal sur le site Apple
- Soirée geek au Apple Store de Montréal, sur Montréal à moi
- Le reportage de Vidéopresse
- Les festivités pour l’ouverture de la boutique, par Kim Vallée
- Quelques photos de l’ouverture, sur le site de Fagstein
- Plusieurs vidéos sur le site Corus Nouvelles
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WarGames 2 : The Dead Code
29/07/08
Ceux de ma génération se souviennent certainement du film « WarGames ». Non pas qu’il faille le considérer comme un chef-d’œuvre du cinéma, mais plutôt qu’il s’est rapidement installé au rang de « référence » incontournable, pour tout « nerd » qui se respecte. N’oublions pas, enfin, que ce film fût un gros succès au box-office, cinquième meilleures entrées en salle en 1983, année où la compétition fût rude avec des films tels que « Le retour du Jedi » et « Flashdance ».
WarGames : l’original
« WarGames », c’est aussi le film qui fît connaître Matthew Broderick. Le film qui lancera véritablement sa carrière et qui lui « collera » durant de nombreuses années
Nous sommes en pleine guerre froide. Les Soviétiques ont envahis l’Afghanistan quatre ans plus tôt, l’OTAN et le Pacte de Varsovie déploient leurs missiles en Europe et chacune des deux superpuissances s’efforce à maintenir ce que l’on a qualifié « d’équilibre de la terreur ».
D’un même temps, l’informatique domestique fait son apparition. Les ordinateurs sont alors très dispendieux, mais ils deviennent un peu plus raisonnables dans leurs tailles. Les mythes circulent alors de plus belle : l’ordinateur simplifiera nos vies, ils travailleront presque à notre place et quelques autres choses dans le même genre.
À l’heure donc où le « facteur humain » est destiné à être éclipsé par l’informatique, le haut-commandement de la défense de l’Amérique du Nord (NORAD), décide de remplacer son personnel à la mise à feu des missiles à têtes nucléaires, dans leurs différents silos, par des ordinateurs. C’est en tous cas, la situation de départ imaginée dans le film de John Badham.
Un super-ordinateur, du nom de WOPR, sera chargé de centraliser les ordres de lancement, tout en simulant toutes les situations possibles de scénarios de troisième guerre mondiale, afin d’établir un plan de riposte adéquat, en cas d’agression armée de la part des forces du Pacte de Varsovie.
Pendant ce temps, un adolescent facétieux, pour qui les systèmes informatiques n’ont pas beaucoup de secrets, tente de pirater le serveur d’une compagnie de jeux. Cependant, croyant avoir réussit à pénétrer le serveur, il se connecte, sans le savoir, au WOPR et effectue une simulation de « Guerre thermonucléaire globale » avec lui, croyant qu’il s’agissait d’un simple jeu.
Cette intrusion occasionne une véritable panique au NORAD, qui ignore qu’une telle simulation est générée par WOPR. Voilà en gros l’histoire de ce premier opus.
Bien entendu, l’on pourrait discuter longuement du réalisme de « WarGames ». Cependant, l’ayant visionné une nouvelle fois il y a quelques jours, je trouve qu’il a très bien vieillit. Certes, les disquettes 5 »1/4 (voire même peut-être 8 »), la voix nasillarde du synthétiseur vocal de l’ordinateur de l’adolescent, l’interface uniquement en mode texte des ordinateurs, sont autant de signes révélateurs qui trahissent l’âge de « WarGames » (et le mien par la même occasion)… mais le scénario, globalement, se tient.
On sent qu’il y a eu un véritable effort pour ce film, dans son budget et dans sa recherche de références crédibles. Par exemple, la défense étasunienne disposait d’un ordinateur, baptisé BURGR (WOPR dans le film, évoque le nom d’un hamburger à la mode chez Burger-King). L’ordinateur utilisé par Matthew Broderick est un IMSAI 8080, couplé avec un écran 12 » et des systèmes de sauvegarde fonctionnant effectivement à l’époque. Le système de classification du risque « DEFCON » de la défense étasunienne, existe dans la réalité, il est d’ailleurs toujours en vigueur. Pour la petite histoire, l’état DEFCON 2 fût atteint durant la crise des missiles soviétiques à Cuba et, plus récemment, DEFCON 3 fût atteint le 11 septembre 2001.
N’oublions pas également, la gigantesque salle de commandement de NORAD, imaginée par les concepteurs (n’ayant pu pénétrer dans la véritable salle pour s’en inspirer), fût le décor le plus onéreux à l’époque (un million de dollars).

Mais voilà que pour fêter les 25 ans de la sortie du film, les studios de la MGM décidèrent de produire, non pas une suite en tant que tel, mais un film entant censé s’inspirer de l’original.
WarGames 2 : la (très) pâle copie
Dans « WarGames : The dead code », les terroristes ont remplacé l’armée rouge, les missiles de croisière ont remplacé les missiles balistiques, les gaz toxiques et bactériologiques ont pris la place des têtes nucléaires. Évidemment, en un quart de siècle, le monde a changé et cela méritait une petite « mise à jour », mais encore faut-il que le scénario tienne la route !
Car même si « WarGames » dans sa version originale n’était pas sans reproche, l’intrigue était bonne, le scénario accrocheur et il était assez facile de se laisser emporté par l’histoire. Dans « WarGames 2″, nous avons droit à une accumulation d’incohérences, de fourre-tout pseudo-technologique… bref, le scénario a été clairement écrit par des incultes en matière d’informatique et de nouvelles technologies, qui s’en font une idée superficielle et très simpliste.
L’intérêt du film ? Il n’y en a peu, à part peut-être le fait de retrouver quelques acteurs canadiens et québécois (Colm Feore, Maxim Roy, Claudia Ferri) et de voir la ville de Montréal, qui a servit de lieu de tournage pour une grande partie du film. À part ça, n’attendez rien de « WarGames : The dead code ».

C’est un film assez ridicule, au moins autant que la « salle de commandement » du film, qui est censé être le cœur du système de défense, mais qui ressemble plus à une salle de conférence situé dans un demi sous-sol de banlieue. Il est clair que la MGM n’a pas misé beaucoup sur ce film.
Enfin, il y a les références ridicules, voire même pathétiques en ce qui concerne le film de Stanley Kubrick « 2001 : L’odyssée de l’espace », alors que l’ordinateur tente de lire sur les lèvres des personnages afin d’apprendre ce qu’ils disent de lui, vague référence également à « l’œil » rouge de HAL, que l’on retrouve sur l’ordinateur RIPLEY.
Il y a aussi deux références assez évidentes au film original. Tout d’abord le professeur Falken qui est de retour, mais a perdu en cours de route sa crédibilité, ainsi qu’une référence à la « Guerre thermonucléaire globale » qui n’échappera pas au connaisseur.
Ce n’est peut-être pas le pire film de « série B » qui existe, loin s’en faut, mais il ne mérite vraiment pas de pouvoir être comparé au film de John Badham. Un simple divertissement, sans plus, digne des soirées cinéma de TQS.
Le film est disponible uniquement en sortie DVD depuis aujourd’hui et, chose assez curieuse, s’est retrouvée sur les réseaux de téléchargement P2P depuis plus d’un mois… y compris en version française. Il y a eu comme une fuite quelque part…
Pour en savoir plus :
- WarGames : The dead code sur IMB
- Fiche Wikipédia du film (en anglais)
- WarGames (l’original), sur le site de la MGM
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